Il ne restait plus qu'une semaine et demi avant le début de l'examen officiel, le stage bloqué se passait plutôt bien. Après avoir accomplis mes travaux ménagers, je déposai mes petits frères chez l'amie d'enfance de ma mère ma'a Hermine ; c'était une gentille dame qui n'avait pas eue la chance de connaître les joies de la maternité; elle nous aimait comme ses enfants et nous nourrissais quand nous n'avions rien à manger; ensuite je me rendais directement chez rose au quartier Denver.
À la suite de ses différents répétiteurs, je lui apprenais quelques piches nettes,quelques petits "secret" que seule une élève pouvait expliquer à sa camarade en ses propres termes.
Durant l'étude sa mère nous rapportait souvent des biscuits et des jus de fruits en guise de déjeuner ce qui nous permettais de souffler un peu. Rose était réceptive,son niveau augmentait à vue d'œil, comme quoi les miracles existent, j'en étais d'ailleurs très contente.
Vendredi, j'arrivai de bonne heure. contrairement à l'accoutumée c'est Rose qui m'ouvrit . elle était habillé d'une magnifique robe bleue et de ballerine noire,la joie se lisait sur son visage. Du haut de ses dix-sept printemps ma meilleure amie était sublime.
-Mon père est à la maison ! dit-elle un sourire dessiné sur ses lèvres charnues.
Son père, est un homme d'affaire m'avait t'elle dit, il n'est pratiquement jamais à la maison, d'ailleurs je ne l'ai jamais rencontré, ni même aperçu dépuis tout le temps qu'on est amies. Sans me laisser le temps de placer un mot elle me prit par le bras pour m'emmener au petit salon.
Quand nous sommes arrivées dans le salon je découvris assis sur un fauteuil en cuir un bel homme d'une quarantaine d'années , quarante cinq ans d'après mes propres déductions, les cheveux grisonnant, à côté de lui ,une dame la mère de rose , sa femme superbement habillé d'un tailleur pantalon blanc, ses cheveux élégamment relevé en chignon,un maquillage léger.
-Papa , je te présente Olivia , mon amie celle dont je t'avais parlé, celle qui m'aide à réviser.
Son père leva ses yeux noirs sur moi et me tendit une main que je m'empressai de serrer.
-Bonjour ma fille dit-il
-bonjour papa répondis-je poliment
-comment va l'école ?
-ça va bien
- comment était le baccalauréat Blanc ?
- c'était bien papa je me suis débrouillé.
-Elle était deuxième de toutes les terminale intervient sa mère avec un petit sourire
- Waouh! Félicitations, il faut tirer ta "sœur" hein, tu sais qu'elle a la tête dure Noor
-Rolala papa tu exagères dit rose
-son père éclata d'un rire sincère, je découvris des dents blanches parfaitement alignées,il était encore plus séduisant pour un vieux.
-Ah Patrick intervient sa mère comment tu peux dire un truc pareil? Le caillou est moins dure que la tête de rose.
-oh maman tu t'y mets aussi? dis rose la mine faussement boudeuse.
- oh ma chérie on te taquine juste !
Je les regardais rire de bon coeur, le père, la mère et leur fille s'entendaient à merveille. C'était un spectacle que je n'avais pas l'habitude de voir étant habituée aux cris et aux bastonnades.
Un peu plus tard un majordome vint nous inviter au grand salon où nous attendait un festin digne des plus grand rois. Après beaucoup d'insistance de la part de rose et de sa mère j'acceptai de me joindre à eux.
Le dîner se passa dans une atmosphère festive,l'amour se lisait sur leurs visages, dans leurs gestuelles. Ma'a Jeanine la mère de rose rayonnait de bonheur toujours à l'écoute de son mari, elle buvait ses paroles comme celui de l'Évangile. Elle avait l'aire d'une jeune adolescente vivant son premier amour, elle me fit penser à ma mère à la seule différence que son époux était réceptif à toutes ses attentions. Ça se voyaient qu'ils s'aimaient.
J'eus un pincement au coeur, la jalousie m'envahit tout à coup, à mes yeux cette famille était parfaite. C'est une famille comme celà que je désirais.
