Moussa a été paralysé par les propos d'Ayem mais s'est soudain levé pour mettre les choses au clair.
Moussa : Ecoute moi Ayem tes menaces ne me font pas du tout peur s'il te plaît garde les pour toi.
Ayem : tu sais très bien qui je suis, quand je décide de faire quelque chose je m'assure d'aller jusqu'au bout.
Moussa : Moi aussi, as-tu oublié qui je suis ? mais il semble que Djalika avait raison sur cette alliance.
Ayem : Vous n'avez pas d'autre choix que d'accepter cette offre car m'épouser votre fille est comme un signe de paix, il n'y aura jamais de conflits familiaux.
Pensa-t-il en gardant le silence mais le jeune Ayem persista.
Ayem : Je sais que je suis trop directe mais je ne veux pas créer d'illusions sur mon investissement dans votre mine car vous allez bientôt faire faillite et ce mariage est un acte de renouveau pour les deux familles.
Il s'est calmé.
Moussa : Je n'y ai pas pensé mais je ne sais pas vraiment.
Ayem : Moussa, je suis sérieux parce que je veux que ta fille soit comme ma femme, nous serions qu'une seule famille et il n'y aura pas non plus de guerre.
Moussa : C'est donc une raison valable pour épouser ma fille.
Ayem : Je pense que oui. De cette façon, il y aura une véritable alliance et un signe de confiance dans ma coopération dans votre entreprise.
Moussa : Ok, je réfléchis.
Ayem : Tu sais que je n'aimerais pas une réponse négative donc tu devrais y réfléchir beaucoup et je ne reviendrai pas sur ma décision de vouloir ta fille comme épouse à tout prix.
Après ces derniers mots, il tourna les talons et quitta le bureau mais Moussa eut peur en se rappelant comment sa fille parlait d'Ayem.
Djalika se promenait lentement dans le club quand soudain son amie s'approcha d'elle.
Djalika : Safia !
Safia : Djalika comment vas-tu ?
Djalika : Je vais bien et toi ?
Safia : Je suis très en colère contre toi parce que tu n'es pas venue à notre rencontre.
Djalika : Je suis vraiment désolée, tu sais avec tout ce qui se passe à la maison ces derniers temps, j'ai l'impression que ma vie est pire que l'enfer.
Elle a commencé à rire.
Safia : Il y a sûrement une diablesse derrière toutes ces choses.
Elles se regardèrent et dirent ensemble : Mala la sorcière !
Elles rirent une seconde.
Safia : Tu devrais venir ici plus souvent. Cela vous fera changer d'humeurs.
Djalika : C'est vrai, je n'avais pas remarqué. Tu sais très bien que j'aime ma solitude.
Les filles ont décidé de s'asseoir dans un café.
Safia : Connaissez-vous les dernières nouvelles ?
Djalika : Qu'est-ce que c'est ?
Safia : D'après les nouvelles, Ayem choisira une fille d'une famille de notre club qu'il épousera.
Djalika : Je m'en fiche et je m'en fiche, je me demande comment une femme peut épouser un homme aussi repoussant que lui.
Safia : Djalika !
Djalika : C'est la vérité, je n'y peux rien.
Safia : Tu dois soutenir maintenant malgré les différences entre vos familles, tu dois coopérer à cause de cette nouvelle alliance.
Djalika : Je ne sais pas pourquoi mon père lui a pardonné comme ça d'un coup de baguette après la mort de mon grand-père à cause de lui et de sa famille.
Safia : Il paraît que tu es la seule femme du club qui n'aime pas le séduisant jeune Ayem.
Djalika : c'est un homme dégoûtant, arrogant et sans cœur.
Mais alors elle entendit une voix derrière lui.
Ayem : C'est ainsi que vous me décrivez Miss Carter N'diare.
Elle se leva, se tourna vers elle et la fixa dans les yeux surpris.
Djalika : Pourquoi est-ce que je réponds à ta question ?
Ayem : Non, c'était une suggestion.
