XIII25 mars 1879. Un an plus tard, – dans mon pays. – La splendeur de juin. J’étais revenu depuis deux jours au foyer. – Assis dans la cour, sous des vignes et des chèvrefeuilles, dans un coin d’ombre, je regardais Suleïma (la tortue) trotter au soleil sur les pavés blancs. C’étaient encore les premiers moments de cette grande joie du retour. Car cette joie qu’on a eue d’abord à embrasser sa mère, et à revoir ceux qu’on aime, – même les fidèles domestiques qui ont fini par devenir de la maison et qu’on embrasse aussi, – cette joie est prolongée ensuite par une foule de petits détails tout à fait inconnus à ceux qui ne sont jamais partis. Il faut au moins trois ou quatre jours pour retrouver l’une après l’autre les mille petites choses douces et les habitudes oubliées du foyer. Et puis