Le jour de l'examen officiel arriva enfin. Ma mère fidèle à elle-même vida ses maigres économies pour le donner à mon père comme quoi le coup du voyage en Europe ne lui avait rien appris , il les lui avait demandé afin de faire les finitions de sa maison dans son village natale BANSOA. Celui-ci depuis son périple à l'étranger n'était plus financièrement indépendant, et vivait aux crochets de ma mère.
Toutes les économies de ma mère à mon père et ce dernier à bansoa , je n'avais reçu aucun sou pour mes besoins lors de l'examen officiel du baccalauréat ,j'étais démuni, semblable à une orpheline.
Heureusement pour moi Rose était là; c'est elle qui me donna une partie de son argent durant ces quartes jours de compositions. En dehors de ces tracasseries financières, les épreuves se déroulérent sans encombre au sein du collège lauréat .
Le dernier jour de l'examen, je rentrai chez moi épuisé avec tout de même un poids en moins sur les épaules. Intrigué par le fait de ne pas voir mes petits frères alors que ma mère ne travaillait pas. Je demandai à cette dernière ce qu'il en était. Elle m'informa avec un calme olympien que la maison de mon géniteur était achevée , le matin même il avait emmené mes petits frères là-bas et désormais nous y vivrons tous ensemble. Je tombai des nues vivre au village et l'école ??.
- je vais fréquenter où à bansoa? Il n'y a pas d'université dans cette partie du pays.
- le baccalauréat est suffisant a dit ton père, de plus il veut qu'on construise une maison à côté de la notre et la mettre en location et ainsi subvenir à nos besoins , à côté nous cultiverons le maïs et le macabo..
Je n'arrivai pas à croire ce que j'entendais, à quel point quelqu'un peut être aussi stupide? malgré tout ce qu'il lui avait fait subir elle lui était toujours dévoué corps et âme.
-tu dois être envoûter ! Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi aveugle que toi maman!
Elle écarquilla les yeux pour me regarder, elle était surprise, c'était la première fois que je sortais de mes gonds et lui parlait ainsi.
-quoi? Mais tu t'adresses à....
- cet homme que tu aimes tant t'as enfermé dans une bouteille il n'y a plus aucun doute ! dit moi au nom de quoi tu te sacrifie ? Au nom de l'amour ? Laisse moi te dire que ça fait longtemps déjà que tu es seule dans cette mascarade que tu appel mariage. Un homme qui sort avec toutes tes voisines et même ta cousine! qui te bats comme un tam-tam ne t'aime pas ! C'est de l'esclavage ! Maman tu es son esclave !. Quand vas-tu enfin ouvrir les yeux ?
-olivia je comprend ta colère, tu es encore jeune, quand tu sera dans un foyer tu comprendra.
-je préfère rester célibataire toute ma vie que de vivre une relation comme le tien!! une relation de Berger et mouton. tu disais que tu restais pour nous hein?! Est ce qu'un jour tu nous a demandés notre avis? Si tu avais pris le temps de le faire on t'aurais dit qu'on ne voulais plus rester dans cet enfer que tu nous imposais ! J'ai compris un peu plus tard que tu le faisais pour toi ! Tu nous mettais devant alors que c'est uniquement pour toi que tu restais! , parce que tu aimes tellement ton "berger". A un tel point que si nous t'avions supplier à genou de nous éloigner de lui tu n'allais pas le faire! Nous tes enfants nous passons toujours avant lui ! La preuve tu veux sacrifier mon école ! Mon avenir pour lui , pour un homme qui ne t'aime pas et qui ne t'as jamais aimé d'ailleurs !.
Le silence régnait à présent, ma mère assise sur un tabouret regardait le sol,moi debout en face d'elle toujours en tenue de classe je serrai les dents;je débordais de rage . Après quelques secondes elle brisa le silence
-je vais rester ici jusqu'au résultat du bacc le lendemain nous irons au village.
-Écoute moi très bien. Ça fait longtemps déjà que je ne considère plus ton ''berger'' comme étant mon père, et si tu t'en vas au village le rejoindre je n'irai pas et pour moi tu seras morte. Je n'aurais plus de mère!. Je ne lui laissa pas le temps de répondre et je regagnai ma chambre.
