– L’aimer, s’écria-t-elle, eh ! qu’est-ce que signifie ce mot ? Corentin ! il est ma vie, mon âme, mon souffle. Elle se jeta aux pieds de cet homme dont le calme l’épouvantait. – Âme de boue, lui dit-elle, j’aime mieux m’avilir pour lui obtenir la vie, que de m’avilir pour la lui ôter. Je veux le sauver au prix de tout mon sang. Parle, que te faut-il ? Corentin tressaillit. – Je venais prendre vos ordres, Marie, dit-il d’un son de voix plein de douceur et en la relevant avec une gracieuse politesse. Oui, Marie, vos injures ne m’empêcheront pas d’être tout à vous, pourvu que vous ne me trompiez plus. Vous savez, Marie, qu’on ne me dupe jamais impunément. – Ah ! si vous voulez que je vous aime, Corentin, aidez-moi à le sauver. – Eh ! bien, à quelle heure vient le marquis ? dit-il en s’e


