Ma plus grosse erreur.

1652 Mots
ÉPISODE 18 ISHA FOLARIN Kim : J'ai raconté tout à Aristide sans omettre aucun détail, l'heure n'était plus aux cachotteries. C'est en ce moment que je me suis rendu compte que je venais de commettre la pire erreur de toutes mon existence. Aristide était devenu furieux et incontrôlable. Il était surtout furieux parce-que tout ça s'est passé sous son nez et qu'il n'y a vu que du feu. Il m'a dit que je l'ai trompé ainsi et que si ce n'était pas qu'on travaillait ensemble et qu'on était tout le temps ensemble il ne sait pas ce que j'aurais été capable de faire. Les 04 jours suivant nous avons passé notre temps à ne presque rien faire d'autres que parler. Aristide pleurait il n'arrivait pas à manger et pour la première fois il m'a présenté des excuses sincères pour m'avoir battu et la pression qu'il y avait sur lui à l'époque. J'étais ravie de cela. Bizarrement le voir mal à ce point ne me faisait pas si mal que ça, je trouvais que c'était bien fait pour sa gueule. Mon air pas tellement désolé la amener à aller parler à un aîné à nous. Celui-ci m'a appelé la nuit même pour me prévenir qu'il fallait faire tous ce qu'il demandera en rentrant parce-que l'état dans lequel il était en venant le voir n'était pas du tout bon et qu'il a été obligé de lui donner du whisky pour le calmer un peu. Le lendemain il nous avait convoqué tous les deux pour qu'on parle de ce qui s'est passé. Au terme de ces échanges il a été conclu que je bloque Franck de partout. Je m'étais opposé à ça. Quand il était question de lui avec une de mes copines ont lui avait demandé de la bloquer aussi mais il a été catégorique. Il a d'ailleurs continué à lui écrire jusqu'en ce moment en ignorant complètement ce que je pouvais ressentir. Grâce à la médiation de l'aîné j'ai accepté de le faire. Il avait compris que moi aussi j'étais brisé et que j'avais accumulé au fil des années et que c'était la raison de mon insensibilité vis-à-vis de Aristide. Il a dit que le moment n'était pas propice pour qu'on parle de moi, je devrais me faire pardonner de Aristide et pour cela il fallait se plier à ses exigences. Quand ce temps serait passé on pourra aborder mon cas et je pourrais me décharger. On est ainsi rentrée et comme quelqu'un qui a toujours voulu que ses désirs soient des ordres et qui a désormais un alibi, Aristide ne s'est pas donner de limite. Il a exigé que je supprime tous mes réseaux sociaux. Que je ne sorte pas, que je ne ris pas devant lui. C'est complètement ridicule mais j'étais obligé de le faire. À l'époque, j'étais administratrice d'une page f*******: sur laquelle je devrais travailler. À son insu, j'ai donc créé un autre compte pour pouvoir accéder à la page. Mon idée est allée sur Franck. Je voulais voir s'il m'avait insulter à travers un post alors j'ai tapé son nom dans la barre de recherche et je suis allée voir sur son mur vite fait. J'ai oublié oublié de supprimer les traces de cela de mon téléphone et la nuit pendant son contrôle de routine Aristide a remarqué cela. Il a donc conclu que j'étais tombé amoureuse de Franck. Cette nuit là il m'a menacer pour savoir si j'avais écrit à Franck et dès que je répondais que non il approchait sa bouche de mon oreille et criait tu mens, menteuse. A chaque fois qu'on allait au bureau on passait notre temps à se disputer. Un jour à la pause a 13h je devrais livrer un colis à une copine qu'il connaissait très bien aussi. Il a commencé à dire depuis quand j'ai pris cette décision et pourquoi je ne lui en ai pas parler à l'avance. Je lui ai dit qu'il pouvait m'y accompagné pour avoir le coeur net, il a refusé. Quand j'ai pris le zem pour là-bas, il m'a appelé ou c'est un bip je ne sais pas. Il a directement appelé ma copine chez qui j'étais allé en lui disant qu'il cherchait à me joindre et que je ne décrochait pas et lui a demandé de me passer si j'étais là. Je venais à peine d'arriver chez elle. Dès qu'elle m'a tendu le téléphone et j'ai fait allô il a prétexté avoir déjà trouvé ceux pourquoi il m'appelait et a raccrocher. Je suis restée à peu près 1h avec mon ami. Avant 15h j'étais déjà de retour au bureau mais Aristide a trouver que j'ai mis du temps et que j'étais forcément allé faire autre chose après avoir quitter chez ma copine, je me suis expliqué en vain alors j'ai lancé le numéro de mon ami pour lui demander si je ne venais pas de l'a quitter elle a répondu que oui et j'ai raccroché. Aristide était devenu