La liberté ne veut rien dire.

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ÉPISODE 17 ISHA FOLARIN Nous sommes samedi. Je suis chargée de faire du rangement de notre salle commune. C'est une tâche que j'ai toujours eu du mal à accomplir. Grandir dans une famille nombreuse à ses avantages et ses inconvénients. De mon enfance jusqu'à l'âge de quitter mes parents, mes principales tâches domestiques sont la vaisselle et le balayage de la cour en plus de la cuisine que nous faisons par rotation. Je n'ai jamais eu comme tâche le nettoyage de l'intérieur ou du rangement. Bien qu'il m'arrive de balayer en journée la chambre et de ranger mes effets je n'ai pas une base solide dedans. Les parents doivent songer à permuter les tâches domestiques. Je suis une jeune dame qui ne sais pas ranger parce-que je n'ai pas appris à le faire dès l'enfance et même si tu on dit qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre, de mon côté ça ne prend pas. J'ai fait comme je peux même si je vois que ce n'est pas joli. Dans l'après-midi Kim est venu, on va pouvoir enregistrer un peu. Kim : Mademoiselle Isha la forme ? Comment vous portez-vous ? Moi : Ça va je vais bien et vous? Kim : Oh je vais super bien, je suis ravie de vous voir. Moi : Vous êtes pétillante. Il y a un truc de changé en vous. Kim : Ah bon ? Merci du compliment. On peut commencer maintenant. Au cas où vous ne vous souvenez pas d'où on en était je vous rafraîchis la mémoire. On avait abordé la violence faite aux femmes et de votre déménagement et votre vie dans votre nouvelles maison. Moi : Merci pour le résumé on peut continuer. Kim : 1, 2, 3 go. Je voudrais qu'on parle de ma belle-mère, la mère d'Aristide est une femme qui n'a pas eu de la chance de la vie. Elle en a bavé avec le père d'Aristide qui lui a fait voir des choses. Quand on vous raconte vous n'allez pas pouvoir retenir vos larmes. Jusqu'à cette étape de ma vie de couple avec son fils je ne la connaissais que vaguement. C'était son papa que je connaissais, à l'époque j'étais fan de l'éducation qu'il avait donné à ses enfants. Chez eux c'était la liberté absolue, le contraire de ce que moi j'avais vécu. Ma quête effrénée de liberté m'a fait passer à côté de beaucoup de détail. Aristide et ses frères décrivent leurs père comme quelqu'un qui a réussi dans la vie à un moment donné jusqu'à avoir plusieurs véhicules, être propriétaire terrien de plusieurs carré et des maisons avant de tout perdre et d'aller chercher un travail pour survivre sa famille et lui. Je n'ai jamais entendu le travail qu'il faisait et qui l'a fait autant prospérer. Je n'ai connu qu'un homme pauvre, très attaché à sa fille unique et qui voulait être pris en charge par des enfants à peine adulte dont il n'a pas pu s'occuper. On dit qu'il était vieux avant d'épouser leurs mamans. Dans mes recherches j'ai découvert que celle-ci était encore à l'aube de sa majorité et vierge quand il la épousé puisque leurs ainé est né quand elle venait d'avoir 18ans (le choc). Lui et ses enfants ne parlent pas de leurs mamans et quand lui le papa en parlait ce n'était jamais en bien. Mon attention n'était jamais allé sur l'éducation que mes beaux frères et mon concubin ont reçu. Au fait ils n'avaient aucune éducation à part les trucs basiques que font un être humain. Ce qui a fait que celui qui a un peu été sérieux et consciencieux dans le lot est Aristide bien que eux tous y compris leurs père étaient une b***e de beaux parleurs qui pensent qui pensent que la richesse ne vient pas du travail mais dans la capacité à faire travailler les autres pour soi. C'était des gens qui se dope de vidéo de motivations et de grand fanatique de l'esprit positifs en gros de grand rêveurs. Au début je trouvais cela amusant puisque que quand on y réfléchi c'est comme ça que les plus riches fonctionnent mais à y voir de près c'est plutôt de l'exploitation et de la malhonnêteté et un sens dépourvu de réalisme. Leurs visions c'est vendre du rêve, mentir pour piller. Pour eux ce n'était pas du vol,c'était une façon de travailler. Moi j'étais le genre très réaliste, je ne perds pas la réalité de vue et je suis une grande défenseur de la vérité et de l'honnêteté, Aristide me trouvait pessimiste, celle à qui il ne fallait surtout pas confier ses idées de projet pour ne pas être découragé et être tenté de laisser tomber. Il disait que je n'étais pas faite pour l'entrepreneuriat et j'étais bien d'accord, si entreprendre c'est rêver au point de nier la réalité et ses problèmes non je ne le suis pas de toutes évidence. Enfin bref je parlais de ma belle-mère. Peu après qu'on ai déménagé elle avait été obligé de venir vivre à Cotonou ici parce-que le c*****d qu'elle avait épousé après le père de ses enfants lui a porté main au point ou elle avait perdu