Chapitre 3 V ivaldi continuait ses visites à la villa Altieri, et peu à peu Elena avait consenti à se trouver en tiers avec lui et sa tante. Leur entretien roulait le plus souvent sur des sujets indifférents ; car la signora Bianchi, appréciant le caractère et les sentiments de sa nièce, savait que Vivaldi réussirait plus sûrement auprès d’elle par la réserve et la discrétion que par l’étalage d’une tendresse déclarée. La jeune fille, jusqu’à ce que son cœur fût tout à fait subjugué, pouvait prendre ombrage d’une poursuite qui s’affichait trop ouvertement, et il faut dire que ce danger diminuait de jour en jour à mesure que les entrevues devenaient plus fréquentes. La signora Bianchi avait positivement déclaré à Vivaldi qu’il n’avait pas de rival à craindre. Elena, disait-elle, avait con


