TITRE : MARIER À CONTRECOEUR
Djalika est resté dans son coin comme un spectateur qui n'a raté aucune scène de la soirée. Elle est déjà fatiguée de toutes ces mascarades. Elle tenait une limonade à la main car pour sa foi chrétienne, il n'avait pas le droit de toucher à l'alcool.
Elle ne savait pas pourquoi elle restait dans cette maison car s'il avait le choix de s'enfuir de là, elle saisirait la première occasion.
Heureusement que la nuit se terminait, la jeune femme se sentit soulagé et se leva pour partir mais à ce moment Ayem s'approcha de lui avec un verre.
Ayem : Je vois que vous êtes vraiment seule Miss Carter N'diare.
Elle roula des yeux avant de répondre.
Djalika : que voulez-vous M. Diallo El Rahimi ?
Ayem : Discutez avec vous !
Djalika : on n'était pas amis, et nous bien nous le saurons jamai, alors je préfèrerais y aller.
Ayem sourit en lui tendant le verre, mais elle le refusa en croisant les bras.
Elle lâcha d'un ton méprisant.
Djalika : Pourquoi êtes-vous ici M. Ayem ?
Ayem : Je vois que ton père ne t'a rien dit sur notre nouvelle alliance.
La nouvelle l'a choqué.
Djalika : De quoi tu parles ?
Ayem : La vérité car ton père et moi avons décidé de mettre la guerre de côté pour avancer dans une nouvelle aventure concernant nos mines.
Elle posa sa main sur son front, elle chuchotait entre ses dents.
Djalika : Ce n'est pas vrai comment il a pu se laisser tromper ainsi par une personne méprisée et repoussante qui n'a pas de cœur.
Il la regarda.
Ayem : C'est comme ça que vous me voyez Miss Carter ? un homme méprisable et sans coeur. Waouh c'est le meilleur !
Djalika : Plus que ça parce que c'est toi, l'année dernière, a refusé de participer au Gala de Charité parce que notre famille voulait y participer, pourquoi ce changement soudain ? Si vous voulez lui faire payer pour ne pas avoir accepté votre offre de vous vendre notre mine du sud.
Ayem : Tu ne trouves pas que tu fais trop de commentaires sur moi sans me connaître ?
dit-il d'un ton sourd et indifférent.
Djalika : Eh bien, je n'ai pas besoin de te connaître car je m'en fous de toi, tout ce que je dis c'est de rester loin de mon père et oui !
Elle lui jeta un coup d'œil et se dirigea vers les escaliers en secouant la tête tout en continuant à boire son verre.
Elle atteignit la chambre et tomba sur le lit avec un grand soulagement que toutes ces charades soient terminées mais soudain sa conversation avec Ayem lui revint à l'esprit et elle ne se rendit pas compte que son père pouvait faire alliance avec cette famille qui voulait les détruire.
Elle est allé se coucher car la journée n'était vraiment pas la meilleure mais ce n'était pas mal non plus car dans cette maison, elle a tout appris depuis la mort de sa mère.
Elle ferma les yeux et s'endormit soudain avec ses pensées ainsi que sa grande tristesse. Elle se demandait quand elle sourirait à nouveau.
Manoir Diallo El Rahimi.
Ayem était déjà dans son bureau lorsque son cousin entra dans la pièce spacieuse.
Il s'assit dans le grand fauteuil alors qu'il laissait tomber le document sur son bureau alors qu'il prenait la chaise en face de lui.
Moustapha : Hé, il faut tout faire pour conquérir cette mine, sinon on va perdre beaucoup de clients cette fois.
Ayem : Je sais mais je ne veux pas précipiter les choses avec cette nouvelle alliance concernant Moussa Carter N'diare.
Moustapha : Tu n'aurais pas dû faire cette alliance, mon oncle doit se retourner dans sa tombe maintenant après cette trahison.
Akem : Je suis le fils unique de cette famille et le premier héritier de Diallo El Rahimi, tu dois obéir aux changements et aux règles de mon Moustapha car je ne veux que le bénéfice de notre famille.
Moustapha : Je connais Ayem mais c'est notre ennemi juré et maintenant ils vont devenir nos partenaires et c'est pratiquement impossible. Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il ne nous trahira pas avec cette coopération dans la branche minière du sud ?
Il se leva et marcha vers elle, mettant ses mains dans ses poches avant de continuer.
Ayem : vous pouvez être confiant car j'ai une idée en tête.
Moustapha : Quoi ? Je veux tout savoir et tu es aussi mon cousin, je dois te protéger.
Akem : Je ne peux pas te le dire maintenant mais il ne peut pas refuser mon offre.
Moustapha : Tu es sur mon cousin ?
Ayem : Vous saurez tout quand le moment sera venu.
