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Après la perte douloureuse de son mari Sirena doit vivre à nouveau mais la dépression est si forte qu’elle n’y arrive pas. Jusqu’à ce qu’elle remarque Anicet, cet homme qui pourtant avait toujours été là, et c’est maintenant qu’elle le remarque. Et si c’était par lui qu’elle arriverait à vivre de nouveau ? Non, cela ne pouvait pas se faire. Il n’était pas de chez nous. Il est métis et notre communauté n’acceptera jamais cela, en plus la culpabilité de faire entrer un autre homme dans sa vie ...non...c’était trop pour elle. Mais en face, ce qu’elle elle ignore c’est la ténacité d’Anicet.

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Chapitre premier
Il y’avait de la musique cette nuit-là. Elle montait, douce et gaie. Tout doucement, Sirena Mandy se faisait aspirer par ses airs mélodieux, esquissant quelques pas et se collant à la grande porte en bois de la grange. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas esquissé des pas de danse ! Alex avait raison, elle ne sentait plus le poids de la culpabilité. De toute façon Alex avait toujours su voir plus loin que les premières apparences. Et à chaque fois, il s’était toujours fait aider de Dieu en le prenant pour guide alors qu’il traversait les périodes les plus sombres qui soient. Son sentier était tout tracé et ne connaissant aucune déviation obscure au nom de quelque raison que ça soit. Cependant il était toujours couverts d’obstacles et de défis. Elle avait pourtant été une bonne femme au foyer. Bon il était vrai que, leur mariage n’était pas de ceux sur lesquels on fantasmait au bas-âge. Mais elle a pu trouver au sein de cette union une très grande stabilité qu’elle a tôt fait de préserver puisqu’étant une personne beaucoup trop impulsive. Elle avait envisagé la méditation comme première alternative pour retrouver sa voix, mais elle savait qu’Alex serait également à même de l’aider. Il avait toujours su faire preuve d’une rigidité sans pareille et était de ce fait son rocher à elle, son maître à penser, et le jour où la vie le lui avait arraché, le feu ardent en elle s’est éteinte le même jour, la plongeant dans un épais brouillard ténébreux. De longs mois passèrent et l’épais brouillard ne se dissipait pas, la privant de toute émotion. Puis petit à petit, on commençait à la soustraire et cette agonie silencieuse qui la conduisait sans nul doute à sa perte. Il y’avait des gens qui étaient venu à elle en quête de soins parce qu’il n’y avait pas d’authentique docteur, et d’une façon ou d’une autre, cela la réconfortait énormément. Donner un coup de main au gens qui en ont besoin, apaiser leur peine, se rendre utile. Une petite lumière s’était mise à palpiter dans sa nuit. Elle grandissait au fil des jours, éclairant un peu l’abysse laissé par son défunt mari. Une vie de solitaire qu’elle avait fini par accepter jusqu’au retour de Anicet Randall, il y avait de cela un peu plus de cinq mois. Sirena leva les yeux vers le ciel semé d’étoiles qui s’étirait au-dessus de sa tête à la ressemblance d’un immense champ de fleurs émettant de douces lumières. Par moment, elle avait l’impression que la femme qu’elle était jadis avait tout simplement disparu avec la mort d’Alex. De nos jours, elle découvrait plus une inconnue qui aimait ces grands cieux parsemé d’étoiles qui scintillaient, de ces nuits tièdes. C’était une inconnue qui était dans l’incapacité de résister à son attirance pour l’inquiétant Texas Ranger. Elle-même n’avait aucune idée de ce qui la fascinait chez Anicet Randall. Cet homme était trop imprévisible, trop grand, trop primitif, trop inclassable pour analyser les raisons de son trouble. Il y’avait en lui cette violence qu’elle abhorrait, vivait uniquement dans l’instant présent, et sur son visage on ne pouvait apercevoir aucune émotion. Un homme bien mystérieux, tourmenté par une souffrance secrète. Il n’existait rien qui pouvait lui plaire — et pourtant il l’attirait comme une flamme de façon indescriptible. Faites attention, ma belle. Tenter quelqu’un comme moi peut s’avérer dangereux. Pour elle cet avertissement avait tout l’air d’une promesse qu’elle avait bien mémorisé. Au moment où il le lui disait, elle n’avait pas compris le sens de sa remarque. Elle était