Chapitre 1

3665 Mots
- Maddy - C'était une belle cérémonie. Tous ses ami(e) s et collègues, étaient présents pour lui dire au-revoir. Elle était belle dans sa robe rose poudré. Je l'avais spécialement choisi pour l'occasion. Ses long cheveux couleur feu étaient autour d'elle, ses mains posées sur son ventre. On aurait cru un ange. Mon ange. La maladie a eu raison d'elle et pourtant, Dieu sait qu'elle s'est battue jusqu'au bout. Debout, face à la mer, je regarde les vagues venir et partir. Je sens une main, se poser au creux de mon dos et je me raidis. *Il est l'heure. Me dit mon beau-père Stan. *Encore une minute. Réponds-je. *Nous t'attendons à la voiture. Dit-il en m'embrassant sur la joue. - Ne soit pas trop longue. Une fois mettre assuré qu'il soit assez loin de moi, je relâche toute l'aire retenue dans mes poumons. Malheureusement pour moi, j'ai grandi sans mon père biologique. J'aimais entendre ma mère me raconter leur rencontre. J'aimais entendre son histoire celle qu'elle appelait "ma plus belle histoire d'amour". Elle aimait Stan sans aucun doute mais elle ne l'a jamais autant aimé que mon vrai père et il le savait. Il le savait et c'est surement pour ça qu'il était comme ça avec moi. Quand ma mère est tombé enceinte à l'âge de 18 ans, ses parents l'ont envoyés à Londres chez les bonnes-soeurs et c'est là-bas qu'elle ma mise au monde. Elle ne lui a jamais dit. Elle n'a pas eu le temps de lui parler de moi. Elle n'a pas eu le temps de lui dire au-revoir. Sur son lit de mort, elle m'a donné une enveloppe. Elle m'a fait juré de l'ouvrir plus tard. Je regarde une dernière fois la mer avant de retrouver mon beau-père et mon frère Dawson, agé de 8 ans. Quand je le vois, je me dis qu'il va devoir grandir sans sa mère, qu'il n'aura plus de souvenirs d'elle dans quelques années mais je serais toujours là pour lui à lui rappeler combien elle l'aimait. *Maddy. Crit Dawson quand j'arrive à son niveau. Il me saute dans les bras et j'ai juste le temps de le rattraper. *Dawson. Hurle Stan. *Oui pardon papa. Dit-il en baissant la tête. *C'est pas grave. Dis-je à Dawson en lui faisant un clin d'oeil. Sur le trajet qui nous mène au Domaine personne ne parle. *Le repas sera servi à 21 heures. Dit Stan. - Hey Maddy. M'appelle t'il. - Je veux que tu portes ta robe rouge. Me dit-il. *Très bien. Réponds-je avant de gravir les quelques marches qui m'éloignent de lui. J'ai compris au fil des années, que Stan n'était pas l'homme que ma mère chérissait. Je quitte Dawson et vais dans ma chambre après mettre assuré qu'il s'était brossé les dents et endormie. Je passe par la case salle de bain avant. Enroulé, dans ma serviette, je regarde l'enveloppe posé sur ma console. Je me décide finalement qu'il est temps de la lire. "Ma fille chérie, Je l'ai rencontré alors que j'avais à peine 16 ans. Il a été longtemps mon amant. Je n'avais jamais ressenti une telle chose avant lui. J'ai su au moment même où ses yeux se sont posés sur moi que s'était lui. Il n'était pas le garçon issu de la bonne famille, non ce n'était pas un enfant de choeur loin de là. Il n'était pas le garçon que mes parents auraient voulu que j'épouse mais il était lui, avec ses défauts et ses qualités et je l'aimais pour ça. Je ne sais pas s'il se rappelle de moi. En tout cas moi, je ne l'ai jamais oublié. Il y a quelque temps de ça, j'ai retrouvé sa trace. Il habite à Crenshaw aux États-Unis. Il tient un garage de motos. Je savais qu'il ne quitterait jamais ce quartier qui l'a vu grandir. Il ne sera peut-être pas le père que tu attends d'avoir mais il est ta famille et je sais qu'il a la main sur le coeur et qu'il t'aidera. Tu peux ou pas aller à sa rencontre..." *Tu ne manges pas ? Me demande Stan. *Je n'ai pas très faim. Réponds-je. *Maddison. Crit-il. Je le regarde à peine. - Désolé. Dit-il. - Je ne voulais pas m'énerver. Je ne réponds rien, trop habitué à ses crises. - Tu reprends les cours la semaine prochaine c'est ça ? Me demande