~~~MAKHTAR MALADO NDIAYE
La fête battait son plein depuis des heures, mais je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi et me reposer.
J'avais passé la soirée à faire bonne figure, à sourire aux invités, à écouter les compliments sur ma réussite professionnelle et à éviter les regards insistants que je lançai à la jeune fille de mon employé.
Je savais que ma femme Ndellah n'appréciait pas du tout mon attitude, et je redoutais le moment où elle allait exploser de jalousie et me faire une scène.
Ce moment arriva plus vite que je ne l'aurais souhaité. À peine avais-je mis un pied dans la maison que Ndellah se mit à hurler comme une furie.
Elle: YA NIAKK DIOM DEUG MAKHTAR ! MANE NGUAY TEUKEULÉ AK XALEI BOU NDAW BOBOU ? IOW DO SAKH ROUSS, TCHIIM. AK LIMA LA DÉFAL SI ADINA YEUP, GUISSO DARA LOUDOUL DIMA WAKH NI QUE BO BEUGUÉ TAKATT DIABAR MOM NGUAY TAKK !!!
(Tu n’as aucune vergogne Makhtar ! C’est moi que tu compares avec cette minette ?! Je te jure que tu n’as même pas honte. Avec tout ce que j’ai fait pour toi, tu oses me balancer que s’il t’arriverai à vouloir une deuxième femme, c’est elle que tu épouserais) tonna-t-elle.
Je soupirai intérieurement. J'avais envie de lui dire de se calmer, de baisser la voix, de laisser tomber. Mais je savais que ça ne servirait à rien. Ndellah était de ces femmes orgueilleuse, autoritaire, possessive. Elle ne supportait pas que je regarde une autre femme même si c’est juste par curiosité.
Moi: On n'a failli faire un accident à cause de tes cris qui commence réellement à me faire perdre toute patience. Je te dis de baisser d'un ton tout de suite avant que je te casses la gueule. Lui dis-je.
Elle: Ça sera trop facile alors. Tu ne me respectes pas Makhtar et tu ne l'as jamais fait d'ailleurs. DANS CETTE RELATION, C'EST SEULEMENT MOI QUI FOURNIT DES EFFORTS, À CROIRE QUE T'ES MIEUX QUE MOI. GUISS NGUA NAK MANE DOMA TAKK, DIEULÉ MA SI KEUR, DOUGUEUL MA SI KEUR BA PARÉ DIMA MISÈRE LO DÉH. DOUMAKO SAKH NANGOU !!! KOUMA GUISS MAY RÉÉ WALA MA SOLEU RÉK, NIOU YAKARNI MA NGUI DOUNDOU ALDIANA NAKATÉ MA NGUI DÉÉ TÉ YALLA RAYOUMA. DOU YAYE NAK, DOU MBOOK, DOU XARIT BOU XAM LIMAY DOUNDOU SI BIIR KEUR GUI. BEUG LA AK BEUG SEUY RÉK MOTAX MA DOUGOU SI SEUY BI WAYÉ NAK DAFA DOY ! DAMA SONEU SI KHÉTOU DOUNDINE BI, YA NGUI MAY DEGU ? SONEU NA, TAYITE TAYI NA SI TOROP SAKH !!
(Tu vois moi, tu ne vas pas m’épouser m’emmener dans ta maison pour me faire vivre la misère. Je ne vais pas du tout l’accepter !!! Quiconque me voit avoir la bonne mine en portant des beaux vêtements ou bien me parer avec des bijoux de valeurs croirait que je vis le paradis avec toi alors que c’est loin d’être le cas. Ma famille, ta famille, mes amis personne ne sait ce que je vis dans cette maison. C’est seulement mon amour pour toi qui me fait rester dans ce ménage. Mais je suis fatiguée. T’entends ? Je suis fatiguée de cette mode de vie Makhtar !)
Moi: Tu n'as qu'à t'en aller si tu ne te crois plus capable de supporter. Je ne retiens pas déh.
