24 marsJ’ai offert ma démission à la cour ; j’espère qu’elle sera acceptée. Vous me pardonnerez si je ne vous ai pas préalablement demandé votre permission. Il fallait que je partisse, et je sais d’avance tout ce que vous auriez pu dire pour me persuader de rester. Ainsi tâche de dorer la pilule à ma mère. Je ne saurais me satisfaire moi-même : elle ne doit donc pas murmurer, si je ne puis la contenter non plus. Cela doit sans doute lui faire de la peine : voir son fils s’arrêter tout à coup dans la carrière qui devait le mener au conseil privé et aux ambassades ; le voir revenir honteusement sur ses pas et remettre sa monture à l’écurie ! Faites tout ce que vous voudrez, combinez tous les cas possibles où j’aurais dû rester : il suffit, je pars. Et afin que vous sachiez où je vais, je vou