t'il. *Non. Réponds-je. - Je pars pour les États-Unis. Dis-je. Il tape du poing sur la table ce qui me fait sursauter. *Les États-Unis. Répète t'il. *Oui les États-Unis. Répétais-je. *Et je peux savoir ce que tu vas y faire là-bas ? Me demande t'il. *Ça ne te regarde pas. Réponds-je en le regardant dans les yeux. *Pardon ? Dit-il faisant grincer sa chaise au moment où les mots sortent de sa bouche. - Tu peux me redire ça ? Me demande t'il alors qu'il est à quelques centimètres de moi. *J'ai dit... que ça ne te regardait pas. Réponds-je en appuyant bien sûr mes mots. Il m'attrape par les cheveux et me tire la tête en arrière. *Écoute-moi bien, petit g***e. Ici, c'est moi qui commande alors quand je te pose une question, tu me réponds. Dit-il alors que sa colère s'écrase sur moi. *Tu n'es pas mon père. Dis-je. Il me flanque une droite. *Debout. M'ordonne t'il. - J'ai dit debout. Crit-il. Voyant que je ne bouge pas. Il me force à me lever en me tirant par le bras. Trop souvent habitué à sa violence, je ne ressens même plus la douleur. Il me traîne jusqu'à son bureau et claque la porte violemment. Je suis partie au milieu de la nuit. J'ai embrassé Dawson et ai déposé une enveloppe à son nom sur son chevet. L'air est doux quand je sors de l'aéroport. Assise derrière le volant de la voiture que j'ai loué, je tape l'adresse que ma mère a écrit dans le GPS. Il indique 20 minutes. 20 minutes entre ici et la distance qui me sépare de mon père. Durant ce cours trajet, je me suis imaginé de multiples scénarios quand je me retrouverais face à cette homme. La circulation est bonne et j'arrive plus tôt que prévu. Un grand portail ouvert se présente devant moi et je m'engouffre à l'intérieur. À mon passage, les pneus laissent une épaisse fumée de poussière. Des carcasses de motos de par et d'autres du chemin m'indiquent la direction à suivre. Je me gare devant ce que je pense être l'entrée d'un garage. Des motos y sont garées en ligne. Des hommes devant, me regardent ou plutôt me déshabillent quand je sors de la voiture. *Tu t'es perdue ma jolie ? Me demande l'un d'eux quand j'arrive à l'heure hauteur. *Non, je suis venue voir Eden McCarter. Réponds-je. *Et tu lui veux quoi au vieux ? Me demande t'il me reluquant des pieds à la tête comme-ci j'étais un morceau de viande. *Ça c'est mon affaire. Réponds-je. Je connais ce regard pour l'avoir trop souvent vu sur le visage de Stan et je sais ce que cela signifie. *Tu sais que tu es plutôt bandante comme nana. Me souffle t'il. *Flash. Crit un autre homme assit un peu plus loin sur un tas de vieux pneus. - Va bosser. Lui dit-il sèchement. *Ça va Ice, je rigole juste un peu. Répond ce Flash. Je regarde ce fameux Ice. Il doit avoir quelques années de plus que moi. Des yeux d'un bleu à vous gelée sur place, un corps taillé dans la pierre à la Chris Hemsworth dans Thor, des cheveux aussi noir que les plumes d'un corbeau et des tatouages. Des tatouages qui recouvrent ses bras et qui montent jusqu'à dans son cou. Le bad-boy dans toute sa splendeur. Le mauvais garçon qui ne ferait qu'une bouchée de moi si je m'aventure trop loin. Note à moi -même : ne pas s'approcher de Ice. Rester le plus loin possible de lui au risque d'y perdre les plumes et plus. *Ça te plaît ce que tu vois ? Me demande t'il en me faisant revenir à l'instant présent. Je sens le rouge me monter et un léger sourire apparait sur ses lèvres. - Le prospect. Crit-il. *Ouais Ice. Répond celui-ci. Il doit avoir mon âge plus ou moins. Il fait une tête de plus que moi, des cheveux blond comme le blé. Il n'est pas aussi musclé que ce fameux Ice mais il doit passer assez d'heure à s'entraîner vu sa carrure. *Amène la petite rouquine voir le Prez'. Dit-il. *Comme tu voudras. Répond t'il. - Tu viens... *Maddy. Réponds-je. *Maddy. Répète t'il. Je passe devant ce Ice sans le regarder mais je peux sentir son regard de glace sur moi. Nous passons devant tout un tas d'autres hommes qui sifflent mais je