XVIII-3

1998 Mots

Cette véhémente colère du chevalier l’irritait ; ses accusations si nettes la fouillaient dans son orgueil de favorite de fraîche date : son amour-propre de jolie femme souffrait aussi de ce mépris écrasant, de cet aveu dédaigneusement fait d’un amour pour une autre. Ce n’était pas une nature sentimentale que celle de Juliette Bécu. C’était, au contraire, une nature violente et désordonnée, doublée d’un certain sens positif. Autant elle s’était sentie attirée vers d’Assas par un amour d’autant plus v*****t qu’il était le premier, et vraiment sincère et désintéressé ; autant elle eût accepté les pires humiliations pour cet amour si un espoir, si vague fût-il, de le faire partager lui était apparu, autant elle était capable de renier cet amour devant la résistance aussi opiniâtre ; autant

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