3 novembre

387 Mots

3 novembreDieu sait combien de fois je me mets au lit avec le désir et quelquefois avec l’espérance de ne pas me réveiller ; et le matin j’ouvre les yeux, je revois le soleil, et je suis malheureux. Oh ! que ne puis-je être un maniaque ! que ne puis-je m’en prendre au temps, à un tiers, à une entreprise manquée ! Alors l’insupportable fardeau de ma peine ne porterait qu’à demi sur moi. Malheureux que je suis ! je ne sens que trop que toute la faute est à moi seul. La faute ! non. Je porte aujourd’hui cachée dans mon sein la source de toutes les misères, comme j’y portais autrefois la source de toutes les béatitudes. Ne suis-je pas le même homme qui nageait autrefois dans une intarissable sensibilité, qui voyait naître un paradis à chaque pas, et qui avait un cœur capable d’embrasser dans

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER