Chapitre 9 V ivaldi et son domestique, ainsi enfermés dans la chambre souterraine de la forteresse de Paluzzi, la nuit qui suivit l’e********t d’Elena, réunirent tous leurs efforts pour ébranler tantôt la porte et tantôt la fenêtre grillée. Mais ils n’en purent venir à bout et bientôt, leur flambeau consumé les ayant laissés dans l’obscurité, ils s’abandonnèrent au désespoir. Les paroles du moine, qui semblaient annoncer qu’Elena n’était plus, revinrent assiéger l’esprit de Vivaldi. Paolo, couché près de lui et non moins abattu, n’avait plus de distraction ni de consolation à lui offrir ; il laissait même échapper des lamentations sur l’affreux genre de mort qui allait être le leur et maudissait l’obstination qui les avait amenés dans ces caveaux où bientôt ils souffriraient les tortures


