Épisode 5

3147 Mots
#CHAPITRE_5 Brittany sait pertinemment que William n'est pas heureux de travailler en sa compagnie. Cette déception est réciproque parce que si elle avait le choix, jamais elle n'aurait choisi le plus faible de la classe, celui là même qui va la ralentir dans le travail. Elle sait qu'elle ne peut pas l'obliger à travailler néanmoins, elle espère qu'il porte à cœur ses études et pour éviter un second échec il doit se mettre au travail. La semaine a repris ainsi que les cours. Brittany s'y rend tous les matins et revient le soir, soit avec son père qui rentre tôt et passe la chercher, soit toute seule en taxi. Jusqu'à présent elle n'a toujours pas reçu de William la date du prochain jour de travail, elle l'observe au campus médire des autres avec ses amis, c'est d'ailleurs sa seule distraction lorsqu'il est au campus. C'est après la dernière convocation de sa mère qu'il a été obligé de venir en cours tous les jours et se fait surveiller par monsieur NGOUNOU qui relève tous les jours ses présences. A la moindre absence il prévient sa mère. Raison pour laquelle William est présent tous les jours malgré lui. Brittany a bien envie de se rapprocher de lui et lui demander à quand la prochaine séance, mais le connaissant maladroit, elle risque de prendre son poing dans la figure. Elle préfère patienter jusqu'à ce qu'il décide de prendre cet exposé au sérieux. Pendant ce temps, elle fera des recherches de son côté. Ce matin dès son arrivée, elle l'a vu au couloir avec ses amis. Elle porte une salopette en jeans avec des tennis. Lorsqu'elle passe devant ses camarades, ils éclatent de rire. Entre les rires elle peut entendre William dire ‹‹ c'est la salopette de sa grande mère ›› et les autres rient aux éclats. Brittany est habituée aux moqueries, ça ne lui fait ni chaud ni froid. William ne se gêne pas pour se moquer de sa partenaire de travail, ce que Adrien voit d'un mauvais œil et n'hésite pas à le lui faire savoir. Adrien : je crois que tu devrais arrêter de te moquer d'elle elle peut te faire un sale coup avec votre exposé. William : je m'en fous. D'ailleurs, qu'elle le fasse seule. Je m'en moque. Fabrice : je suis avec toi mon frère qu'elle aille se faire voir. Adrien : tu es très mauvais conseiller Fab, ton ami est en train de se prendre un zéro dans une matière aussi importante qui pourrait lui coûter sa licence, toi tu l'encourage. Pendant ce temps tu iras faire ton exposé n'est ce pas petit noyeur Fabrice : ehh je ne te permet pas de me parler comme ça. Tu te prends un peu trop la tête. William : Arrêtez de vous disputer. Adrien : Smith, depuis que tu as dis à Brittany que tu devrais lui communiquer la date de la prochaine séance tu ne l'a pas fait. Sache que tu vas reprendre encore cette classe et nous tous allons partir tu vas rester là, écoute toujours les faux conseils de Fabrice. stuippp je me casse. Adrien s'en va. Fabrice : c'est ça va t'en. Mais il se prend même pour qui. Parce que tu lui donnes un peu d'importance, il veut se la péter. On ne me fait pas ça hein. William : calme toi aussi. Qu'est ce qu'il y a tu t'agites comme une gonzesse. Je dois avoir la licence mais je refuse de passer par cette fille. Ah ça c'est une punition m***e. Fabrice : laisse tomber allons en cours.. William : qu'est ce qu'on a ce matin? Fabrice : je crois français. Je me demande toujours pourquoi on nous apprend encore le français tout ça pour nous embrouiller. William : je t'assure. Ils sont allés en cours. A la pause, William est allé retrouver Brittany à la bibliothèque ou elle a l'habitude de passer le temps lorsqu'elle n'est pas à la cantine. William : salut. Brittany : Salut. William : demain ça serait bon, deux heures après les cours. Brittany : ça marche. J'espère que tu as fait tes recherches. William : je sais ce que j'ai à faire, tu n'as pas besoin de me le rappeler. Brittany : c'est toujours mieux de rappeler sait-on jamais. William : stuiiippp William va retrouver ses amis à la cantine. Fabrice s'étant déplacé pour l'arrière du campus pour fumer c'est avec Adrien qu'il va manger. Adrien : si moi j'étais à ta place j'allais tout faire pour avoir une excellente note et pour l'avoir il faut exploiter le potentiel de cette fille .c'est vrai qu'elle n'est pas la meilleure mais c'est une bosseuse. William : Hummm. C'est une fille qui me fait réfléchir. Je me demande pourquoi elle décide d'être comme elle est alors que ses parents ont un peu. J'étais chez elle et je peux te dire que la théorie selon laquelle elle est pauvre est fausse. Adrien : ah je ne sais pas. Tu vas lui demander. William : pardon ? Lui demander ?. stuippp j'ai dû mal à lui parler c'est faire la conversation avec elle qui va me laisser? Changeons de sujet. Regarde derrière toi la nouvelle fille qui est en deuxième année de communication. Adrien se retourne légèrement pour regarder la fille en question.. Adrien : un joli bébé. William : ce sont les formes que tu veux voir. C'est ma nouvelle proie je l'ai à l'œil. Adrien : elle a l'air d'une fille sérieuse. Elle doit avoir son mec ailleurs. William : j'en ai rien à foutre. Personne ne me dis non. Attends tu verras. Fabrice arrive . Fabrice : les gars j'ai une issue pour sortir allons-y. Adrien : mais la journée n'est pas finie Fabrice : et puis quoi ? Ma part est finie je me casse. Allez Smith allons regarder le match au stade j'ai pu avoir des billets. William : Tu as raison, je ne sais pas ce que je fou ici. Cobra m'a vu le matin donc il sait que je suis en cours. Adrien tu viens ? Adrien :. Non allez-y. Ne comptez pas sur moi pour vous donner les cours que vous avez manqué.. Les deux amis sont partis. Adrien ne sait plus comment faire entendre raison à son plus vieil ami William qui suit inconsciemment l'irrécupérable Fabrice qui s'en fou de tout et n'a que faire de ses études. Seul sur sa table, il voit Brittany passer et la salue . Adrien : Salut Brittany. Elle se retourne tout étonnée. Elle regarde à ses côtés pour se rassurer qu'il s'adresse réellement à elle. Brittany : c'est à moi que tu t'adresses ? Adrien : oui c'est à toi, ça t'étonne ? Brittany : euhh oui ça m'étonne. C'est parce que tu es seul que tu me salut ou tu veux me provoquer. Le piège est à quel niveau ? Adrien : tu sais quoi, laisse tomber. Il se lève et disparaît. Brittany : oh ! Brittany se retourne et fait face à Tatiana et Doris qui lui barrent la route. Tatiana : ehh Miss Jésus tu discutes avec Adrien, tu crois que c'est ton ami ? Tu t'es bien regardé. Ici tu n'as pas d'amis tu ne parle à personne d'ailleurs c'est la résolution que tu as pris pourquoi tu veux la briser. Le petit Adrien te plaît ? hahahaha tu n'atteins même pas le quart de charisme de sa petite sœur. Je te parle de sa petite sœur qui a 16 ans. Elle est plus stylée que toi. Tu as vu ça Doris elle veut se taper Adrien. Doris : Adrien est mon kiff de l'heure donc va jeter ton dévolu ailleurs pourquoi pas chez le mendiant qui réclame les sous devant le portail vous allez bien ensemble. Tatiana : hahahaha tu as bien vu. Ils vont tellement bien ensemble. Ils ont le même goût. Brittany veut passer, elles lui barrent à nouveau la route. Tatiana : tu comptes aller ou la. Cobra : mademoiselle MBOT et mademoiselle NYA pourquoi vous l'empêcher de passer. Le surveillant qui a vu la scène s'est approché d'elles. Tatiana : euhh monsieur c'est que nous sommes en train de causer. Cobra : je sais que vous l'embêtez constamment dans ce campus et je n'aime pas ça. Mademoiselle EDIMO ne dérange personne elle fait comme si vous n'existiez pas faites en de même. Dégagez de son chemin. Les deux copines se reculent. Brittany adresse un merci au surveillant et s'en va la tête haute. Cobra : ehh vous deux là si je vous vois encore la perturber je vous ferai laver les toilettes est ce que je me suis fait comprendre. Doris : oui Monsieur. Cobra : mademoiselle MBOT je ne t'ai pas suivi ? Tatiana : oui. Cobra : oui le chien n'est ce pas tu crois que je suis ton égal. Tes caprices de fille pourrie gâtée que tu fais aux autres tu m'arrête ça quand tu es en face de moi. Je te puni sévèrement et personne ne me parlera fort. Allez réponds.. Tatiana : oui Monsieur. Cobra : dégagez de mon champ de vision b***e de maigrichonnes. Il les regarde partir jusqu'à disparaître avant de poursuivre sa tournée. William a passé la journée en compagnie de son ami ; après le match, ils sont allés fumer un coup avant de rentrer. A sa grande surprise, William trouve sa