connaissance. Cela avait affecté ses enfants qui sont allés chercher ses effets chez le gar pour la ramener à Cotonou afin qu'elle ne retourne plus jamais avec ce dernier. Elle était obligé de venir vivre dans une chambre estudiantine avec ses enfants et recommencer sa vie à zéro encore. Cela m'a fait de la peine. Pour une dernière fois encore j'ai voulu expliquer comment je m'étais senti quand lui m'avait porter mains car voyant la détresse de sa mère il était désormais plus susceptible de comprendre mais rien n'y fit. Mon activisme a pris une autre tournure,j'étais au fond une femme blessé dans son orgueil et qui veut obtenir réparation. J'avais intégré Amnesty internationale ainsi que des organisations féministes locales. Aristide ne suivait pas pour la plupart du temps ce que je fais, tous ce qui l'intéressait c'était mes messageries, il tenait à savoir à qui je parle et qui me parle. Des fois il s'imaginait des scènes,il pense que je ne le laisse lire que ce je veux et que je lui cache forcément un truc. Je suis de nature très solitaire et dans mon couple j'ai toujours réclamer avoir un peu d'espace pour moi,une certaines intimité. Il paraît que ce n'est pas possible. Une femme qui réclame liberté a forcément des idées de faire cocufié son compagnon. Ma façon de voir les choses causait débat entre lui et moi et il s'amuse à me dire que mes théorie sèche sèche la c'était pour les réseaux sociaux et que ici c'est la réalité et que j'ai beau crié sur les réseaux sociaux ici je suis face à mon destin. Avec Amnesty internationale on a fait des merveilles. Je ne sais si tu as appris l'histoire de cette fillette qui a empoisonné son jeune époux ? Elle s'appelle Hamdiath, ses parents l'avait donné en mariage aux jeunes car les parents de ce dernier leurs avaient prêter de la bétail quand ils avaient des difficultés. Hamdiath n'était qu'un enfant au moment des faits. Coup du destin les bœufs sont morts suite à une épidémie qui a fait ravages . ils ont décidé que Hamdiath épousera le fils du préteur en guise de remboursement. Le temps est passé,Hamdiath à grandi avant que le passé de ses parents ne la rattrape. Brillante élève, elle était en classe de 3e au moment des faits. Première de sa classe jusque la. Pour échapper à son destin elle avait d'abord fugué et puis retrouver, elle avait confié qu'elle ne voulait pas du type. Il était trop vieux qu'elle. Le mariage fut célébré malgré tout. Hamdiath se retrouva piégé dans un mariage qu'elle ne veut pas avec un époux qui est obligé de la battre pour qu'elle coopère à son viol de chaque soir. Elle n'en a eu marre et la empoisonné. La police fut mis au courant et malgré son jeune âge et a été jeté en prison sans procès. Nous équipe de Amnesty internationale nous avons mobiliser toutes les ONG qui luttent pour le droit humain ainsi que les médias pour mettre la lumière sur cette affaire. Je n'oublierai jamais ce mercredi là. Au conseil des ministres,le président de la république la gracié. C'était une victoire pour nous. Cela m'avait convaincu que je menais le bon combat. Mes collaboratrices se sont mis groupe pour demander des financement. Elles me l'ont proposé mais cela ne m'intéressait pas. Ça ne cadrait pas avec mon objectif. L'activisme et le féminisme sont pour moi un devoir,pourquoi devrais-je être payé pour ça? Je vois mes jeunes soeurs très radical dans leurs propos et je me dis celle-là n'ont pas compris. On ne vient pas au féminisme parce qu'on a des comptes à rendre. Il peut arriver que nous même féministes nous ayons subi par le passé, l'objectif c'est de faire tout pour que personne ne subisse encore cela. Je rêve d'un féminisme qui ne se confronte pas au monde. Je pense que la confrontation suscite de la résistance, la confrontation fait taire le côté qui n'a plus d'arguments. Cela ne veut donc pas dire qu'ils ont changé leurs façon de voir les choses ni leurs façons de penser. Alors au final l'objectif n'est pas atteint. Je rêve d'un féminisme déterminé mais tolérant. Je pense qu'ensemble on pourrait aller plus loin et non un groupuscules radical. Le féminisme est tout d'abord une diplomatie, toute féministe doit avoir le désir de considérer l'avis de l'autre. Les hommes( je parle des vrais,ceux là qui pensent qu'ils ont le même droit qu'une femme) de nos jours pensent que le féminisme est contre eux moi je dis non. Je pense qu'on est entrain de passer à côté de l'objectif même du truc. Plusieurs viennent aux féminisme aujourd'hui par intérêt, parce-que c'est facile de trouver des subventions, des financement et comme il faut bien justifier ce à quoi l'argent servira,ils passent leurs journées à faire des publications bizarres et à s'en prendre à tous ceux qui ose dire le contraire. C'était mon réel problème avec mes consœurs dans le