Ces romans-là, malgré leur exquise et adorable chasteté, sont tout aussi dangereux pour les jeunes têtes, tout aussi subversifs du vieux ordre social, que romans le doivent être pour être romanesques et pour être lus avidement par toutes les classes de la société. C’est donc à sir Walter Scott qu’il faut attribuer le désordre qui s’était organisé, si l’on peut parler ainsi, dans la cervelle de Joséphine. Elle se rêvait la dame du quinzième ou du seizième siècle que devait poursuivre un jeune artisan, enfant perdu de quelque grande maison, lancé prochainement dans la carrière du talent et de la gloire, en attendant qu’il recouvrât ses titres ou qu’il en acquît par son mérite et sa réputation. La plupart des grands maîtres de l’art ne sont-ils pas sortis de la plèbe ; et quelle marquise, mêm