n'y prête peu d'attention. Mon coeur bat plus que de raison et je manque de faire un arrêt quand le prospect frappe à la porte et que j'entends sa voix. *Pardon Prez' mais il y a quelqu'un ici qui veut te voir. Dit-il. *Ok. Fait le rentrer et j'espère que ça ne va pas durer des plombes car j'ai d'autres chats à fouetter. Répond t'il sur un ton qui se veut des plus autoritaires. *Vas-y. Me dit-il. *Merci. Réponds-je. *Assis-toi et viens en au fait je n'ai pas que... Bordel de m***e. Dit-il en levant les yeux sur moi. *Bonjour. Réponds-je en restant debout devant la porte. *m***e alors. Dit-il en se levant. - Tu... Tu... Tu es son portrait craché. Bégaye t'il. Il me surplomb de toute sa hauteur. *Assis-toi. Me dit-il en me présentant une chaise. - Tu veux boire ou manger quelque chose ? Me demande t'il. *Non merci ça ira. Réponds-je. *Excuse-moi pour tout à l'heure. Commence t-il à me dire. - Mais c'est incroyable comme tu lui ressembles. Comme tu ressembles à ma Kim. Je m'étais fait un tas de scénarios en tête mais maintenant que je suis face à cette homme, aucun mot ne sort de ma bouche. Je suis impressionnée par son charisme mais je dois me lancer. Il le faut. C'est maintenant ou jamais. *Je m'appelle Maddison. Maddison Davis. Dis-je. - Si je suis venue ici aujourd'hui ce n'est pas pour avoir votre pitié ou autre mais je viens juste d'apprendre qui était mon père. Ma mère, Kim, vient de nous quitter et elle m'a laissé une lettre. Mon père, Eden McCarter me regarde alors que je sors une lettre de mon sac en son nom et le lui tends - Elle vous est adressée. Dis-je. Il la prend et l'ouvre devant moi. Ces minutes me paraient être des heures. *J'ai toujours cru qu'elle m'avait quitté pour épouser un homme que ses parents, tes grands-parents donc lui auraient choisi. Mais je ne m'attendais pas à cette vérité là. Dit-il. - J'ai remué ciel et terre pour la retrouver mais je comprends mieux pourquoi je ne l'ai plus jamais revue. Tout s'explique à présent. *Elle n'a pas vraiment eu le choix. Dis-je. - Mes grands-parents ont toujours été très autoritaires. *De vrais cons. Dit-il. Je souris face à ses mots. Je n'ai jamais été dans les bons papiers des mes grands-parents. Ils m'ont toujours regardé avec mépris. Il lève la tête et me regarde. Ses yeux brillent. *Je suis heureux de faire ta connaissance. Dit-il. Je peux sentir de la tristesse dans sa voix. - J'aurais aimé faire ta connaissance dans d'autres circonstances. Me dit-il. - Mais maintenant que tu es là, je suppose que tu dois avoir un tas de questions à me poser ? Me demande t'il. *Effectivement mais... mais je ne voudrais pas prendre de votre temps car je suppose que vous devez avoir des choses à faire que de répondre à toutes mes questions. Réponds-je. *Je ne vais pas te cacher que effectivement j'ai pleins de choses à faire mais maintenant que tu es là, ma priorité c'est toi, ma fille. Dit-il alors que son visage s'adouci. - Je veux ratrapper le temps qu'il m'a été enlevé. Tu restes combien de temps ? Me demande t'il. - Car je suppose que tu vas repartir à Londres à un moment. *Ce n'est pas au programme. Réponds-je. - Enfin pas dans l'immédiat. Dis-je. - J'ai loué un petit studio dans un appartement/ hôtel pas loin d'ici. *Quoi ? Hurle t'il presque. - Hors de question que ma fille loge dans un endroit miteux. J'ai un appartement là haut qui sert que quand les gars sont en mission ou qu'ils ont trop bu. Il est à toi. Me dit-il. *Je ne peux pas. Dis-je. - Je ne peux pas accepter. *Bien-sûr que si. Tu es ma fille et tu es de la famille maintenant. Je vais demander à Rory de te le préparer et tu pourras y t'installer dès ce soir. Et ce n'est non négociable. Dit-il. *Alors j'y resterais le temps de m'en trouver un. Dis-je. *Tu peux.... Commence t'il à dire mais je le coupe. *Ce n'est non négociable. Dis-je. Il sourit et j'ai l'impression que lui et moi sourions de la même façon. Je me vois en lui. Oui, je ressemble trait pour trait