Chapitre 2

1426 Mots
Je ne sais pas combien d'heures nous avons roulés avant de nous stationner devant une maison qui n'a rien de particulier. C'est une belle maison certes mais elle n'avait rien de particulier. C'était comme ces maisons que nous avions l'habitude de voir tous les jours dans nos balades. Mais peut-être que je venais de me tromper. S'il n'y avait pas toute cette histoire derrière je me serai sentie heureuse qu'on porte partout mais là j'avais juste envie de m'échapper et de fuir. L'homme que je considérais maintenant comme un garde forçais Léa à suivre son rythme de marche. On nous fit entrer au salon et je précise que jusque là tout était vraiment banal. On a continué jusqu'à un ascenseur. Le garde resta dehors et nous entrâmes avec le boss. Il ne nous portait aucune attention. L'ascenseur s'arrêta à un moment donné et on se mit tous dehors. C'est là que j'ai vu la splendeur des lieux et que je me suis rendue compte que nous étions sûrement au sous-sol…. Mais pourquoi construire une maison avec un sous-sol? Tant de questions me trottaient à l'esprit. Avec mon amie,on nous a enfermé dans une pièce en nous disant que lorsqu'on apprendra le respect on sera alors libéré. J'étais tellement dépassée que je me suis mise à rire aux éclats. Léa m'a sûrement prise pour une folle. Elle a raison parce que moi même je ne comprenais rien de ce qui nous arrivait. Comment on peut se comporter comme un parfait sauvage? Un homme sans éducation ? Nous ne sommes tout de même pas ses employés et même si c'était le cas je crois que nous avons droit à un minimum de respect et de considération. De plus, il ne nous connaît aucunement. Devant lui je me suis montrée très forte mais là j'ai la trouille. Je n'avais rien sur moi. Pas de téléphone, pas de papiers. J'étais toujours avec mes habits de stripteaseuses. Léa aussi n'avait rien. Nous étions dans la m***e jusqu'au cou. Il ne restait plus qu'un miracle pour nous sortir de là. Et s'il fallait attendre un miracle,je parie que nous allons vraiment durer en ces lieux. Il nous fallait trouver une solution. Mais laquelle ? Nous sommes restés là à cogiter tout au long de la nuit sans vraiment savoir que faire. Je ne savais pas à quel moment je me suis endormie. Au moins la pièce était bien équipée. Il y avait une douche, un lit pour deux places et même un réfrigérateur dans lequel on pouvait trouver de quoi manger. On ne doit pas non plus rester affamés. Les rayons du soleil sur mon visage m'ont fait savoir qu'il faisait jour. Je n'avais jamais autant dormi de ma vie. Comme on le dit, quelque chose malheur est bon. Toujours occupée à courir de gauche à droite à la recherche du pain quotidien et un confort de vie j'avais oublié à quel point il est important de se reposer. Mais est-ce que cette paix allait faire long feu? La question restait posée. Je n'avais rien sur moi mais je voulais au moins prendre une douche. Je me suis déshabillée et je suis entrée dans la douche. Heureusement il y avait du savon et un gel de douche. Peut-être ils ont mis ça là quand on dormait sinon pourquoi aurait -il des effets de dames dans une maison d'hommes ? De J'ai rapidement pris une douche et je suis sortie avec une serviette à ma poitrine. J'étais heureuse, même si je n'étais pas vraiment propre. J'ai pris quelque chose à grignoter et j'ai réveillé Léa. Elle avait une mine tellement abattue. Je me suis assise sur le lit et elle était en train de se frotter les yeux comme un bb. -Hmm. Je… je tenais à m'excuser pour tout ça. Je sais que c'est de ma faute si nous en sommes là. Tu sais… -Mais qu'est-ce que tu racontes bb? -...... -Arrêtes de dire des bêtises s'il te plaît. Tu sais très bien que je ne t'abandonnerai jamais peu importe la situation qui se présentera. Et on va se battre et s'en sortir. Comme on l'a toujours fait. Arrêtes de culpabiliser. -Merci beaucoup. Tu môtes un énorme poids. Elle m'a fait un câlin et