Elle(avec un rire amer): Boula néxé tay nakhté défare nala ba nieup meune la khol, meune la ranié. Wayé nak li lepp bétuma. Dinala wakh nak béne mbiir bou touti té beuri woul moy que duo nékh na lool wayé ko bayi mo démal mbaagam !
(Si tu veux, puisque je t'ai bien traité jusqu'à ce que les gens puissent te regarder et te distinguer. Mais rien de tout ça ne me surprend venant de toi. Je vais tout simplement te dire une petite chose. Se tenir par les épaules c'est très agréable mais si tu laisses tomber l'autre s'en va tout seul).
Sur ces paroles, elle se dirige vers la chambre d'un pas vif. Mon esprit était en mode off pour comprendre le sens et la forme de sa dernière phrase. Mais dès qu'elle sort avec son sac à main, mon système nerveux recommence à fonctionner rapidement.
Par réflexe, je tiens son poignet fermement avant de déclarer d'un ton dur.
-Tu vas où à cette heure ? Retourne dans la chambre.
-Ce n'est pas ton problème. Cracha-t-elle avec répugnance. Desserre mon poignet.
Je le lâche et me dirige vers la porte d'entrée pour la verrouiller à double tour avant de retirer la clé.
-Maintenant on verra bien où est-ce que tu vas passer.
-Tu peux bien fermer les fenêtres ou même augmenter la hauteur du muraille du moment que tu es, mais une chose est sûre. Je ne vais pas dormir avec toi dans la même chambre. Mets bien dans ta tête que demain tu vas me libérer par A ou par B. Fit-elle avant d'aller s'enfermer dans la chambre.
Mon sourire s’efface brusquement. Une sueur froide me glace le sang. Perdre Ndellah ? La femme de ma vie ? Celle qui me complète comme personne ? Hors de question ! La peur me noue la gorge et me serre le cœur.
Je réalise soudain l’ampleur de ma bêtise. Je lui ai lancé des mots blessants dans la voiture, sans me soucier de ses sentiments. Je l’ai humiliée devant tout le monde, sans penser aux conséquences. Quel idiot je suis ! Les regrets arrivent trop tard, hélas !
Je me dirige vers ma chambre, mais je m’arrête en entendant des sanglots étouffés dans la pièce voisine. C’est Ndellah qui pleure à chaudes larmes. Je me sens coupable et honteux. J’ouvre doucement la porte et je la vois allongée sur le lit, en position fœtale, le dos tourné vers moi. Elle a l’air si fragile et si malheureuse. Mon cœur se brise.
Je voudrais la prendre dans mes bras, lui dire que je l’aime, lui demander pardon. Mais je n’ose pas faire un geste. Je suis partagé entre deux sentiments contradictoires.
D’un côté, mon ange gardien me souffle que je la mérite, que je peux encore la reconquérir, que je peux changer pour elle. De l’autre, mon démon intérieur me murmure que je ne suis qu’un s****d, que je ne la rendrai jamais heureuse, que je ferais mieux de la laisser partir.
*Le lendemain*
~~~NDELLAH DIENG
Je suis arrachée à mon sommeil par la sonnerie de mon téléphone. Je bondis dans mon lit, une migraine atroce me vrillant les tempes. Je plisse les yeux et me masse le front avant de saisir ce maudit portable pour répondre sans regarder le nom qui s’affiche sur l’écran.
Moi : Allô ! Je dis d’une voix faible.
?! : Bonjour grande sœur adorée !
Je jette enfin un coup d’œil au numéro, qui est celui de mon frère.
Lui : Ndellah, qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as la voix rauque et ensommeillée.
Moi : C’est normal. Je viens de me réveiller. Pourquoi tu m’appelles ?
Lui : Oh, détends-toi un peu. Je voulais te dire que je viens à Dakar demain…
Moi : Et tu voudrais que je vienne te chercher à l’aéroport et que je t’héberge chez moi, c’est ça ? Continuai-je sa phrase.
Lui : Moway tu t’es levée du mauvais pied ou quoi ? Oui, c’est bien ça, mais il y a autre chose.
Moi : Quoi ? Bocar, dis-moi ce que tu veux vraiment, je n’ai pas que ça à faire.
