Chapitre 3
Après une longue journée de travail et après avoir tenté de faire croire à mes collègues que j'avais chuté, je rentre chez moi. Stanley et déjà là.
- Salut. (dis-je sans enthousiasme)
J'enlève mon manteau et le pose au porte manteau.
- Tu ne m'embrasses pas ?
- Si, bien sûr !
- Tu pourrais être plus enthousiaste quand même ! Non !
- Je suis désolé ! Voilà ! J'ai eu une journée difficile au boulot. Une intervention compliquée.
Rien que de l'embrasser, ça devenait pour moi une corvée. Je retire ma ceinture et Stanley constate à nouveau que mon Holster est vide.
- Tu n'as pas récupéré ton arme ?
- Pourquoi tu es obsédé par mon arme ?
- Je ne sais pas ! J'ai l'impression que tu évites de la ramener ici.
- Non, pas du tout. On a plus le droit de rapporter les armes chez nous. Ordre de la hiérarchie.
- Ben pourquoi hier tu m'as dit qu'il était au décrassage.
- Ben, c'était vrai, je l'ai récupéré ce matin, mais jusqu'à maintenant le chef nous laissait la liberté de les garder, mais les contrôles sont de plus en plus courant. Ils ne veulent plus prendre de risques inutiles, il y a eu trop d'accident. Puis qu'est-ce que ça peut faire qu'elle soit là où au bureau ?
-Tu sais, je ne sais pas me servir de ces bêtes-là. Tu n'as pas à avoir peur ma chérie.
- Je n'ai pas peur. Je sais bien que tu n'utiliseras pas mon arme. Mais moi je pourrais l'utilisé. (Affirmative)
Stanley se lève
- Quoi ? Tu oses me dire que tu me tuerais avec ton pistolet de merde ?
- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je parlais en général.
- Me prépare pas un coup vache-toi ! (Pointant son doigt sur elle).
Stanley prend mon visage dans sa main et serre mes joues entre ses doigts. Il admire ma blessure, presque en admiration devant ses exploits.
- Dans quel état tu es. Tu pourrais faire attention quand même.
Je ne réponds pas, mais je suis terrifiée. Je ne sais jamais jusqu'à où il va aller.
- Tu as dit quoi au boulot ?
- Que j'étais tombé dans l'escalier.
- Tu sais, je ne l'ai pas fait exprès Brenda. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je t'aime tellement.
- C'est ça le problème Stan, c'est que tu ne sais jamais ce qu'il te prend et le lendemain, tu recommences. Heureusement que je ne les compte plus les coups !
- Pardonnes-moi !
- C'est bon. De toute façon, je suis crevé, je n'ai pas envie de parler de ça.
- Je te ferais un gros câlin tout à l'heure, ça va te détendre.
- Non Stan pas ce soir. J'ai envie de dormir.
- Tu ne veux pas de moi.
- Mais je suis crevée !
Stanley va dans la cuisine et tire de l'eau dans une bassine. Il s'approche de moi et me balance l'eau en pleine figure.
- Purée, mais c'est glacial ! Tu es fou où quoi !
- C'est pour te réveiller.
Stanley me met une gifle. Qu'est-ce-que j'ai encore fait d'aller dire que j'étais crevée ! À croire que je les cherche les coups ! Je suis vraiment bête ! J'aurais dû me douter qu'il n'allait pas bien le prendre.
- Ne dit pas que je suis fou. Ta psychologie à deux balle j'en ai marre.
Stanley relève la main, je recule contre le mur.
- Purée, mais tu les cherches les baffes Brenda ! Je suis sûr que tu aimes ça dans le fond. Je couvre tes fantasmes, tu devrais être heureuse non ?
- N'importe quoi ! Quant est ce que ça va cesser ? Tu ne comprends pas que c'est mal ce que tu fais !
- Je fais ce que je veux de toute façon.
- Je vais.....
Stan m'attrape par le col et met une pression sur mon cou.
