XXVIQuatre ans plus tard, vers la fin de décembre, le duc Henri de Guise, accompagné d’une brillante suite, arrivait au château de Blois pour assister aux États généraux convoqués par le roi. Peu de mois auparavant dans Paris d’où Henri III s’était enfui, il avait fait une entrée triomphale à la tête des Ligueurs, en la célèbre journée des Barricades. C’était là, pour le souverain, une humiliation que ne pouvait oublier ni pardonner le fils de Catherine, dissimulé, vindicatif et sans scrupule comme elle. Henri de Guise, grisé par son succès et sa popularité, dédaignait les conseils de quelques cerveaux prudents de son entourage et, sans défiance, pénétré d’ailleurs de mépris pour le faible et incapable Henri III, acceptait désireux de réconciliation. L’accueil du roi ne pouvait que le con
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