Je mets en joue les deux annonceurs de mauvaises nouvelles. Et si les tuer anéantissait leur message tout simplement. Ils meurent et Manu revient, et on en parle plus ! Mahel fait un pas en avant. — Ne m’approche pas, fais-je. Ma voix est déjà moins affirmée. Je ravale les sanglots qui montent en vague en moi. Mon chef ignore mon ordre, et continue son avancée vers moi. Ma main tremble, mais je le menace toujours. Je laisse finalement Mahel se positionner à quelques centimètres de moi. Il pose tranquillement sa main sur mon bras, et je me force à baisser mon arme. — Je suis désolé, Myriam. Manu est parti avec le loup noir. J’entends mon flingue tomber à terre, et je respire mal, très mal. Je cherche encore un peu d’espoir dans les yeux de Mahel. Je n’y trouve que la tristesse de l’ann


