– Eh ! Marche-à-terre, dit en continuant l’incorrigible Pille-miche, qui s’aida de ses mains pour se hisser sur le ventre et arriva sur la ligne où se trouvait son camarade à l’oreille duquel il parla d’une voix si étouffée que les Chouans par lesquels ils étaient suivis n’entendirent pas une syllabe. – Eh ! Marche-à-terre, s’il faut en croire notre Grande g***e, il doit y avoir un fier butin là-haut. Veux-tu faire part à nous deux ? – Écoute, Pille-miche ! dit Marche-à-terre en s’arrêtant à plat ventre. Toute la troupe imita ce mouvement, tant les Chouans étaient excédés par les difficultés que le précipice opposait à leur marche. – Je te connais, reprit Marche-à-terre, pour être un de ces bons Jean-prend-tout, qui aiment autant donner des coups que d’en recevoir, quand il n’y a que c


