Cependant les chances du combat devenaient de plus en plus défavorables pour Oeil-de-Faucon et pour ses guerriers. Le chasseur était trop clairvoyant pour ne pas apercevoir tout le danger de sa position, mais sans savoir comment y remédier. Il voyait qu’il était plus dangereux de battre en retraite que de se maintenir où il était ; mais d’un autre côté l’ennemi qui recevait à chaque instant de nouveaux renforts commençait à s’étendre sur les flancs de sa petite troupe, de sorte que les Delawares, ne pouvant presque plus se mettre à couvert, ralentissaient leur feu. Dans cette conjoncture critique, lorsqu’ils commençaient à croire que bientôt ils allaient être enveloppés par toute la peuplade des Hurons, ils entendirent tout à coup des cris de guerre et un bruit d’armes à feu retentir sous


