Les sauvages voulaient me prendre dans leurs bras, mais mon père les repoussa d’un air de commandement qui les effraya, car ils se culbutèrent les uns les autres et firent un grand cercle pour nous laisser passer. » Le commandant marcha avec moi et le Normand ; nous trouvâmes promptement un rocher creux ; il y faisait noir comme dans un four. Il tira de sa poche une boîte d’allumettes, et, à la grande frayeur des sauvages, il en alluma une ; ils firent tous une exclamation de surprise et d’effroi, et reculèrent de quelques pas. Mon père entra dans la grotte formée par le rocher, l’éclaira, et, la voyant sèche et sans habitants dangereux, tels que serpents ou bêtes féroces, il m’y fit entrer et y entra lui-même avec le Normand, après avoir fait signe aux sauvages qu’il voulait être seul. I


