Aussi tous ses efforts tendaient-ils à éviter à son jeune ami cette rencontre qui pouvait avoir des conséquences terribles pour tous les deux, car il était fermement résolu à ne pas abandonner le chevalier, quoi qu’il pût advenir. Voilà pourquoi il discutait avec le jardinier en poursuivant un double but qui était soit d’obtenir le passage libre par un chemin qui le mettait hors de la route suivie par les soldats, soit de gagner du temps sur place jusqu’à ce que la troupe ayant repassé, ils pussent sortir sans risques sur ses derrières. Voilà pourquoi aussi, devinant l’énervement de d’Assas, il lui avait fait signe de le laisser arranger seul cette affaire et de contenir son impatience. Aussi ce fut avec le même calme et la même urbanité qu’il répondit : – Je vois bien que nous sommes


