19 avril

108 Mots

19 avrilJe te remercie de tes deux lettres. Je n’y ai point fait de réponse, parce que j’avais différé de t’envoyer celle-ci jusqu’à ce que j’eusse obtenu mon congé de la cour, dans la crainte que ma mère ne s’adressât au ministre et ne gênât mon projet. Mais c’est une affaire faite ; le congé est arrivé. Il est inutile de vous dire avec quelle répugnance on a accepté cette démission, et tout ce que le ministre m’a écrit : vous éclateriez en lamentations. Le prince héréditaire m’a envoyé une gratification de vingt-cinq ducats, qu’il a accompagnée d’un mot dont j’ai été touché jusqu’aux larmes : je n’ai donc pas besoin de l’argent que je demandais à ma mère dans la dernière lettre que je lui écrivis.

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