Durant les jours qui ont suivis ma mère et moi on ne se parlai plus, je faisais tout pour l'éviter, sa présence m'insuportais ! Mes jours se résumaient à manger, dormir,traîner en ville en compagnie de rose. on se baladait, on allait à canal olympia presque tous les jours; le personnel du Nice cream nous connaissait déjà tellement on y'allait , tout ceci au frais de rose. Sa gentillesse n'avait pas de limite ; elle m'offrit même son iPhone 6 son père lui avait envoyé un iPhone 11, je fûs comblé c'était mon premier téléphone.
Quelques semaines après alors que je faisais la vaisselle, mon téléphone sonna à l'autre bout du fil rose :
-iyééé! Ma copine on a win !!
-Hein! Je n'entend rien! en fond y'avait un brouhaha pas possible.
-ma sœur pardon habille toi ooh! On a affiché les résultats ! Viens vite.
-OK je m'habille tu es où comme ça ?
-Au collège les lauréat viens vite! Le jubilé est de taille ici.
J'abandonnai mes activités, et me dirigeai directement pour le collège.
Je trouvai Rose avec une b***e de camarade de classe du lycée vêtu d'un Jean noir et d'un tricot blanc, au dessus de l'ensemble elle avait mise sa chemise du lycée. Dès qu'elle m'a vu elle se détacha du groupe, et sauta sur moi
- Le travail a payé ooh ,on a passé ma sœur.
-merci mon Dieu ! Nous dansions comme des enfants.on jubilait pendant près de deux heures,sautant, riant,s'embrassant la vie nous appartenait.
De retour à la maison J'informai ma mère de mon succès
-iyééé Dieu est bon ! Nous avons mit notre guerre aux oubliettes et nous nous sommes embrassées elle me donne mille francs pour les jus afin ''d'arroser'' l'examen. À la belle étoile chacune sur son tabouret nous buvions nos jus tout en discutant. Vers minuit je pris congé et alla me coucher.
C'est à 10H que je me réveillai ,je trouvai déposé sur la table un papier format, ma mère m'avait laissé un mot dans lequel elle disait qu'elle était en route pour le village et qu'elle m'y attendait ; elle ajouta que je n'avais pas le choix car elle avait déjà prévenu le bailleur qui lui a accordé deux jours pour déménager. Je manquai de m'évanouir, assommé je m'adossai sur le mur la douleur était inscriptible. Je me laissai glisser le long du mur froid; assise à même le sol, les jambes tendues je pleurais ma douleur ! toute la tristesse, le désespoir, la haine que j'avais accumulés depuis toutes ces années explosa ,encore une fois elle avais choisit son mari,encore une fois elle m'avais sacrifié! Comment ce fait il qu'une mère rejette son enfant ? Les larmes coulèrent sur mes joues, je découvris en dessous de la feuille un billet de dix-mille qu'elle m'avait laissé pour prendre le bus.
Après avoir passé une bonne heure à pleurer j'appelais rose pour l'informer de cette situation. Elle débarqua dans l'heure qui suivit; elle non plus n'en revenait pas de l'égoïsme de ma mère. Elle me proposa de vivre chez elle. Je déclinai la proposition
-tu as déjà été trop bonne avec moi,je ne vais pas abuser de ta générosité.
-Non t'inquiète pas, ça me fait plaisir, tu es ma meilleure, tu as toujours été là pour moi dans les moments difficile,même le bacc la c'est à toi que je le dois.je vais en parler avec ma mère et demain de t'appelle.
Le lendemain au aurore rose m'appela pour m'informer que sa mère avait accepté , elle avait passé la nuit à préparer ma chambre. Je n'en revenais pas qu'une femme soit aussi bonne. Dans l'après-midi elle vînt en voiture avec sa mère pour m'aider à déménager le peu d'affaires que j'avais; vu ma timidité habituel sa mère me rassura, elle me dit qu'elle avait déjà parler avec son mari et qu'il était d'accord.
Je grimpai donc un peu plus confiante dans la Chrysler 300C.
On m'installa dans une chambre immense, la fenêtre donnait sur le jardin c'était splendide.
Depuis mon arrivé dans cette maison je fûs traité comme une princesse au même niveau que rose; malgré le fait qu'il y'avait des domestiques je faisais tout pour me rendre utile! Je participai aux tâches ménagères. j'étais toujours à la disposition de la mère de rose.
#AK#