à ma mère, même couleur de cheveux, même bouche, même nez mais mes yeux vert et leurs forment, mon sourire, ce sont les siens à lui. Face à cet homme, je n'ai pas de doute. Je suis bien sa fille. *D'accord. Me répond t'il. - Et tu as un travail ? Me demande t'il. - Je peux toujours t'en trouvé un au bar. Ce n'est pas le métier le plus ouf mais la paye n'est pas trop mal. Dit-il. *Je suis étudiante infirmière. Dis-je. - J'ai encore un semestre à finir mais je me suis arrangé avec mon école pour le faire à distance et j'ai trouvé un poste au centre médical de Crenshaw. Je commence dans une semaine mais je serais ravie de vous aider avec le bar. *Parfait alors... Viens avec moi, je vais te présenter à la famille. Dit-il. Il va pour passer son bras autour de moi mais je recule. Je sens dans son regard qu'il est confus mais il ne dit rien. Peut-être qu'un jour je lui parlerais mais pas aujourd'hui, pas maintenant. On vient à peine de se rencontrer. Il sort en premier du bureau et je le suis. Il siffle pour attirer l'attention. Je reste derrière lui. Je n'aime pas être au centre du monde. *Bon les gars, j'ai quelque chose d'important à vous dire. Commence t'il à dire. Tous les regards se tournent vers nous. Il me fait signe de venir près de lui. - Les gars je vous présente Maddison ou Maddy, ma fille. *Ta fille ? Répète le fameux Flash. *Oui ma fille, Flash alors garde ta bite dans ton pantalon. Dit Eden. Le fameux Flash baisse la tête et met ses mains dans ses poches. Mais celui qui capture toute mon attention, c'est ce fameux Ice. Son regard glacial ne me quitte pas. *Donc, je disais... Maddy va rester quelque temps avec nous alors soyez gentil avec elle et faites en sorte qu'elle se sente bien ici. Dit-il. *À tes ordres Prez'. Disent-ils en coeur. *Ice ? L'appel Eden. *Ouais Prez'. Répond celui-ci. *Amène Maddy voir Rory. Lui dit-il. *C'est au prospect de faire ça. Dit-il en soufflant. *C'est un ordre. Ordonne mon père. *Ok. Répond t'il. Il se lève et sort. *Je peux te laisser ? Me demande mon père. *Oui. Réponds-je. *Si tu as besoin, je ne serais pas loin. Me dit-il. - On se voit ce soir. Il me sourit et s'en va. Je sors pour retrouver ce Ice qui m'attend sagement assit sur ma voiture. *Tu sais tu n'es pas obligé de faire ce qu'il te dit. Lui dis-je. - Je suis grande et je n'ai pas besoin de baby-sitter. Il se lève et me regarde de toute sa hauteur. *Qui t'as dit que j'en avais pas envie ? Me demande t'il en faisant un pas vers moi. *Peut-être parce que tu as l'aire tellement infâme. Réponds-je tout en plongeant mes yeux dans les siens. *Méfie-toi. Me souffle t'il à l'oreille. Il me bouscule avec son épaule avant d'ajouter. - Récupére ce que tu as à récupérer et retrouve- moi devant le bar. Et dépêche toi, je n'ai pas toute la journée. Mais qu'est-ce qui me prend de parler comme ça ?Je dois avoir des envies suicidaires. Ma parole. J'exécute tout de même ses ordres et le suis presque en courant. Rory est une femme adorable. Elle est d'après ce que j'ai compris la régulière de Eden. "La régulière" je ne sais même pas ce que ce mot veut dire et je ne l'avais jamais entendu avant aujourd'hui. Le prospect est son fils, leur fils. Daniel. Donc, mon demi-frère. En venant ici, je pensais rencontrer que mon père mais en réalité c'est toute une famille que j'ai rencontré. Rory m'a expliqué brièvement ce que faisait réellement Eden. Le garage et le bar ne sont que des couvertures pour ses autres affaires. Ils font régner l'ordre à Crenshaw et pendant ce temps là, la police ferme les yeux sur le reste. *Moins tu en seras Trésor mieux ce sera. Me dit-elle. Seule dans mon nouveau chez moi, je consulte la page Internet. Ça fait déjà quinze jours que je suis ici et je ne connais toujours rien de ce monde. Si je compte vivre auprès d'eux il faut que je sache dans quoi je mets les pieds. Je suis plongé dans ma recherche quand on frappe violemment à ma porte. D'abord hésitante je finis pas ouvrir