II La journée du lendemain fut ce qu’avait été celle de la veille, remplie par le travail, avec un court déjeuner debout ; mais, plus d’une fois, Geoffroy se prit à regarder Lotieu avec un intérêt qu’il n’avait pas encore ressenti pour elle. – Curieuse, cette petite, avec ses idées et ses ambitions, et aussi brave fille. Il ne pouvait pas ne pas être touché des sentiments de respect et de gratitude qu’elle lui témoignait si naïvement ; et, bien que peu disposé ordinairement à l’infatuation, il se laissait aller à accepter le rôle de Dieu qu’elle lui donnait : en réalité, elle lui devait la vie ; c’était un lien. Ils travaillèrent jusqu’au soir, mais moins tard que la veille ; vers six heures, il lui demanda comment elle avait dormi après sa promenade. – Un rêve doré. – Voulez-vous qu


