IVLe cheval de M. Séneschal était peut-être un des meilleurs de l’arrondissement ; mais celui de M. de Chandoré lui était encore supérieur. En moins de cinquante minutes furent franchis les treize kilomètres qui séparent Boiscoran de Sauveterre. Cinquante minutes pendant lesquelles M. de Chandoré et maître Folgat n’échangèrent pas cinquante mots. Lorsqu’ils arrivèrent, la cour du château de Boiscoran était silencieuse et déserte. Portes et fenêtres étaient hermétiquement closes. Sur les marches du perron était assis un jeune paysan à robuste carrure, lequel, à la vue des « bourgeois », se leva et porta la main à son bonnet de laine. – Où est Antoine ? lui demanda M. de Chandoré. – Là-haut, monsieur le baron. Le vieux gentilhomme essaya d’ouvrir la porte ; elle résista. – Oh ! monsieu


