Chapitre 3

1373 Mots
J'ai une maison à moi seul à quelques centaines de la résidence et c'est là que je viens lorsque j'ai envie d'être seul où de réfléchir à ma vie. Je ne suis pas un sans cœur comme certains le pensent. J'ai vécu énormément de choses dans mon enfance et c'est ce qui fait que je suis aujourd'hui l'homme que je suis. Je l'ai dis plus haut je ne suis pas un homme normal. Je ne sais pas comment prendre soin d'une femme. Ce n'est pas que je n'en ai pas envie mais je ne sais pas comment le faire. Je ressens toujours du plaisir à les voir pleurer où même me supplier. C'est de leur souffrance que je tire mon plaisir. C'est inhumain je l'avoue. Mais c'est comme ça que je suis. Peut-être vous en saurez plus sur moi dans le futur. Pour l'instant je n'ai pas envie d'en parler. Une fois dans mon lieu secret je rentre et ferme la porte derrière moi. Je continue dans ma chambre prendre une douche bien froide avant de me coucher dans ce grand lit. J'étais tellement fatigué que je me suis endormi dans les minutes qui ont suivies. J'ai dormi pendant plusieurs heures avant de me réveiller avec une décision déjà prise en tête. Ça fera bientôt deux jours que je garde ces filles chez moi et bien que la plus jeune ait un mauvais caractère je ne peux en aucun cas la contraindre à rester chez moi. Je me fais quelque chose à manger pour reprendre un peu de force et je reprends le chemin pour la résidence. Je ne m'adresse à aucun de mes gardes. Je continue au sous-sol. J'ouvre la chambre et je vois son amie qui se tenait là et tournant en rond pendant que madame était couchée dans le canapé. Je ne vais pas me laisser distraire par ses comportements de gamine. Ma présence ici à un but et je compte l'accomplir. Je fais signe à son amie de s'approcher et c'est ce qu'elle fait. Je lui remets une fiche que j'ai pris le soin de rédiger et d'imprimer en lui intimant l'ordre de s'en aller. Madame se redresse alors toute furieuse et commence à me traiter de tous les noms. Elle vient aussi en direction de son ami avec sûrement pour intention de la suivre. Je la retiens par le bras et de l'autre main elle essaye de me gifler. Je la rattrape à temps et lui lance un regard amer. Et c'est à son ami de la raisonner. Elle lui fait savoir que le fait qu'elle puisse partir est en quelque sorte une bonne chose et lui promet de revenir la chercher. Elle semble avoir confiance en son amie. Elle se calme et repart s'asseoir quand je lui lâche les bras. Son amie se met dehors et je referme la porte. Elle saura se débrouiller pour quitter cette résidence et mes gardes ne la retiendront pas puisqu'ils m'ont vu entrer. Je m'avance doucement vers ma perle et je l'appelle par son nom.. Elle me regarde d'un air étonné. Moi je souris. Elle se demande sûrement comment je connais son nom. J'ai fait des recherches sur elle. Sur sa famille,tout ce que j'avais envie de savoir sur elle je l'ai su. Au moins on a un point commun. Nous vivons seuls dans ce monde. Pas de père ni de mère. Je suis pris de compassion pour elle. Je sais ce que ça fait de n'avoir aucun de ses parents. La souffrance qu'on doit endurer juste pour survivre. Et c'est pourquoi je ne permettrai jamais qu'elle retourne se trémousser dans ce cabaret. De gré ou de force, elle devra l'accepter. -Je vois que tu es une femme très coriace. Dis-je avec dédain. -...... -Tu peux me parler. Je ne mords pas. -Laisse moi m'en aller. Que me veux-tu? -Je ne sais pas. Dis-je avec sincérité. -Je ne suis pas le genre d'homme à tourner autour du pot. Tu me plais. Je veux te garder ici près de moi. Tu auras la vie que tu souhaites. Mais ne retourne pas dans ce