Première scèneLa marchande et toutes les précédentes. LA MARCHANDE, à ses filles.Je ne sais plus qu’imaginer !… Autrefois l’on avait un dessinateur ; les doigts travaillaient, et l’imagination était tranquille. Aujourd’hui, plus rien de régulier. Il faut du bizarre, du ridicule, de l’extravagant, et c’est la mode la plus folle qui réussit… Raymonde, montez cette Tarare : faites, travaillez, imaginez !… Je ne vous contredirai pas, je vous assure ! RAYMONDEÀ la bonne heure ! Je n’ai de génie que par la liberté. AGNÈSAh ! si j’avais carte blanche ! LA MARCHANDEJe ne la donnerai qu’au talent. AMÉLIEMadame, j’ai fini : Nommez ? C’est un goût tout neuf ; mais le nom fera beaucoup ! LA MARCHANDEC’est… une Boudeuse… Achevez celle-ci. FÉLICITÉEt cette coiffure, maman ? LA MARCHANDEEh mais !


