12 octobre

295 Mots

12 octobreOssian a supplanté Homère dans mon cœur. Quel monde que celui où ses chants sublimes me ravissent ! Errer sur les bruyères tourmentées par l’ouragan qui transporte sur des nuages flottants les esprits des aïeux, à la pâle clarté de la lune ; entendre dans la montagne les gémissements des génies des cavernes, à moitié étouffés dans le rugissement du torrent de la forêt, et les soupirs de la jeune fille agonisante près des quatre pierres couvertes de mousse qui couvrent le héros noblement mort qui fut son bien-aimé... Et quand alors je rencontre le barde, blanchi par les années, qui sur les vastes bruyères cherche les traces de ses pères, et ne trouve que les pierres de leurs tombeaux, qui gémit et tourne ses yeux vers l’étoile du soir se cachant dans la mer houleuse, et que le pas

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER