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L'Italien

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Avec "L’Italien", aussi connu comme "L’Italien ou le Confessionnal des Pénitents Noirs" (1797), Ann Radcliffe nous livre, trois ans après son monumental "Les Mystères d’Udolphe", un chef-d’œuvre du roman gothique. Ce roman est même plus abouti que son best-seller. Mieux, on y voit nettement l’influence qu’aura le roman gothique sur le lecteur, grâce à cette enquête dont le suspense ne nous lâche qu’à la dernière page.On regrettera juste qu’Ann Radcliffe rende les interventions surnaturelles plus naturelles et rationnelles… un défaut qu’on peut mettre sur le dos du Rationalisme ambiant qui fut véhiculer avec les Philosophes des Lumières."L'Italien"  décrit des événements qui se déroulent en 1764, trente-trois ans avant la sortie du livre. C'est la dernière œuvre publiée du vivant de l'auteur. L'atmosphère de "L'Italien" est sombre et mystérieuse et inclut des thèmes comme l'amour, la dévotion et les persécutions de la Sainte Inquisition. On y retrouve par ailleurs des problématiques importantes à l'époque de la Révolution française comme la religion, l'aristocratie et la nation. Résumé:Naples au XVIIIe siècle. Vicenzo Vivaldi, fils du marquis et de la marquise de Vivaldi, jeune homme fougueux et courageux, tombe sous le charme d’une inconnue qu’il aperçu durant l’office : une jeune fille belle et innocente – comme toutes les héroïnes du roman gothique, qui, rappelons-le, est un héritier du roman sentimental – répondant au nom d’Elena Rosalba.La jeune fille étant de condition modeste, les parents de Vivaldi s’oppose à cette alliance lorsque leur fils leur fait par de son désir de l’épouser.Mais Vivaldi s’entête et continu à voir Elena...

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Introduction
Introduction V ers l’an 1764, quelques Anglais voyageant en Italie s’arrêtèrent, aux environs de Naples, devant l’église de Santa Maria del Pianto qui dépendait d’un ancien couvent de l’ordre des Pénitents Noirs. Le porche de cette église, quoique dégradé par les injures du temps, excita par sa magnificence l’admiration des voyageurs ; curieux de visiter l’intérieur de l’édifice, ils montèrent les degrés du perron de marbre qui y conduisait. Dans la pénombre produite par les piliers du porche marchait à pas mesurés un personnage vêtu d’une robe de moine, et qui, les bras croisés, les yeux baissés, était tellement absorbé dans ses pensées qu’il ne s’était pas aperçu de l’approche des étrangers. Au bruit de leurs pas, il se retourna tout à coup mais gagna, sans s’arrêter, une porte qui donnait dans l’église et disparut. La figure de cet homme, sa démarche et ses manières avaient on ne savait quoi de singulier qui provoqua l’attention des visiteurs : il était maigre et de haute taille ; il avait les épaules un peu voûtées, le teint bilieux, les traits durs et le regard farouche. Les voyageurs, entrés dans l’église, cherchèrent vainement l’homme qu’ils venaient de voir et n’aperçurent, sous les voûtes obscures des bas-côtés, qu’un religieux du couvent voisin, chargé de montrer aux touristes tout ce qui était digne de retenir leur attention. L’intérieur du monument n’offrait ni l’éclat ni les riches ornements qui distinguent les églises italiennes, surtout celles de Naples ; mais il en émanait une grande simplicité sévère, rehaussée par une mystérieuse distribution de lumière et d’ombre qui portait les esprits au recueillement et aux élans de la prière. Nos voyageurs avaient parcouru les chapelles et revenaient sur leurs pas, lorsqu’ils aperçurent de nouveau ce même personnage étrange qu’ils avaient vu sous le porche, et qui se glissait dans un confessionnal, sur leur gauche. L’un d’eux demanda au religieux qui était cet homme. Le religieux ne répondit pas ; mais, comme l’Anglais insistait, il acquiesça d’un signe de tête et dit tranquillement : — C’est un assassin. — Un assassin ! s’écria l’Anglais, et il demeure en liberté ? Un Italien de la compagnie sourit à cette exclamation : — Il a trouvé ici un asile, dit-il, où personne n’a le droit de l’arrêter. — Vos autels, reprit l’Anglais, protègent donc les meurtriers ?… Cela est bien étrange !… Quel pouvoir reste-t-il à vos lois, si les plus grands criminels ont des moyens de défense contre elles ? Mais comment peut-il vivre en ce lieu ?… N’est-il pas exposé à y mourir de faim ? — Non, dit le moine. Il y a toujours des âmes secourables ; et comme le criminel ne peut sortir de cette enceinte pour pourvoir à ses besoins, on lui apporte sa nourriture. — Est-ce possible ? Je n’ai jamais rien vu de semblable, dit l’Anglais en s’adressant à l’Italien. — Le cas n’est cependant pas rare, répondit celui-ci, et l’assassinat est si fréquent chez nous que, sans l’usage des lieux d’asile, les meurtriers tombant après leurs victimes, nos cités seraient bientôt à moitié dépeuplées. À cette remarque, qui n’admettait pas même que la crainte du châtiment pût réprimer le crime, l’Anglais se contenta de hocher la tête. — Observez, continua l’Italien, le confessionnal où cet homme vient d’entrer. Mais peut-être les vitraux colorés qui assombrissent cette partie de l’église vous empêchent-ils de le bien distinguer. L’Anglais, soudain attentif, vit alors que ledit confessionnal, d’un bois de chêne bruni par le temps, était divisé en trois compartiments, tendus à l’intérieur d’une étoffe noire. Celui du milieu, élevé de trois marches au-dessus des dalles de l’église, était réservé au confesseur ; les deux autres, qui se voyaient à droite et à gauche, en étaient séparés, l’un et l’autre, par une grille au travers de laquelle le pénitent agenouillé pouvait verser dans l’oreille du confesseur l’aveu des crimes dont sa conscience était chargée. C’était un des plus sombres réduits qu’on pût imaginer. — Eh bien, reprit l’Anglais, qu’aviez-vous à me dire à propos de ce confessionnal ? — Je voulais surtout, répondit l’Italien, vous le faire remarquer : il s’est fait là, il y a quelques années, une confession qui se rattache à une histoire terrible. La vue de l’assassin et votre surprise de le savoir libre l’ont rappelée à ma mémoire. Quand vous aurez regagné votre auberge, je vous la communiquerai ; car je l’ai par écrit, de la main d’un jeune étudiant de Padoue qui se trouvait à Naples, peu de temps après que cette confession y fut rendue publique. — Vous me surprenez encore, interrompit l’Anglais. Je croyais que la confession était reçue par les prêtres sous le sceau inviolable du secret. — C’est juste, répondit l’Italien. Ce secret n’est jamais v***é que sur l’ordre exprès d’une autorité supérieure, et dans des circonstances qui justifient cette violation. Mais quand vous lirez ce récit, vous ne serez plus étonné. Vous vous apercevrez facilement que son auteur était jeune et malhabile, mais si vous cherchez l’exactitude des faits, vous l’y trouverez à coup sûr. Comme il achevait de parler, l’assassin sortit du confessionnal, traversa le chœur, et l’Anglais, saisi, à sa vue, d’un mouvement d’horreur, détourna les yeux et se hâta de quitter l’église. Les amis se séparèrent ; l’Anglais, de retour à son auberge, y reçut le volume qu’on lui avait promis et y lut ce qui va suivre.

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