cabaret. Je ne répondrai plus de moi. J'étais vraiment sérieux et elle l'a ressentie dans mes propos. Elle a gardé le silence pendant un bout de temps avant de me répondre. -Moi je ne t'aime pas. Et ce cabaret c'est de là que je gagne mon pain. -Je sais. Je suis prêt à te donner tout l'argent dont tu as besoin pour une activité plus noble. -Et pourquoi tu ferais tout ça ? Tu ne me connais pas. Tu m'as rencontré il y a deux jours. Je me trompe? -Oui. Mais j'ai vite su que je voulais te posséder. -Je ne suis pas ta chose. -Je n'ai pas dit le contraire. -Je veux ma liberté. -Tu refuses donc ma proposition ? Ne m'oblige pas à te contraindre à quoi que ce soit. Et ne pense même pas à impliquer la police. Personne n'osera s'approcher de moi. -Je veux partir d'ici. -Bien. Tu as jusqu'au soir pour changer de décision et si tu ne veux toujours pas alors je te laisserai t'en aller. J'avais envie de la forcer à rester avec moi mais je ne pouvais pas le faire. Pourtant je le fais facilement avec d'autres filles. Mais avec elles c'est une tout autre histoire. Lorsque je pars du sous-sol, mon téléphone sonne. Je décroche et constate qu'il s'agit de mon homme de main. Il ne m'appelle qu'en cas de danger. Je me rends compte qu'on devra sûrement affronter des ennemis. Je me précipite vers l'une des voitures et fais signe à quelques hommes de venir avec moi. Il y a une arme et des balles dans la voiture au cas où… Nous sortons en direction de là où sont les autres. Je ne m'étais pas trompée. Nous sommes confrontés à une bataille et nous devons vite agir. ***Anastasia Call*** Je ne sais pas ce qui lui a pris de me parler ainsi posément. J'avoue que sa proposition me tente. Je n'aime pas vraiment ce travail que je mène. Je n'aime pas me trémousser devant ces hommes juste pour l'argent. Mais je n'ai pas le choix. Je veux accepter son aide. Mais en échange de quoi? Que veut-il de moi? Il dit que je lui plais. Mais je n'en suis pas si sûre. Et s'il voulait juste profiter de moi? Je ne vais pas le nier. C'est un bel homme en plus il est bien bâti. Je m'imagine déjà en train de tracer des traits imaginaires sur son corps si musclé mais non. Je ne peux pas lui faire confiance. Je ne le connais pas. Je prends une douche et je suis prête à m'en aller. J'attends juste qu'il vienne m'ouvrir la porte. Mais malheureusement ou heureusement ce ne fut pas lui qui se présenta. Il envoya un de ses hommes me libérer. Je le suivis jusqu'au salon. Je fus choqué par ce que je vis. L'homme en question était en sang et se dirigeait dans une chambre à côté. Je suis restée plantée là. Le garde est sorti dans la cour et moi j'ai jugé bon de suivre mon sauveur de la nuit dernière. Je le regardais à travers la porte de la chambre qui n'était pas bien fermée pour se débattre pour panser ses blessures. J'ai eu compassion de lui et je suis rentrée. J'ai pris ce qu'il avait en main et j'ai déposé sur le lit. Il était étonné de me voir là. J'ai nettoyé ses blessures et je l'ai aidé à mettre les bandages. Il m'a fait un sourire et je le lui ai rendu. -Qu'est ce qui t'est arrivé ? -Je l'ai eu au travail. Merci pour le coup de main. -Quel genre de travail ? -Tu n'est pas prête pour le moment. Et c'est ainsi qu'on a commencé une discussion qui n'allait sans doute jamais se terminer. Il me parlait de tout sauf de son travail et de qui il était vraiment. Il voulait en savoir plus sur moi. La causerie allait bon train. Je me suis réveillée le lendemain dans son lit et je n'avais qu'un tee shirt sur moi. J'ai eu extrêmement peur. Qu'est ce qui s'est passé la nuit dernière ?
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