Je l’entends soupirer à l’autre bout du fil.
Bocar : Bon, d’accord. Le problème, c’est que je ne viens pas seul, il y a ma petite amie qui… euh… voudrait… sheut ymgx dal…
Moi : Tu es vraiment gonflé toi ! Iow momou sa dieumou boppou saxx amuma fouma la dougueul nguamay wakh sa guél dafay andd ak iow ! Waxma lénéne mane (Je n’ai même pas où te loger toi et tu me dis que ta petite amie voudrait venir avec toi. Dis-moi autre chose.)
Bocar : Bulma déf ni tamit. Té ngua diapp si rék (Ne me fais pas ça toi aussi. Et aide-moi s’il te plaît). C’est pour l’histoire de quelques jours seulement.
Moi : Je ne peux pas. Figni tolou ni dama ame ay problèmes ak sama dieukeur té beugouma indi la fi mou may yap lou. Xalatoumako sakh (En ce moment, j’ai des problèmes avec mon mari et je ne veux pas t’amener ici au risque qu’il me manque de respect. N’y pense même pas. Pourquoi tu n’irais pas chez maman ?)
Bocar : Shiii ! Je ne peux pas. Laisse tomber alors puisque tu ne veux pas m’aider.
Je soupire bruyamment en me levant difficilement pour tirer les rideaux et laisser entrer la lumière du jour.
Moi : D’accord, je vais essayer de voir ce que je peux faire. Mais une question.
Bocar : Vas-y.
Moi : Ta copine n’a pas de famille au Sénégal ou quoi ?
Bocar : Euh… non… enfin… oui ! C’est compliqué dal…
Moi: Ses parents l'ont renié ? Ou bien....non...mais ne me dit pas qu'elle est ENCEINTE BON SANG ?
Bocar: HIIII lolou reuy na déh ! WOW Ça c'est quelque chose de grave hein !
Moi: Moh da woroul diii, damala xam sama rakk. Da ngua yageu beug fowoum taat motax. Té bou amone sakh douma bétt déh nakhté xamone naka rék lay wakh ! (C'est pas sûr, je te connais comme le fond de ma poche frérot. Tu as toujours aimé les affaires concernant les fesses et autres raison pour laquelle je me méfie; et même si ça s'avérait être vrai, je dirais juste: que je le savais).
Bocar: Et pourquoi t'aurais dit cela ? Questionna-t-il avec un brin d'amusement dans la voix.
Moi: Bi ngua néké wone xalei bou ndaw, sama yaye bamoulay nampal dafa meussona siital méwam bi si sa thiouthiou bi té tayouko. (Quand tu étais un petit garçon, maman avait arrosé par erreur sur ton organe mâle, un peu de son lait maternel. Ce qui veut dire en d'autres termes que peut importe le lieu ou la longueur du distance que peut se trouver une femme, tu vas le chercher et l'engrosser.
(Un conseil aux jeunes filles et dames: En allaitant votre fils de (quelques mois ou bien un, deux ans) ne le mettez jamais nu. Car s'il a le "malchance" d'avoir votre lait maternel sur son organe mâle, ça sera catastrophique. Évitez ça nak à tout prix !!)
Bocar: Lolou mom doyna warr di. Mane nak sik na bép sik wayé nak dofouma bay eumbeul domou diambour tamit !!
(C'est trop bizarre ça. Laisse moi te dire une chose Ndellah, certes j'ai trop de vices qui sont encrées en moi mais jamais je pourrais mettre en cloque l'enfant d'autrui).
-Ouf ! Dis-je en m'asseyant à nouveau sur le lit. Bon ça me rassure. Je te rappelle plus tard.
Je raccroche, encore sous le choc. J’ai cru mourir de peur en pensant que mon frère avait mis enceinte une pauvre fille. Je le connais bien, il n’aurait aucune honte à faire ça et à abandonner la jeune fille pour aller chercher une autre proie qui subirait le même sort.
Rien que d’y penser, je sens des vertiges me prendre. Il se fiche de salir notre nom de famille dans la boue. Et en tant qu’aînée de la famille, je me dois de veiller à ce que l’honneur de ma famille soit intact.