Ils quittaient le bureau au moment où la mère de la jeune Ayem descendait les escaliers.
Anne : Mon enfant !
Akem : Maman, pourquoi n'es-tu pas dans ton lit parce que le médecin te l'a recommandé.
Anne : Comment voulez-vous que je me repose alors que mon fils de 35 ans refuse catégoriquement de se marier ou même de me donner un héritier ?
Moustapha : Ma tante a raison Ayem.
Ayem : oh non maman s'il te plait ne refais pas ça, on en a déjà parlé.
Anne : Je recommencerai jusqu'à ce que tu décides de te marier, c'est tout !
Ayem : Alors ne t'inquiète pas maman.
Moustapha : hummm Ayem !
Ayem : c'est parti Moustapha.
Il n'a pas attendu que sa mère lui ouvre la bouche sur son mariage, il s'est déjà éloigné d'elle.
Djalika s'était déjà réveillée lorsqu'elle a entendu sa belle-mère parler à quelqu'un au téléphone dans le jardin.
Elle décida de se rapprocher pour entendre sa conversation mais Mala remarqua son ombre au sol due au reflet du soleil.
Elle raccrocha, se retourna et vit sa belle-fille, et la regarda.
Mala : sais quelque chose, je ne te dois rien comme explication. Alors n'ose pas m'embêter.
Djalika : Je vois.
Mala : Mais tu le diras à ton père, pour ton information j'ai parlé à mon frère même si tu ne crois pas. Ce n'est pas la peine de gaspiller ta salive ma chère et aussi ton père te prendra pour une petite menteuse.
Djalika : Eh bien, tu es contente qu'il ne croie pas en sa fille unique.
Mala : Je ne suis pas responsable de votre insolence alors restez où vous êtes.
Elle a commencé à rire.
Djalika : Vraiment.
Mala : tu peux rire tant que tu veux mais écoute moi Djalika, je te déteste et c'est réciproque alors j'ai promis de faire de ta vie un enfer sur terre.
Jodhi s'approche d'eux et leur dit que Moussa les attend pour le déjeuner.
Jodhi : Madame Mala ton mari t'attend car la table est déjà prête tout comme toi Djalika.
Mala : Très bien.
Elle passa à côté de Djalika qui ferma les yeux mais fut réconforté par Jodhi.
Jodhi : Qu'est-ce que tu penses faire ?
Djalika : Je ne sais pas, même mon propre père ne croit pas pourquoi je vis dans une telle maison ?
Jodhi : Tu devrais aller manger ma fille.
Djalika (triste) : Bien sûr Jodhi.
Pendant le déjeuner, le silence régna dans la salle mais elle décida de rompre le silence pour confirmer ses doutes.
Djalika : Papa, pourquoi ne m'as-tu pas parlé de ta nouvelle alliance avec Ayem Diallo El Rahimi ?
Moussa : parce que les affaires ne t'intéressent pas trop.
Djalika : Mon père a fait des études de comptabilité, ne pensez-vous donc pas que mon avis sur cette nouvelle alliance puisse aussi compter dans votre ambition ?
Mala : Ne blâme pas ton père Djalika, c'est moi qui lui ai demandé de ne rien te dire donc ça ne te dérange pas, d'autant plus qu'on sait tous que tu détestes cette famille depuis la mort de ton grand-père.
Elle fut surpris mais regarda sa belle-mère qui lui adressa un sourire au coin de la bouche. Demanda alors à son père.
Djalika : c'est vrai père ?
Moussa : Oui, elle avait raison, voyez comment vous prenez la nouvelle.
Djalika : Je n'arrive pas à croire que tu puisses faire ça pour à notre famille père jour après jour, je ne te reconnais plus.
Elle se leva, s'excusa auprès de son père et de sa belle-mère, et regagna sa chambre d'un air déçu du comportement de son père.
Mala a pris la main de son mari et l'a caressée mais il n'a ressenti qu'une soudaine culpabilité envers sa fille.
Moussa : Je devrais lui en parler d'abord, tu ne crois pas ?
Mala : Je sais mais tu sais que Djalika est vraiment têtue donc ne t'en fais pas.
Mousa : Vous avez peut-être raison.
Mala : qu'en pensez-vous ? pour faire la paix, nous devons donné Djalika en mariage avec Ayem surtout, je les ai vus se disputer hier. Ils sont trop mignons.
Moussa : c'est quoi cette blague ?
Mala : Pas du tout mon chéri, cela apportera plus de profit à notre fortune et nous retrouverons Ayem totalement confiant.
Il se réveilla soudainement avec une voix triste.
Moussa : Je ne pourrais jamais faire quelque chose comme ça parce que Djalika est ma fille unique. C'est vrai qu'Ayem a beaucoup d'argent et un nom dans ce pays et à l'étranger, mais je ne peux pas laisser ma Djalika épouser un homme comme lui.
