XI

2010 Mots

XIBérengère, tenant deux gros bouquets de violettes qu’elle venait de cueillir dans l’enclos, entra dans le retrait tendu de tapisseries de Bruxelles où Mme de Trégunc lisait, enfoncée en des coussins de brocart vert tissé d’argent. – Madame, puis-je aller porter ces fleurs à la chapelle ? – Certes, mignonne. Appelle Silia, pour qu’elle t’accompagne. D’après l’ordre formel de Wennaël, Bérengère ne circulait jamais hors de l’appartement qui lui était attribué sans l’escorte de dame Perrine ou d’une des femmes de la marquise. Elle s’étonnait quelque peu de cette exigence, mais, toujours discrète, elle ne demandait pas d’explications et se contentait d’obéir à celui qui avait toute la confiance, tout l’amour de son jeune cœur. Avec l’aya, elle gagna donc la chapelle, par de longs couloirs

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