Nakh nak, je ne veux pas qu’on nous traite de mauvaises graines, qu’on nous méprise. Gathié bobou n’est pas du tout mon genre.
Bref, j’ouvre le tiroir et je prends un doliprane dans la boîte à médicaments que j’avale avec un verre d’eau, en espérant que ça soulage ma migraine.
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Après avoir savouré mon repas et rangé les ustensiles dans le lave-vaisselle, je prends mon sac et mes lunettes avant de sortir en direction de chez ma belle-mère.
Vous vous demandez sûrement où est Makhtar, n’est-ce pas ? Eh bien, je ne sais pas.
Quand je me suis réveillée, il n’était pas là. J’ai supposé qu’il était parti travailler. Je lui envoie un message pour le tenir au courant. Malgré tout ce qui se passe, je n’oublie pas que je suis toujours mariée avec lui et que c’est lui mon époux.
En chemin, je téléphone à Souadou, mon amie, pour lui raconter brièvement la situation et lui demander de me trouver d’ici demain un appartement libre. Elle me répond qu’elle allait faire de son mieux et qu’elle me rappellera dès qu’elle aura quelque chose.
Je la remercie et je raccroche. Je me sens un peu soulagée de savoir qu’elle est là pour moi. C’est une amie fidèle et dévouée, qui ne m’a jamais laissée tomber.
~~~OMNISCIENT
C’est une Houraye calme et pieuse que Ndellah trouve dans le majestueux salon. Elle tient à la main un chapelet en grain d’ambre, qu’elle fait tourner très vite entre ses doigts. La belle-fille s’incline respectueusement et va s’asseoir sur le canapé, attendant que sa belle-mère termine son wird.
Houraye : As Salamou’ Aleykum néné touti.
Ndellah : Wa’ Aleykum Salam yaye boye. No fanané ? (Comment avez-vous dormi ?)
Houraye : Sante yalla Tabarakall’Allah masha’Allah. Ani wa keur gua ? (Je rends grâce à Dieu al-hamdoulilah. Comment va la famille ?)
Ndellah : On se porte à merveille.
Houraye : Yalla na yagu. Maintenant dal tu m’as privée de ta présence habituelle.
Ndellah : Mais non maman, ne dites pas ça. Le travail et Makhtar sont les seuls motifs de mon absence d’ici, mais je vais essayer d’y remédier.
Houraye : Mane kay je savais bien que ce mal élevé en était la cause, mais je le comprends. Kou ame diégu bou chon ni iow si keur do beug mou dém féne. (Toute personne qui a dans une maison, une femme aussi belle et sublime que toi, ne voudrait jamais qu’elle sorte pour aller quelque part). Lui dit-elle avec franchise.
Ndellah : Merci beaucoup Maman, ça me touche énormément. Répondit-elle timidement.
Elle triture ses doigts, puis elle tourne son alliance ; signe de nervosité chez elle.
Ndellah : Euh… yaye damala soxla wone nak tay. (Maman, j’ai besoin de parler avec vous). Dit-elle au bout de quelques secondes.
Houraye : Ba diam néné touti ? (Est-ce que c’est grave ma fille ?) S’enquiert-elle.
Ndellah : Diam la dou diam yaye nakhté si waxou Makhtar là ! (Ça dépendra de vous maman. Ça concerne Makhtar ).
Houraye : Bismilah kone ioe lay déglou. (Vas-y alors, je t’écoute).
