Dans la voiture qui nous conduit à la Meute, je réalise que j’ai énormément dormi. J’ai quitté les locaux de la Meute vers vingt heures, après avoir veillé très longuement mon loup, et il est déjà presque midi. Mahel a tenu sa promesse d’organiser les funérailles très vite. Je retrouve Manu dans le salon. Les larmes envahissent à nouveau mes yeux, mais je les refoule. Je regarde Marie qui est encore dans la pièce. — Je n’y arriverai pas toute seule. Tu veux bien m’aider ? lui demandé-je. Elle opine du chef et revient vers nous. Elle m’aide à déshabiller, laver et préparer mon loup, le tout dans un silence seulement perturbé par le ronronnement du lit froid sur lequel il repose. Tout se fait au sein de la Meute. Le cercueil noir arrive avec le personnel des pompes funèbres réquisitionné