mère à la maison. Elle est assise dehors et lit un journal. Il se demande si elle est au courant qu'il a fuis les cours. Une chance qu'il a emporté avec lui le casque de sa moto. Il va la garer à sa place.. William : bonsoir maman Mme Germaine : bonsoir. Viens t'asseoir je dois te parler. William : euhhh c'est par rapport à quoi ? L'école t'a appelé ? Mme Germaine : tu as fait une bêtise ? William :. Non je.nai rien fait.. Mme Germaine : et pourquoi cette question. William : ok laisse moi déposer mon sac dans la chambre. William court dans sa chambre rapidement, il prend un chewing-gum qui met dans la bouche pour masquer l'odeur de la cigarette. Il porte des babouches et sort. Il prend place sur la chaise à côté de celle de sa mère. Sur la table qui les sépare est posée une bouteille de vin rouge qu'elle déguste. Mme EBODE dépose le journal et regarde son fils. William panique intérieurement il se pose mille questions. Mme Germaine : tu vas bien ? William : oui oui ça va. Mme Germaine : et l'école ? William : ça devient sérieux. Mme Germaine : ça devient sérieux et jamais je ne t'ai vu lire ton cahier. J'espère que tu sais que si tu rate encore ta licence je ne te paierai plus l'école. Cette école de formation est la plus coûteuse de la ville. Je n'ai pas d'argent à jeter, je préfère encore aller scolariser les enfants au village qui veulent bien aller à l'école et manque de moyens. C'est toi même qui a choisi les Ressources Humaines alors que je t'ai demandé de faire banque et finance pour pouvoir te situer mais qu'à cela ne tienne je pourrais te trouver une place chez moi d'abord en tant que stagiaire. Donc quand tu auras fini de composer et que tu auras les résultats oui parce qu'il faut se rassurer que tu obtiens ton examen c'est là que je pourrais te faire entrer dans la banque en commençant par un stage. Ça te convient ? William : oui maman c'est parfait. Mme Germaine : Mais tu dois travailler. S'il te plaît mon fils, honore moi aussi comme ta sœur le fait avec son père. Il se moque de moi parce que je n'arrive pas à te tenir la main. Je ne t'empêche pas de sortir tu as ton argent de poche plus ce que ton père t'envoie je ne sais pas si c'est ça qui te monte la tête. Tu ne manque de rien, tout ce que je te demande c'est de travailler. Samedi tu es rentré tard, j'ai fermé les yeux et joué à celle qui ne sait rien. Facilite moi la tâche je suis aussi fatiguée de crier. Prends ta vie en main aujourd'hui je suis là pour t'aider mais demain je ne serais plus là tu devra te débrouiller seul. William : j'ai compris maman Mme Germaine : va manger si tu as faim. William : je peux avoir un peu de vin ? Mme Germaine : non.. va-t-en et enlève moi ce chewing-gum de la bouge. William entre et va dans sa chambre. Il veut vraiment travailler pour rendre sa mère fière de lui mais l'attirance pour la vie de dehors est plus grande. Il ne sait pas dire non à une invitation ni à une virée festive encore moins à une belle jeune fille qui veut bien de ses câlins. Comment va-t-il faire pour avoir sa licence sans être obligé d'étudier.? C'est la question qu'il se pose..demain il va travailler avec Brittany et il n'a pas de fait de recherche. Même s' il veut la laisser seule faire le travail, il doit lui montrer au moins qu'il peut travailler. Le problème qui se pose à présent est qu'il ne sait plus où il a mis le document qu'elle lui a remis. Il se met à fouiller son sac, ses cahiers sur la table, au sol dans l'armoire, il ne trouve pas. Comment il va faire ses recherches sur un sujet dont il a perdu le thème. Il n'a pas son numéro pour l'appeler et lui demander de l'envoyer par mail. Aussi ça serait lui prouver qu'il est irresponsable. Fatigué de fouiller, il va se jeter sur le lit. Il ressent la présence d'un corps étranger sous le drap et se relève pour le regarder de quoi il s'agit. Il sort sous le drap le document en question. Il s'exclame ‹‹ mais comment c'est arrivé là ? Bah tant mieux je vais donc travailler ›› Il va s'asseoir sur sa table d'étude et commence à faire des recherches jusqu'à ce que le sommeil l'emporte. Le peu qu'il a pu regrouper dans un fichier il est allé chez Brittany le lendemain après les cours. Devant sa porte, il cogne à plusieurs reprises