à prit une douche à son tour. Nous n'avions rien à porter et donc nous étions là avec des serviettes. Les heures passaient et personne ne nous ouvrait. Ça devenait de plus en plus inquiétant. ***Christian MORONNE*** Aujourd'hui je ne suis pas sortie. J'ai reporté tous mes rendez-vous pour rester à la résidence. Je sais que ce que je fais est mal. Je n'ai aucun droit sur elles pour les garder enfermées ainsi. Mais j'avoue que je n'ai pas envie de les voir partir. Surtout Anastasia. Quand je l'ai vu hier au cabaret, je n'ai plus réussi à détacher mes yeux d'elle. Je veux la posséder. Mais comment sera t'il possible ? Je sais qui je suis et lorsqu'elle le saura je n'aurai plus aucune chance de l'avoir à mes côtés. C'est fou mais je peux vous dire que je tiens déjà à elle. Et non je ne la connaissais pas auparavant. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi mais je la veux et c'est tout. L'heure ne fait que passer et je crois bien que je devrais aller les voir et leur permettre de s'en aller. Mais mon cœur et mon esprit me dictent le contraire. Je suis tellement occupé à penser à cette fille que je ne me suis pas présenté. Mon nom est Christian Morrone. Je suis comme certains le disent un mafieux. Bon je ne donnerai pas ce nom à mon activité. Je dirai juste que je suis dans le t**************e et autres stupéfiants et que je n'hésite pas à éliminer les adversaires s'il est nécessaire. J'occupe une très grande place dans cette région. Je dirai même que je suis à la tête. Je me plaît bien dans ce que je fais et je ne compte pas m'arrêter. Je viens de fêter mes 28 ans. Pas trop vieux en tant que tel. En plus de ces activités j'ai aussi plusieurs entreprises qui sont dirigées par des hommes de confiance. Non trêve de discussion. Je dois maintenant aller voir mes invités. J'espère qu'elles ont passé une bonne nuit vu que tout était à leur disposition. Je sais que vous vous demandez sûrement pourquoi on a construit une maison avec un sous-sol. Eh bien c'est simple. Ça nous aide souvent quand nous avons des activités à mener. Pour ceux qui comprennent bien-sûr. Je prends l'ascenseur et je vais en direction de la pièce dans laquelle elles sont. Une fois que j'ouvre la porte, c'est le regard rempli de rage de mon amie d'hier que j'ai d'abord croisée. Elle avait juste une serviette à la poitrine. J'ai sorti mon téléphone et j'ai ordonné à un de mes hommes d'apporter des vêtements de rechange. La voir dans cette tenue me fait des effets fous. Je m'approche pour la saluer et lui parler et elle m'accueille par une gifle. Waouh. Et dire que je venais les libérer. Elle me donne envie de les garder plus longtemps. Quelle audace. Elle va regretter son acte. Je ne compte pas lever la main sur elle. Je ne frappe pas les femmes. Mais je vous assure qu'elle va le regretter… Lorsque le garde amène les habits je les lui jette à la figure et je ressors en refermant la porte. Je suis tellement en colère que je préfère ne rien faire sur le champ. Mais elle se prend pour qui cette fille ? C'est vrai que je la trouve belle mais de là à lever la main sur moi? Je ne le permet pas. Elles vont encore passer une nuit ici et peut-être demain je les libérerai. L'argent n'est pas un problème pour moi. Je peux leur donner plus d'argent que ce qu'elles allaient avoir en travaillant dans ce cabaret. D'ailleurs je ne sais pas si elles y retourneront. Le boss des lieux à peur de moi et de mes hommes. Après notre affront de la nuit dernière je ne sais pas si il voudra prendre le risque de les accepter une fois de plus dans son cabaret Après avoir ravalé ma colère je prends ma voiture et je pars en direction d'un endroit inconnu. J'ai juste envie de prendre l'air et d'être seul. En conduisant, une idée me vient en tête. Je tourne alors à gauche et je prends un virage. Je conduis une trentaine de minutes et je me gare.
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