« Honorables invités, je vous présente la princesse Leïla du Maroc, une femme d’une grâce et d’une intelligence rares. » La voix de Karim, assurée et chaleureuse, résonnait dans la salle de réception du palais royal de Dubaï, un écrin de luxe où les lustres en cristal projetaient des éclats dorés sur les murs ornés de calligraphies. Debout sur une estrade, le prince, 28 ans, vêtu d’un thobe blanc rehaussé d’un keffieh noir et or, captivait l’assemblée de dignitaires, courtisans et diplomates. Leïla, 18 ans, se tenait à quelques pas, sa robe en soie émeraude scintillant sous les lumières, son hijab assorti encadrant un visage impassible mais tendu. Son carnet de poèmes, où elle notait son plan secret pour annuler son mariage forcé, était caché dans une poche secrète de sa robe. « Merci, pr