mais personne ne lui ouvre la porte. Il va s'asseoir sur le fauteuil qui se trouve dans un coin à la véranda. Après quelques minutes de patience, la porte s'ouvre, Brittany sort. Brittany : désolée j'étais sous la douche. William la dévisage et est étonné de la voir si mal habillée alors qu'elle sort de la douche. Sinon elle porte un bon parfum. William : ok Brittany : reste là j'arrive. Elle va prendre ses affaires et revient. Brittany : suis moi. Brittany l'entraîne derrière la maison ou se trouve la salle d'étude. C'est une petite salle, avec un tableau, des chaises et une grande table. Ils s'installent. William : apparemment tu es seule chez toi. Brittany : oui ma mère est sortie avec ma grande mère et mon père n'est pas encore rentré. Je peux voir tes recherches ? William : oui c'est dans la machine si tu as une clé je le mets à l'intérieur. Brittany : Ah c'est en encore en machine j'ai cru que tu allais écrire comme moi. Écrire est plus avantageux parce que ça te permet de retenir. William : moi je n'aime pas écrire Brittany : je vois. Ok donne moi ta machine je vais lire. William lui passe sa machine, elle prend connaissance de ses recherches. Brittany : tes recherches ne sont pas approfondies. Tu devrais élargir ton champ de recherche pour un meilleur résultat. Surtout organiser tes recherches ça va dans tous les sens là. William : tu critiques alors que je me suis battue. Brittany : tu peux faire mieux William. Si je te montre mon travail tu n'en reviendras pas. J'ai au moins 12 formats ou j'ai écrit tout en ordre et avec un titre pour chaque partie. Écoute je sais que tu n'es pas fier d'être ici je te rassure que moi non plus mais dans le souci de nous éviter une sous moyenne au devoir nous devons redoubler d'efforts pour travailler. Est-ce que je parle mal..? William : Non. Brittany : ok je vais te donner des sites où tu pourras faire des recherches. Tu peux commencer maintenant avec ton téléphone ce que tu trouves tu inscris sur un format au fur et à mesure. Tu peux le faire ? William : ais-je le choix ? Brittany : on a toujours le choix. William : je peux te poser une question ? Brittany : je t'écoute. William : ça te fait quoi lorsqu'on se moque de toi en longueur de journée. Brittany : m'as tu déjà vu me plaindre ? William : justement non. Brittany : si j'ai appris quelque chose dans la vie, c'est que chacun a le droit d'avoir sa propre opinion, de se faire son propre jugement. Je ne juge pas les gens parce que la société influence certains et ils se disent qu'ils doivent suivre son rythme, mais non. Vos moqueries ne m'atteignent pas, j'ai des problèmes plus importants que de m'occuper de l'habillement d'un camarade, de la chaussure démodée d'un professeur ou de la coiffure chinoise d'une camarade. Vous ne connaissez pas la vie des gens, puisque la vôtre est meilleure vous avez tout ce que vous voulez vous vous permettez de vous moquer de ceux qui n'en n'ont pas, si vous pouvez savoir que c'est de votre propre gueule que vous vous moquez. Je t'ai observé dimanche quand tu étais assis au salon, tu inspectais les lieux avec étonnement. Tu pensais que je vivais dans un taudis n'est ce pas. Hahahahahaha ça m'a fait rire. Bref, ce sont les choses de la terre. Comme j'ai dis on ne doit pas juger les gens, celui qui se moque constamment des autres peut cacher un problème, généralement c'est un problème de personnalité ils ont besoin de diminuer les autres pour se faire voir. Bon, travaillons. William : hummm ! Brittany : Quoi ? Exprime toi. William : tu veux dire que j'ai un problème de personnalité c'est ça ? Brittany : l'expression qui se sent morveux se mouche prend tout son sens. Ais-je prononcé ton nom ? Tu veux vraiment qu'on ouvre ce sujet ? William : travaillons donc Miss Jésus. Brittany : Si tu m'avais surnommé Miss satan ça m'aurait dérangé, c'est toujours mieux de servir le Seigneur tu ne crois pas ? William : pffff ! Brittany : bienvienue la politesse. Ok tu es sur ta machine je suis sur la mienne. Ils se sont mis au travail dans le calme.. William ne digère pas ce qu'elle vient de lui dire même s'il n'a pas voulu faire plus de commentaires il est resté choqué. A SUIVRE...
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