entrain de lui soigner une méchante blessure sur le bras, elle ne cherchait pas à lui plaire, encore moins à le séduire. Mais quand on y pense bien… Il est vrai qu’elle s’était penchée un peu trop près, et qu’elle avait laissé sa main sur son bras sans doute plus longtemps qu’il ne le fallait. Quelque chose en lui la subjuguait. Ses deux yeux— deux fentes couleur d’argent perçant son visage sombre — avaient un pouvoir ensorcelant. Son pouvoir séducteur ne tenait pas seulement à son immense silhouette musclée et à sa beauté sauvage. Il venait aussi de ces éclairs de douceur, totalement improvistes, qu’il prenait bien soin de cacher sous ses allures guerrières. Anicet Randall était un homme respectable, tout comme l’avait été son mari à elle, mais pour des raisons divergentes. Ils avaient tous les deux la même assurance, mais, alors qu’Alex marchait sur la longue route droite ouverte par Dieu, Anicet empruntait des chemins de traverse qu’il avait dessiné tout seul, sans rien demander à qui que ça soit, et il puisait sa force dans sa liberté. Faisant un geste de la tête, Sirena Mandy respira l’air de la nuit où planait encore l’odeur de la viande grillée qu’on avait servie avant le bal. Anicet jouait des poings pour un oui ou pour un non. Il s’était battu pour défendre Sylvie Donovan le jour où elle avait pris l’initiative de ne plus vendre son corps pour payer sa location. Il s’était encore battu pour défendre un tout petit chiot qu’on voulait écorcher vif parce qu’il avait mangé un morceau de pain. Mais il lui arrivait aussi de se battre pour rien, pour le simple plaisir de donner des coups. C’était en ces instants-là, quand il était fidèle à sa réputation de tueur, que Anicet Randall la lui faisait peur. Mais à sa grande surprise, cette facette ne la faisait pas s’éloigner de lui. Même qu’au contraire, elle faisait naître en elle un trouble incompréhensible qui l’effrayait. Gardant les yeux clos, elle imagina Anicet devant elle, immense, ses prunelles argentées fixées sur elle avec cette attention qui lui faisait perdre tous ses moyens. Avec ses longs cheveux d’ébène qui flottaient sur ses larges épaules, soulignant ses pommettes saillantes et ses origines indiennes, mais aussi la sensualité de sa bouche. Il avait de très grandes mains qui promettaient un océan de plaisir. Des mains aussi douées pour mettre fin à une vie que pour caresser. Elle fut prise d’un frisson à cette pensée. Comme tous les membres de la communauté novian, elle refusait la violence et ne comprenait ni ne cautionnait le recours à la force, sous quelque forme que ce soit. Anicet, lui, assumait parfaitement ce mode de vie. Il le revendiquait, même. Quand il venait quelque part, son regard était assez éloquent : « Je suis ce que je suis. Acceptez-le ou tant pis pour vous. » Ce défi permanent, mêlé à son ignorance volontaire des conventions, formaient un cocktail puissant auquel il lui était de plus en plus difficile de ne pas boire. En occurrence dans les moments de solitude, comme en cet instant, où elle pouvait laisser son imagination galoper. La musique stoppa net. Dans la grange décorée désormais en salle de bal, les danseurs choisissaient leur prochaine partenaire en reprenant leur souffle. Sirena Mandy, elle, n’avait aucunement besoin de réfléchir : elle connaissait à l’avance le visage de son cavalier. Il était là, derrière ses paupières closes. Il n’attendait qu’elle, avec ce sourire tendre et ironique qui faisait accélérer les battements de son cœur. Elle n’avait plus qu’à tendre sa main pour saisir celle d’Anicet. C’était un geste qu’elle n’avait jamais eu le courage de faire dans la vie réelle parce que, malgré les apparences, elle était lâche. Ce n’était pas parce qu’il était métis et que leur société condamnait les liens entre une Blanche et un homme à moitié indien, mais parce que leurs vies avaient pris des directions opposées depuis bien longtemps. Par contre dans ses rêves, elle avait le droit de glisser sa main dans la sienne et de se blottir dans ses bras. Elle respira tout doucement tandis que le désir se répandait dans ses veines, attisé par des mois de tentation. Il était connu pour être cruel et brutal, mais son instinct de femme lui répétait qu’avec lui elle ne connaîtrait que la passion. Elle avait vu scintiller cette promesse dans ses yeux, elle la sentait vibrer entre eux chaque fois qu’ils étaient en présence l’un de l’autre. Anicet veillerait à son plaisir, tout comme il veillait sur elle depuis le premier jour. Avec le sourire aux lèvres, elle se laissa aller à son imagination. L’ombre complice de la nuit pouvait lui accorder tout ce qui lui était interdit dans la lumière froide et fade de la réalité. Il pouvait la caresser, l’embrasser, la faire sienne. Anicet s’était faufilé dans sa vie jour après jour, avec une incroyable ténacité, et aujourd’hui elle ne voulait plus lutter contre ça. Elle en avait assez de se battre contre sa propre personne et de s’interdire la seule chose qui pourrait redonner la joie de vivre. S’il venait à elle, ce soir, elle n’allait pas le repousser. A nouveau la musique s’éleva, gaie et envoutante, emportant ses pensées à elle dans un amas d’images sensuelles. Ses cils s’agitèrent tandis qu’elle imaginait les mains de Anicet sur son corps, rugueuses, intraitables, l’amenant à la reddition avec une brutalité qu’elle n’avait jamais connue avec Alex. Cette attitude de son corps la ramena à son sentiment de culpabilité. Alex avait été son premier et unique amant, et elle n’avait jamais osé poser les yeux sur un autre homme que lui. Au cours des semaines qui avaient suivi son décès, elle n’avait plus conscience de rien. Elle n’avait même pas connaissance de la présence de Anicet, qui dormait déjà dans sa grange, à l’époque, quand il n’était pas par monts et par vaux pour le compte des Hell’s Eight. Elle était abattue par la douleur, révoltée par cette mort absurde. Et puis, un beau jour, elle avait senti qu’on lui glissait dans les mains une tasse de café. Elle s’était redressé et elle avait vu Anicet devant elle, le visage grave, compréhensif. Depuis ce jour, il avait toujours été là pour elle. Il lui apparaissait au gré de ses moments passés en ville, veillant sur sa santé, sur sa sécurité. Il lui rapellait par sa simple présence qu’il était là, et qu’il l’attendrait aussi longtemps qu’elle le voudra. * * * La lune de cette soirée-là caressait Sirena Mandy avec la tendresse d’un amant, parant ses cheveux blonds de reflets argentés, mettant en avant la pâleur de son visage… et son vide intérieur. Pendant le jour, elle parvenait à dissimuler sa fragilité derrière ses airs de femme indépendante et forte mais, dans la quiétude de la nuit, son secret était exposé. Son angoisse, sa solitude, sa soif d’autre chose. Anicet aimait la nuit et les pépites que révèle l’obscurité. Sirena Mandy était un de ces joyaux que l’ombre fait étinceler. Sous ce look vestimentaire sévère se cachait une perfection à laquelle il ne parvenait plus à résister. Il ne pouvait avoir que des trésors cachés, sous cette vilaine robe grise… Elle avait tout l’air d’une fée déposée sur terre par un rayon de lune. Sa chevelure blonde pâle, emprisonnée sous son bonnet de coton, coupaient net avec le mur sombre de la grange, la lumière et les ténèbres. Il vit le haut de ses yeux frémir et une sorte d’émotion passa sur son visage. Regret ? Peur ? Nostalgie ? Que ne donnerait-il pas pour quitter l’ombre, la prendre dans ses bras et l’emmener dans un lieu où elle n’aurait plus rien à craindre, où elle serait à l’abri pour toujours, protégée. Toute les fois qu’il revenait en ville, ayant hâte de la retrouver, elle avait ce regard gris sombre qui le transperçait jusqu’au cœur, et il oubliait pourquoi il ne lui était pas possible de la toucher. Il pouvait l’entendre soupirer tandis que la musique montait joyeusement cette nuit-là. Elle ne devait pas savoir qu’il était là, sinon elle se serait raidie, sur la défensive. Il l’avait su, il savait qu’elle voulait de lui, qu’elle le désirait. Mais s’il avait connaissance d’une chose, c’est qu’elle ne lui appartiendrait jamais. Il en avait bien conscience. Elle pourrait se permettre une brève aventure avec lui, par curiosité. Mais cela s’arrêterait là et elle veillerait à ce que personne n’en sache jamais rien. Sa présence dans la grange donnait déjà beaucoup à dire dans les environs. Il fit une grimace en se remémorant la dernière fois que l’un de ces imbéciles lui avait conseillé d’aller dormir ailleurs. Il ne s’était pas refuser l’infini plaisir de