Il leva la main vers Safia pour la saluer avant croisant les bras. Et elle lui dit d'un ton méprisant.
Djalika : qu'est-ce que tu fais là ?
Ayem : Tu sembles oublier que ce club appartient à ma famille, donc je possède la moitié qui se trouve dans cette région.
Djalika : J'ai complètement oublié comment tu dis à qui veut bien t'écouter à quel point tu es riche.
Elle prit ses affaires pour partir mais il se tint devant lui avec un visage tendu.
Sans rien dire il se contenta de la regarder alors qu'elle était en colère.
Djalika : qu'est-ce que tu veux ?
Ayem : Rien. c'est juste que tu n'es pas satisfait de l'accord avec ton père.
Djalika : Oui, je trouve ça ridicule.
Ayem : et pourquoi ? ce sera bon pour notre entreprise.
Djalika : Non, profite-toi plus tôt, dans cet accord tu es celui qui en profite le plus.
Ayem : Oui, n'oublie pas, les agissements de ton père ont vraiment rechuté ces derniers jours.
Djalika (surprise) : quelle rechute ?
Ayem : Tu ne savais vraiment pas ? On dirait qu'ils vous cachent des choses importantes !
Djalika : Excusez-moi, j'ai quelque chose à faire Monsieur Diallo El Rahimi.
Elle passa devant elle et Safia la suivit alors qu'il se tournait pour le regarder partir.
Alors Moustapha le rejoignit d'un air curieux.
Moustapha : C'est comme ça que la fille de Moussa t'attire !
Il roula des yeux vers lui en répondant.
Ayem : parfois tu parles trop.
Moustapha : Qu'est-ce que tu veux ? Vous jouez le puzzle avec cette alliance.
Ayem : tu veux savoir non ?
Moustapha : Cela va beaucoup me soulager.
Ayem : Donc Djalika Carter N'diare sera la mère de mon héritier car elle a tous les critères pour être la mère de mon enfant.
Moustapha : Ayem s'il vous plaît, pourquoi est-elle mais c'est la fille de Moussa, une famille avec laquelle nous avons toujours été en guerre.
Ayem : Je la veux comme mère de mon fils pas ma femme après tout c'est pratiquement impossible entre Diallo El Rahimi et Carter N'diare, je ne savais pas qu'elle était si magnifique.
Moustapha : Vraiment ? vous tombez sous le charme de cette jeune femme.
Ayem : Je peux vous assurer qu'elle m'a surpris par sa beauté naturelle. Pourquoi je lui ai jamais rencontré auparavant ?
_Moustapha : Tu perds l'équilibre des choses.
_Ayem : hummmmm
Sur le parking, Djalika était avec son amie et ce dernier pouvait lire l'inquiétude dans ses yeux.
Safia : tu peux me faire confiance et savoir que je serai toujours là pour toi quoi qu'il arrive.
Djalika : Je n'arrive pas à croire que sa fortune tombe de jour en jour.
Depuis que cette femme a pris le contrôle de la comptabilité de l'entreprise, tout va mal et mon père est trop aveugle et l'aime pour comprendre ses jeux.
Safia : Vas-tu parler à ton père de la situation ?
Djalika : Et il va me sortir une nouvelle fois de bla bla pour cacher les caprices de sa femme bien-aimée.
Safia : Eh bien, tu dois t'occuper de ta belle-mère à ta manière.
Elle soupira en prenant ses cheveux et en les attachant en un chignon.
Djalika : J'en ai marre de me disputer avec lui. Dès que nous nous croisons dans une pièce, je n'ai qu'une idée en tête : fuir.
Safia : Ne me dis pas que tu vas fuir parce que tu dois être là pour mon mariage.
Djalika : Bien sûr que non car je ne raterai ton mariage pour rien au monde.
Elles se sont enlacées.
_Manoir Diallo El Rahimi_
Ayem entra dans la chambre de sa mère et s'assit à côté d'elle sur le lit.
Anne : Ça va mon enfant ?
Ayem : Oui, tu sais que j'ai une excellente nouvelle pour toi.