la porte quand la voix de Ice raisonne. *Putain... Lâche t'il au moment où j'ouvre. - T'en as mis... T'en as mis... p****n tu foutais quoi ? Me hurle t'il dessus. Mains sur les hanches, je le dévisage. - Pousse-toi. Me dit-il sans ménagement. *Tu as bu ? Je lui demande en le suivant. *Qu'est-ce que ça peut te foutre. Me crache t'il à la figure. - T'es pas ma mère. p****n de merde... Dit-il en retournant tout dans la cuisine. *Dans le placard sous l'îlot et les verres en haut au-dessus du frigo. Dis-je. Il me regarde étonné avant d'ouvrir les placards et de tomber sur ce qu'il cherchait. Il remplit deux verres et m'en tend un. D'un signe de tête je dis non. *Ça en fera plus pour moi. Lâche t'il. *Et tu ne pouvais pas aller au bar plutôt ? Je lui demande. *J'avais pas envie. Répond t'il en titubant jusqu'au canapé. *Mais ça ne te dérange pas de venir chez moi. Dis-je en refermant mon ordinateur. Inutile de lui montrer ce que j'étais en train de faire. *Ici ce n'est pas chez toi. Crache t'il. - C'était chez moi avant que tu ne débarques avec ta jolie gueule et que tu retournes le cerveau de tout le monde. C'est une majestueuse claque que je prends de plein fouet. C'est aussi douloureux que s'il m'avait giflé en plein visage. Je ne lui montre pas que je suis blessé car avec Stan j'ai appris à cacher ma douleur. Au début, quand Stan est rentré dans nos vies à ma mère et moi, il était le père que j'avais toujours rêvé d'avoir mais les choses ont vite dérapé quand j'ai grandi, quand j'ai commencé à sortir avec des garçons. Il a commencé à être v*****t avec moi et à se faufiler dans ma chambre le soir ou dans ma salle de bain. Évidemment, je n'en ai jamais parlé. Je ne voulais pas être la cause du chagrin de ma mère. Alors j'ai gardé ça pour moi. J'ai gardé cette partie là. Elle avait essayer de me rassurer en me disant que s'était pour me protèger qu'il réagissait comme ça mais elle avait tord. Elle avait tord et elle ne voyait pas Stan de la même façon dont moi je le voyais. Je ne voulais pas avoir une étiquette de victime et encore moins être regardé avec pitié et j'ai continué à subir. Alors ce n'est pas aujourd'hui que ça changera. *Dégage de chez moi. Je lui ordonne en allant ouvrir la porte. *Non. Me répond t'il sur mes talons. *Je t'ai dit de dégager de chez moi. Je hurle à présent. Il referme la porte. *Je reste. Dit-il. Son souffle chaud mélangé au whisky s'écrase sur mon visage. Je pourrais avoir peur. Je devrais avoir peur. Mais non rien car je sais qu'au fond de Ashton Ford alias Ice il n'y a pas une once de méchanceté. Il peut faire le dur devant les autres mais moi je sais qui il est et je sais qu'il ne me fera jamais de mal pas tant que je resterais loin de lui mais c'est difficile de garder ses distances si lui ne le fait pas. *Très bien. Réponds-je en fermant la porte à clé. -Sur le canapé. Dis-je. *Tu es sûr ? Me demande t'il en replaçant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Ses yeux s'ancrent dans les miens. *Sur... Sur le canapé. Dis-je. *Je pourrais même dormir sur le tapis si ça peut me permettre d'être près de toi. Me dit-il. Ses mots me troublent mais j'efface toutes pensées romantiques de ma tête. Il a bu et demain il ne se rappellera plus de rien. *Je vais te chercher des draps. Dis-je. Il lève ses mains qu'il avait posé de chaques côtés de moi et recule. Je pars presque en courant dans ma chambre. Je ferme la porte et m'appuie dessus. Après avoir repris mes esprits, je finis par sortir. Il s'est endormi. Il a retiré ses chaussures et ses habits. C'est bien ce que je m'étais imaginé à plusieurs reprises. Ice à un corps d'un Dieu Grec. Il a des cicatrices qu'il cache sous ses tatouages. Mais je ne peux pas lui en vouloir car moi-même j'en cache. J'éteins la télé et laisse la petite lampe allumé. Je le couvre et lui dépose un b****r sur le front avant de moi-même partir dans les bras de Morphée.
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