Ndellah : Bala léne dama beugone ngua xamni rék yaye que damala naw lolou téksi koula respecté la. Dama yageu di niam yalla ame gooro bou baxx, yiww, tabé bala ma ame dieukeur bouma beug, yeureum ma, fonk ma. Té lolou yeup masha'Allah, meune nani que tay Yalla défal namako. Tay souma amé fiit ba nieuw fi nguir dénk la samay métitt, da féke ni yama oubil say bountou. Wanté yaye tay bouma la néé ame na louma nékh si sama seuy ak Makhtar, waxouma deug. Makhtar dioxouma thieur bima yélole, yapp nama bafoko meunti nateu rék wésounako, mom dal da mélni rék mou dieundeu béne objet d'aram ték ko si keur gui. Té nak mom sama yaye dafma wakh nima: "Mbeugelou niary niit boum bouy tawé koula, kousi bayi rék di ngua gagne sa morom". Mou téksi nima ak lepp lou meunti xew si sama ndégu seuy, na mougn té fass diom. Sniff....wayé yaye Yalla mi di souniou borom saxx tégul mindéf limou meunoul kone loutax Makhtar dima ték louma atanoul ? Ma ngui diégalou nak si li may wadia waxx wayé mane dama soneu torop saxx. Démb si goudi daniou done xoulo bama niane ko baat....
(Avant tout, je veux que vous sachiez que je vous estime beaucoup et que je vous respecte beaucoup. J’ai toujours souhaité avoir une belle-mère gentille, pieuse, avant d’avoir un mari qui m’aime, attentionné, respectueux. Maintenant j’ai tout ça, grâce au Tout puissant. Aujourd’hui si j’ai le courage de venir vers vous, vous confier mes problèmes de ménage, c’est parce que vous m’avez ouvert votre porte. Mais Maman si je te dis aujourd’hui que je suis heureuse dans mon mariage avec Makhtar, je mens alors. Il ne me respecte pas du tout. Il me dénigre et me méprise trop à mon goût. Je me sens comme son objet d’art qu’il a acheté pour embellir sa maison. Ma mère m’a toujours dit : “Que l’amour entre deux personnes est comme un élastique qui va dans les deux sens”. Elle ajoutait à cela : que peu importe ce qui se passe dans mon ménage, je devrais être forte et y persévérer. Sniff… Mais Maman même Dieu n’impose pas à Ses croyants l’impossible alors pourquoi Makhtar veut faire le contraire ? Excusez-moi pour ce que je vais vous dire Maman mais je suis lassée. Hier soir, on s’est violemment disputés et je lui ai demandé de me libérer…)
Houraye (en tenant son menton de son pouce et index) : Ay sama doom. Ya ngui sétt li nguay wakh ? (Est-ce que tu sais ce que tu dis ma fille ?)
Ndellah : Je le sais bien Maman. Hier on a vu une jeune fille au dîner de gala et il n’a pas arrêté de la regarder tout au long de la soirée. Quand on est rentrés chez nous, je lui ai fait remarquer son comportement déplacé, mais il a eu l’audace de me regarder droit dans les yeux pour me dire que s’il venait un jour à épouser une autre femme, rien ni personne ne pourrait l’en empêcher et que c’est cette fille qu’il choisirait. Ce que je n’accepte pas du tout.
Houraye : Hum Ndellah. La polygamie n’est pas un mal.
Ndellah : Moi je ne peux pas la supporter et je crois aussi que toute femme ne le voudrait pas.
C’était une attaque directe envers sa belle-mère, qui d’ailleurs en était consciente mais ne lui dit rien de déplaisant.
Houraye : Lolou mom deug leu ! C’est vrai ! Ne t’inquiète pas ma fille, j’ai bien écouté tout ce que tu as dit et je te promets de parler à ton mari, ne te fais pas de souci. Je te demande juste d’être courageuse et d’avoir de la patience. Ne prends pas de décision à la hâte et arrête s’il te plaît de parler de divorce car ce n’est pas du tout la solution. Entre-temps, prends soin de ton mari et évitez les disputes au milieu de la nuit, ça porte malheur néné touti.
Ndellah : Je vous promets de faire de mon mieux Maman. Bon, je vais rentrer maintenant.
Houraye : Tends tes mains que je prie pour toi.
Ndellah lui tend ses mains et Houraye les prend dans les siennes. Elle ferme les yeux et prononce une prière pour sa belle-fille. Ndellah se sent soulagée et libérée d’un poids lourd. Elle se lève ensuite en faisant de nouveau une génuflexion.
Houraye : Yalla nala yalla same ! (Que Dieu te protège !) Lui souhaita-t-elle.
Ndellah : Amine ya rabbi. Lui répondit-elle.