comme possédé, il semble que je l'aurais fait passer pour un type ridicule qui veut surveiller sa femme. Voyant qu'il devenait incontrôlable j'ai voulu sorti du bureau pour que l'irréparable ne se passe. Il m'a attraper par le bras tellement fort et m'a jeté sur les chaises puis a bloqué la porte du bureau. Je tremblais comme une feuille,il a pris son portable et a appelé ma copine pour lui dire que s'il s'inquiétait de mes déplacements c'est parce-que je l'ai trompé et puis il a coupé. Il venait de ruiner ma réputation. Ce jour-là si je pouvais j'allais mourir. Je me suis assise et j'ai chialé comme une madeleine devant lui et son air satisfait m'a fait froid dans le dos. Il a commencé à me faire du chantage, il menaçait de dire à mes parents que je l'avais cocufié. Il ne faisait que l'humilier à longueur de journée, je devrais reconnaître que je ne Valais pas mieux que les putes que je critique, il tenait à ce que je l'intègre. Que j'accepte que je l'ai trompé et que j'étais une traînée. Je faisais tout pour ne pas flancher, je m'étais plongée dans dans la lecture, une passion pour moi. Le fait qu'il avait l'impression qu'il ne m'ateignait pas l'enervais encore plus. J'étais là, je n'arrivais pas à dormir,dès qu'il bouge je me réveille pour qu'il ne me fasse pas du mal car il était désormais capable de ça. J'ai perdu en l'espace d'un mois plus de 15 kilos,ça allait loin et j'ai décidé que ma vie valait plus que ça. J'ai décidé de partir. Nos parents ont été mis au courant. Son papa lui a demandé de ne plus dormir à mes côtés sinon il allait mourir. Les miens comme toujours ont cherché à arranger les choses. Mon papa lui a demandé pardon et m'a demandé de rester là jusqu'à ce qu'il se déplace pour qu'on mettent les choses aux claires parce-que l'histoire était vague. C'était partie pour un autre mois de chantage et d'humiliation. Il était sûr que je le quittais pour être libre de coucher avec Franck ou n'importe qui. Avant cet incident j'aurais juré qu'il me connaissait et il sait quelles sont mes valeurs. Je me suis retrouvé avec un étranger car oui ,cet homme que je voyais là n'avait rien de celui que j'ai connu. Il lui arrive de se lever au bon milieu de la nuit pour me demander de quitter chez lui,de ramasser mes bagages. J'appelais les gens et après des pardons ,je rentrais à nouveau. Je devais encore cherché le moyen de le reconquérir. Ça n'en finissait pas au fait. J'avais beau réfléchir je n'en trouvais et avoir constamment peur, ne pas dormir ont un grand effet sur le cerveau humain : ça abrutis, on commence à agir tel un niait. Il disait qu'il avait besoin de temps pour réfléchir, il avait besoin de voir s'il me pardonne ou pas et pour ça je devrais partir et pas seulement. Je devrais partir vivre à Ségbana pour trois mois et nul part d'autres. Je me suis dit mais et mes objectifs à moi ? Et ma vie ici, ça ne compte pas ? Pour que lui puisse réfléchir à s'il m'accepte ou pas je mettrais ma vie sur pause? C'est très égoïste de sa part. J'en ai parlé à mon papa. Il en avait marre que mon concubin me tourne comme ça a sa guise, il était furieux et là il m'a dit un truc qui m'a marqué et que je ne peux oublier. - Je t'ai envoyé à Cotonou pour étudier. Est-ce que je t'ai marié à quelqu'un ? J'ai continué à payer la maison que tu as loué après ton accouchement mais ça ne t'a pas suffi, tu as pris tes affaires pour aller vivre avec un homme sans m'en informé maintenant voilà les retombés. Voilà comment cet homme te traite, voilà comment ils nous traitent. J'ai eu son fameux papa au téléphone et il ne s'est pas gêner de mal me parler et de me mépriser. Tu vois ça ma fille? Tu m'as humilié. J'avais compris que j'avais déçu mon père en tombant enceinte en plein master et sans mariage et je n'arrivais pas encore à me le pardonner voilà que je l'humilie pour en rajouter. J'étais mal, mon papa est la personne la plus importante de ma vie et voilà ce que je lui ai fait. J'en parle aujourd'hui encore et j'en suis triste. Ça me brise autant le cœur de penser à mon papa. Kim : Vous voulez qu'on fasse une pause ? Moi : Oui je voudrais bien. Au fait j'aimerais être seul s'il vous plaît, ce soir j'aimerais être mise au cachot, j'aimerais qu'on me fasse du mal car je n'arrive pas à me pardonner de ce que j'ai fait subir à mon papa. Kim : Calmez-vous s'il vous plaît et ne faites rien que vous allez regretter. Moi : Hum...
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER