– Qu’as-tu donc, ma chère mère ? demanda l’enfant. – Marche tout seul, s’écria sourdement Barbette en lui retirant la main et le poussant avec une incroyable rudesse, tu n’as plus ni père ni mère. L’enfant, qui se frottait l’épaule en criant, vit la tête clouée, et son frais visage garda silencieusement la convulsion nerveuse que les pleurs donnent aux traits. Il ouvrit de grands yeux, regarda longtemps la tête de son père avec un air stupide qui ne trahissait aucune émotion ; puis sa figure, abrutie par l’ignorance, arriva jusqu’à exprimer une curiosité sauvage. Tout à coup Barbette reprit la main de son enfant, la serra violemment, et l’entraîna d’un pas rapide dans la maison. Pendant que Pille-miche et Marche-à-terre couchaient Galope-chopine sur le banc, un de ses souliers était tomb


