PANIQUE — Mattias, réveille-toi, nous partons. Debout au pied du lit, Pétros, habillé de départ, son sac à ses pieds. Mattias se retourne et gémit. — Quelle heure est-il ? — Huit heures. Allez, dépêche-toi. Nous allons être en retard. — Mais le bateau est à midi ! — Allez, ne discute pas sans arrêt ! Il faut partir maintenant. — C’est impossible, vous le savez bien ! Il lui explique une fois encore le départ, en fin de matinée, le père de Charilaos qui doit les conduire et qui ne sera pas là avant dix heures trente ou onze heures. Il lui dit la proximité du Pirée. Et puis qu’il a sommeil. Il s’est couché tard, après le tout dernier film. Pour une fois qu’il avait la chance de regarder autre chose que l’unique chaîne que l’on pouvait capter à Naxos... Qu’il le laisse encore un peu.