lui faire avaler ses dents. Il fléchit les doigts à nouveau, savourant la réponse immédiate de ses muscles. C’était bien la seule chose qu’il devait à son père et dont il pouvait le remercier. Son père lui avait donné la capacité physique de se faire respecter dans un monde qui ne voulait pas d’un être comme lui. Le bas de la robe de Sirena Mandy frémit, attirant son attention. Elle marquait la cadence du bout de sa bottine noire. Lui, il ne l’avait jamais vu esquisser des pas de danse et en avait conclu que c’était un plaisir d’un instant, interdit par sa religion. Mais c’était peut-être simplement parce qu’elle avait perdu son époux. Mais quand même il avait la nette conviction que ce petit martèlement inconscient de son pied indiquait qu’elle était prête à renouveler avec le monde des vivants. Anicet sentit son pouls accélérer de plus en plus vite, comme quand il finissait par attraper un gibier à la fin d’une longue traque. Tous ses sens s’aiguisèrent et se focalisèrent sur Sirena Mandy. Ça lui était déjà arrivé de passer des nuits entières à l’imaginer, pâle et nue contre sa poitrine. Il y’avait de ces hommes qui aimaient les femmes épanouies, d’autres aimaient celles avec les fortes poitrines. Anicet, lui, avait arrêté son choix à l’instant où son regard avait croisé celui de Sirena Mandy : il aimait les blondes minces et élancées comme une liane. Ce jour-là, il n’était vraiment pas de bonne humeur et il en faisait payer les frais à un abruti d’aussi mauvaise humeur que lui. Il le rouait de coups quand Sirena avait poussé la porte du saloon. Elle leur avait fait un beau discours sur l’absurdité de régler un différend par la brutalité. A un moment, elle leur avait demandé de se serrer la main, et il avait juste eu que le temps de mettre ce c*****d KO avant qu’il ne le m******e d’un coup de poing. Alors qu’il la raccompagnait chez elle, il s’est vu servir un deuxième sermon. Il lui avait prêté oreille sagement en s’évertuant à marcher bien droit. Il était à moitié ivre et si par malheur il dégringolait sur elle, menue comme elle était, il l’aurait aplatie comme une crêpe. Elle avait continué à lui faire la morale pendant qu’elle rassemblait ses instruments pour soigner la blessure qu’il avait au bras dans la bagarre de tout à l’heure. Il n’avait pas du tout bronché quand elle le soignait, respirant au passage le parfum de citron et de miel qui imprégnait ses cheveux. En admirant sa petite cuisine douillette, un sentiment de regret lui avait noué le ventre. Pour la première fois depuis que l’armée mexiCol avait rasé leur ville, massacrant tous ses habitants, il avait ressenti l’envie de se fixer quelque part, de fonder un foyer, une famille. Et lorsque Sirena Mandy avait posé sa main sur son bras nu pour le soigner, l’espace d’un court instant, il avait vu son avenir ici, avec elle. Les mois passaient et cette envie avait continué à le démanger de l’intérieur. Même s’il lui était évident que Sirena Mandy était une femme respectable, inaccessible, il avait la ferme conviction qu’elle devait lui appartenir. Il avait attendu son heure. Il pouvait se montrer très patient quand il le fallait. Un atout qui faisait de lui un excellent Texas Ranger, un excellent dresseur de chevaux… et un sacré bon amant. Sirena Mandy continua à marquer le tempo du bout de ses adorables pieds. Il était sûr qu’elle dansait avec cette grâce innée, embourbée de sensualité, qui accompagnait chacune de ses gestuels. Il la vit sourire, peut-être de façon un peu trop large pour être parfaite, mais Anicet aimait la générosité de son sourire : il reflétait la générosité de ce qu’elle avait de plus précieux, son âme. Sans qu’elle le sache, son visage laissait apprendre beaucoup sur elle, y compris son caractère obstiné. En ville, on lui avait conseillé de repartir vers l’Est après la mort de son cher Alex, mais elle avait refusé. Lorsqu’ils avaient insisté, elle avait répondu qu’elle n’allait pas se laisser chasser de chez elle. Et quand on lui avait laissé entendre qu’elle devrait se trouver un autre mari, elle n’avait pas mâché ses mots : son mari avait été un homme exceptionnel. Elle voulait respecter sa mémoire et personne ne lui dicterait ce qu’elle avait à faire.

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