Les deux frères se regardaient. Nul ne baissait les yeux. Seulement, les dents de Gregorio grinçaient avec un bruit sinistre. Enfin il se pencha vers le chevalier, et, d’une voix à peine perceptible : – Toi ! toi ! gronda-t-il. Que viens-tu faire ici ? Va-t’en ! – Je suis venu, répliqua le chevalier sur le même ton, pour empêcher un crime. – Va-t’en, te dis-je ! – Non ! – Prends garde ! – Tu me menaces… – Va-t’en ! va-t’en ! – Je te fais peur, Gregorio… – Peur… à moi ! – Oui… peur… parce que je suis ton remords vivant… – À moi… des remords ! – Tu as peur… parce que tu m’as menti !… – Frère, frère… regarde-moi… et vois que ma patience est à bout… – Un seul mot… Y a-t-il eu, oui ou non, un pacte entre nous ?… – Je ne sais ce que tu veux dire… – Tu le sais fort bien… tu ne