féminisme, il paraît que je me fais passé pour la plus morale de tous et cela ne me gène aucunement. Pour revenir à ma vie avec Aristide, il était de plus en plus dans mes pâtes, il avait même installé à mon insu des applications pour voir les messages supprimés. Il a aussi cloné toutes mes messageries, que ce soit watsapp ou messenger et aussi mes mails. Il pensait que je n'en savais rien. Le jour où je l'ai confronté tout est parti en vrille comme d'habitude. Nous avons parlé jusqu'à la fois il m'a porté main, il m'a dit ce jour-là de ne plus jamais lui parler de ça. Je lui ai aussi dit que si j'avais envie de lui cacher des choses comme il me soupçonne tout le temps, je le ferai et malgré toute sa surveillance il ne verra que du vent. La dispute s'est calmée et tout est rentré dans l'ordre sauf mon envie de lui montrer qu'il ne pouvait pas me contrôler. Entre temps j'avais décidé de me former en rédaction web. A l'époque je ne savais même pas qu'il y avait des formations pour ça. Mon objectif était de me rapprocher des gens qui ont une bonne technique de rédaction et qui captive à travers leur écrit. J'ai fait la connaissance de Franck, il était douée dans le maniement de la langue de Molière et toutes ses sorties drainait beaucoup de réaction. Franck et moi on avait commencé à s'écrire. Sa personnalité m'intriguait il était très intelligent et avait solution à tout. J'aimais écrire avec lui. Évidemment cela a mis en rogne Aristide, il en a fait tout une histoire. Il était visiblement très jaloux de Franck, ça m'a fait rigoler parce-que notre couple traversait une sorte de routine. Je ne faisais pas d'effet à mon concubin. Je pouvais le toucher n'importe comment, son corps pouvait ne pas réagir, c'était frustrant pour moi. Je me suis dit que je n'avais plus rien d'attirant. J'avais ajouté dans le même temps un vieux charmant et brillant. Il était à la présidence, son nom est Ebenezer. Celui-ci c'était mis à me draguer et j'avoue que j'ai trouvé ça très flatteur. Il était prêt à donner mont et merveilles pour moi et même si je savais que c'était juste pour me mettre dans son lit c'était quand même flatteur pour moi. Je m'amusais beaucoup à discuter avec lui, je montrais nos conversations à Aristide. L'effet que cela a eu sur lui était étonnant, comme s'il avait soudainement pris conscience de ma valeur en voyant comment ces dragueurs me traitent. Moi aussi j'avais un peu repris confiance en moi et cela me rendait lumineuse. Désormais, partout où on passait les gens ne voyait plus que moi. Notre société avait quelques soucis et Aristide a dû se débarrasser des emplois et comme j'étais à la maison à ne rien faire, j'avais commencé à aller travailler avec Aristide dans la société. Les activités marchaient, j'avais désormais où laisser mon fils en journée c'était génial. La vie idéal que j'imaginais prenait forme, je me lève tôt je prépare ma journée et celle de mon fils. Nous allons travailler et revenons le soir. Mes recherches pour la rédaction web avait évolué et mes liens avec Franck et Ebenezer. Franck m'a confié être un homme marié et moi aussi je l'étais donc il n'y avait pas d'ambiguïté entre nous. J'avais toujours aimé l'amitié des hommes et je tenais à l'amitié de Franck et je savais que Aristide ne l'accepterait jamais .j'ai alors entrepris d'effacer quelques-uns de mes conversations avec Franck pour ne pas avoir d'ennuie. Pour moi la vraie estime du bonheur résidait dans la liberté, la liberté de ne pas faire attention à ce qu'on dit, la liberté de prendre parti, la liberté de choisir mon espace et le protéger. La liberté pour moi était au-delà du faite d'avoir un maître et d'être sous ordre mais il y avait un truc qui m'avait échappé à propos, si la liberté c'est d'avoir le choix c'est aussi pouvoir assumer les conséquences de ses choix. La liberté absolue ne veut rien dire mais pour le savoir il faut l'avoir. En sachant que j'avais échappé au radar de mon concubin je me suis donné toutes liberté, c'est-à-dire pas de limite. Je n'ai pas mis de barrière avec Franck, quand je le sentais joueur j'y vais à fond pour montrer que j'étais bonne à n'importe quel jeu mais que je garde les pieds sur terre. Un soir Franck m'avait déclaré sa flamme. J'avais vu les choses venir mais je ne me suis pas préparer à cela. La femme de Franck est tombée sur nos messages et celle-ci m'a contacté pour me menacer. Les choses ont commencé à m'échapper. Franck était convaincu qu'il y avait un truc avec moi et devenait insistant. Je culpabilisais d'être sûrement à l'origine des histoires entre ce couple-là. J'en avais marre et comme Aristide a toujours été là pour m'aider à m'en sortir quand je me mettais dans les histoires, je me suis confié à lui...
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