- Tu vas quoi ? N'essaie pas de me doubler Brenda ! Sinon, je te crève et je bute ta fille après. Puis tu auras beau tenter de fuir, je vous retrouverais toujours ! Ça a déjà été le cas une fois. Je suis loin d'être con tu sais et j'ai mes contacts. Si tu fais quoi que ce soit contre moi, je te détruis et ce n'est pas ton grade de flic à la con qui me fait peur. En fait tu veux que je te dise, ça m’excite même !
- Tu es complètement fou ! Et ne touche pas un cheveu de Victoria ! Tu es prévenu !
- Tu veux me menacer espèce de sale g***e ! Je vais te montrer ce qu'on fait aux garces comme toi !
Stanley déchire mon tee-shirt.
- Dans la chambre dépêche-toi.
- Victoria va rentrer.
- Elle nous attendra.
- Mais....
- Tait toi ! Si tu es coopérative, je te promets que je te laisse tranquille pour la soirée.
J'avoue que je troquerais bien une demi-heure d'enfer contre plusieurs heures de répit. Je préfère exécuter ce qu'il me dit sinon je vais le payer toute la soirée. Je sais très bien que dans ce genre de cas, Stanley savait tenir ses promesses.
Victoria rentre et constate que la pièce est vide. Elle m'entend hurler et je vous assure que ce n'étaient pas des cris de plaisir.
- Quel connard ! (se dit Victoria)
Un quart d'heure plus tard, Stanley revient et voit le sac de Victoria posé par terre.
- Range ton sac toi !
- Qu'est-ce que tu lui as fait ?
- Ah ça, c'est notre vie intime ma belle. Mais ne t'inquiète pas, ta mère adore ça.
Victoria range son sac et vient vite me rejoindre dans ma chambre. Je suis dans mon lit, à moitié nu et je respire fort. Je saigne de la bouche et mes jambes sont tétanisées.
- Maman ! Ça va ?
- Oui, ne t'en fais pas ! Passes-moi un tee-shirt s'il te plais !
Victoria me passe un tee-shirt et voit mes blessures fraîches.
- Oh non ! Ne me dis pas qu'il te met des coups quand vous faites l'amour ?
- Non Vicky ! S'il te plais ! Je ne peux pas parler de ça ! Surtout pas avec toi.
- Mais maman ! Il ne te respecte même pas dans votre vie intime. C'est un fou ce mec.
Je mets ma main devant la bouche de Victoria.
- Chut ma chérie, ne dis surtout pas qu'il est fou, il va s'en prendre à toi et je ne veux pas.
- Il m'a dit l'autre coup que si je disais quoi que ce soit sur ce qu'il se passe à la maison à mes copines ou tout autre personne, il te tuera, mais là, c'est trop. Tu sais, je suis jeune, mais je sais qu'un moment comme ça, c'est censé être agréable et toi tu te prends des coups. Regarde tes jambes, elles sont toute route !
- C'est juste parce que je n'ai pas été à la hauteur de ce qu'il espérait, c'est tout. C'est de ma faute.
- Arrêtes maman ! Ce n'est pas ta faute.
- Il est où là ?
- Il est parti je crois. J'ai entendu la porte claquer. J'appelle la police maman ! Ça ne doit plus durer. Il va finir par te tuer.
- Non ! Non, il va se calmer.
- Maman ! La prochaine fois que je te retrouve comme ça, j'appelle la police et ce n'est pas négociable.
- La police c'est moi !
- Mais là, tu n'es pas une flic maman, tu es une femme qui en prend plein la gueule. Ton statu de flic ne te sert pas à grand chose !
- Je vais le calmer. Tu as faim ?
- Je vais préparer à manger maman. Tu n'es pas en état.
- Merci
Victoria quitte la pièce, à ce moment-là j'éclate en sanglot. Ma fille, fait à manger avec les larmes aux yeux. Il y a quelque temps, j'avais proposé à Victoria d'aller vivre avec son père, mais elle ne veut pas. Elle n'aime pas sa nouvelle femme et je pense qu'elle veut me protéger.
A suivre