Elle lui reprit la main pour essayer de la rassurer.
Mala : Mais mon amour Ayem est honnête comme toi surtout parce qu'il veut donner un héritier à sa mère.
Il lui a crié dessus.
Moussa : Ça suffit Mala, comment Djalika peut-elle être belle-fille dans une famille qu'elle déteste tant ? Ce sera horrible pour lui, s'il te plait, ne m'en reparle plus, c'est ma décision.
Elle la prit dans ses bras avec une expression triste.
Mala : Je ne voulais que le bonheur de notre Djalika mais on peut lui trouver un nouveau mari.
Moussa : Je vais m'en occuper, ne t'inquiète pas mon amour.
Il entendit son téléphone sonner et il s'éloigna d'elle en lui disant de se voir plus tard.
Elle se retourna avec un éclat de rire après avoir versé du scotch dans son verre et pris une gorgée.
Mala : Honore toi Ayem car je sais que tu réaliseras mes souhaits.
Elle marchait lentement en se parlant à lui-même mais elle est tombée sur une photo de Djalika accrochée au mur et elle a dit.
Mala : Djalika, Djalika, je vais faire de ta vie un enfer sur terre pour que tu n'aies pas le temps de souffler car c'est ma mission principale à partir d'aujourd'hui.
Elle a laissé tomber le cadre photo sur le sol et il s'est cassé. Elle marche sur la photo de Djalika se souvenant de sa conversation avec jeune Ayem.
Retour en arrière//////////////////////
Elle traversa le restaurant car Ayem l'y attendait déjà, il se leva comme un gentleman pour l'accueillir, prit sa place et fit de même.
Mala : Merci d'être venu jeune Ayem car je sais que tu es une personne très occupée.
Ayem : bien, très bien, mais je ne sais pas pourquoi tu me demandes de te voir en privé, d'autant plus que j'étais chez toi hier soir.
Elle enleva ses lunettes et les posa sur la table.
Mala : Tu sais que ma belle-fille ne veut pas de cette alliance, je sais qu'elle a mauvais caractère mais elle ne te fait pas confiance, d'autant plus que tu connais déjà mieux que moi l'histoire entre sa famille et la tienne.
Ayem : Je vois parce que nous avons eu une conversation très tendue lors de notre dernier dîner mais je vois qu'elle n'accepte pas l'alliance donc je ne peux rien y faire.
Mala : Tu dois faire une chose car elle est la fille unique de Moussa, donc je compte sur toi pour prendre la meilleure solution car je sais que cette alliance maximisera ton profit, c'est ça que tu veux ?
Ayem : Je vois que vous êtes une femme qui sait ce qu'elle veut, mais je me demande si votre mari et votre belle-fille sont au courant de cette rencontre.
Elle sourit en prenant une gorgée d'eau avant de répondre.
Mala : Mais pourquoi devraient-ils savoir que c'est entre toi et moi et je sais aussi que tu as besoin d'un héritier surtout que Djalika est une belle jeune femme, j'ai vu comment tu en dévorais avec tes yeux durant cette soirée même si je pense qu'elle te déteste, toi également ne portez pas Les Carter dans votre cœur malgré cette alliance. Je sais que tu le fais juste pour ton propre intérêt rien de plus. Alors c'est le moment de faire payer cette insolente Djalika pour t'avoir mal parlé la dernière fois et je sais que tu es très fière, tu n'es pas n'importe qui.
Il resta silencieux et Mala s'arrêta avant de lâcher prise.
Mala : Je sais que vous êtes une personne très intelligente et vous savez de quoi je parle, alors faites-moi savoir quand vous aurez pris votre décision.
Fin du flashback///////////////
Moussa était au téléphone lorsque sa secrétaire lui a fait signe que quelqu'un l'attendait dans son bureau.
Il entra dans le bureau, raccrocha son téléphone mais fut surpris de voir Ayem.
Moussa : Jeune Ayem, es-tu là ?
Ayem : M. Moussa, je m'excuse d'être venu à l'improviste mais je voulais vous parler de quelque chose personnellement.
Moussa : Oui, je t'écoute.
Il s'assit sur le canapé avant de parler avec assurance.
Ayem : Je veux que tu me donnes ta fille en mariage.
Moussa (choqué) : quoi ????
Dit-il en regardant Ayem qui avait l'air sûr de lui. Cependant Ayem prit un document et le posa sur la table. Il dit d'une voix rauque.
Ayem : Oui, je veux que ta fille soit ma femme, sinon je refuserai l'alliance, donc tu feras faillite comme ton père, donc tu sauras comme moi comment ça va finir, n'est-ce pas ?
Il a été choqué et a crié de colère.
Moussa : taisez-vous jeune Ayem.