Anne : Pourquoi avez-vous fui notre conversation sur votre mariage ce matin, j'ai l'impression que vous fuyez le mariage.
Ayem : Je ne fuirai plus le mariage, dans peu de temps tu verras ta nouvelle belle fille.
Anne : J'espère que vous ne vous moquez pas de moi ? Parce que je dois choisir ta fiancée parmis toutes ses filles de la ville qui veulent que toi.
Il a commencé à sourire.
Ayem : Maman, je ne suis plus un enfant et je dois vous dire que j'ai fait la paix avec Carter N'diare.
Anne : C'est une bonne nouvelle, je suis contente que la guerre soit enfin finie car il était temps.
Ayem : C'est vrai, c'est pour ça que je devrais épouser sa fille en pacte.
Anne était surprise. Il se leva et fixa son fils avec un regard perçant.
Anne : Quelle blague ?
Ayem : C'est vrai maman.
Elle la regarda avec une grande surprise face à la situation.
Anne : mais personne ne connaît sa fille.
Ayem : elle est très belle, tu l'aimerais parce qu'elle n'est pas aussi populaire que les autres filles de notre classe.
Anne : Si tu le dis, pourquoi pas ?
_ Château de Carter Ndia're_
Djalika est arrivée à la maison. Elle a cherché Jodhi dans toute la maison et l'a finalement trouvée dans la cuisine.
Elle s'est installé et l'a aidée.
Djalika : Jodhi !
Jodhi : ma puce, tu es là.
Elle prend le couteau pour couper les oignons et les mettre dans la marmite.
Jodhi : ta mère est fière de toi.
Djalika : tu sais qu'elle me manque parfois beaucoup. Dès fois j'envie de tout oublier.
Jodhi : Tu dois t'y habituer car c'est meilleur pour ta santé car très bientôt tu vas te marier.
Elle était surpris. C'était la première fois depuis qu'elle connaissait Jodhi qu'elle lui parlait de son mariage.
Elle posa le couteau et répondit avec un regard curieux.
Djalika : quel mariage ? C'est la première fois que vous m'en parlez.
Jodhi : Je sais mais je suis sûr que tu auras de bonnes nouvelles très bientôt.
Djalika : Voilà la bonne nouvelle, avec mon papa et Mala je ne peux que m'attendre au pire de leur part.
Jodhi : Ton père t'aime beaucoup Djalika, tu ne dois pas l'ignorer même s'il ne te le montre pas assez mais c'est vrai.
Elle soupira.
Djalika : la seule personne que mon père aime vraiment, c'est sa femme, c'est pourquoi je dois épouser l'homme que je choisis.
Jodhi : Pensez-vous que tu pourras le faire ?
Djalika : Bien sûr, à moins que tu saches quelque chose que je ne sais pas encore.
Jodhi : non non !
Elle continua sa préparation mais Jodhi le regarda d'un air inquiet.
Mala apparut dans la cuisine et dit d'un ton moqueur.
Mala : C'est bien que tu te prépares comme femme au foyer car très bientôt tu devras travailler comme Jodhi chez ta belle-famille.
Elle leva les yeux au ciel.
Djalika : Malheureusement, tu n'es ni une bonne épouse ni une bonne ménagère.
Mala : C'est vrai parce que j'ai épousé un homme qui m'aime, je ne vais pas épouser son pire ennemi.
Après avoir entendu cela, elle est allé positionner a côté de sa belle-mère pour en savoir plus sur ce qu'elle venait de dire.
Djalika : mon pire ennemi de quoi tu parles finalement Mala ?
Elle rit et lui caressa le visage.
Mala : Demande à ton père car il doit te le dire.
Elle lança à Jodhi un drôle de regard qui était triste pour Djalika et quitta la pièce alors que les mots de Safia venaient à l'esprit de Djalika à ce moment-là.
Elle tomba au sol soudainement étourdi et silencieux également.
Djalika : Mon Dieu, mon père est-il d'accord avec la jeune Ayem pour une proposition de mariage ?