VOui, la démarche des demoiselles de Lavarande était insensée. Au point où en étaient les choses, aller trouver M. Galpin-Daveline, c’était peut-être lui porter des armes dont il écraserait Jacques. Mais, à qui la faute, sinon à M. Chandoré et à maître Folgat ? N’avaient-ils pas commis une impardonnable imprudence en partant pour Boiscoran sans prévenir, sans autre précaution que de faire dire par le domestique de M. Séneschal qu’ils seraient de retour pour dîner et qu’il ne fallait pas s’inquiéter ? Ne pas s’inquiéter !… Et c’est à la marquise de Boiscoran et à Mlle Denise, à la mère et à la fiancée de Jacques qu’ils disaient cela !… Certainement, sur le premier moment, ces deux infortunées conservèrent un sang-froid relatif, chacune s’efforçant de donner à l’autre l’exemple du courage


