LE CHOIX Le lendemain du départ d’Axiane fut un jour de grande chaleur et de grande lumière. Un léger vent venu d’Afrique s’était levé dans la nuit. Le ciel encré, d’un bleu profond, se voila peu à peu de poussière au cours des heures. Dès midi, l’air fut étouffant. Le vent chargé de sable souffla de plus en plus fort et la lumière devint aveuglante, comme réfléchie par des millions de miroirs. Dans l’ancien atelier de Séféris, Pétros travailla toute la journée et les semaines qui suivirent à fermer de volets de bois les fenêtres qui donnaient sur la rue. Il abattit les portes étroites qui desservaient la cour intérieure et ouvrit deux larges baies pour recevoir la lumière. À Séféris qui venait le voir, il montra les plans de son atelier tout entier tourné vers la cour. Il lui demanda au


