"Tout mariage sans amour est la p**********n consacrée"
Je ne pouvais plus me tenir. J'ai jeté le téléphone par terre pour me loger dans les bras de babacar.
- je suis enceinte babacar. Je suis enceinte
- quoi ? Tu es..
- oui. Merci mon Dieu merci mon Dieu. Babacar on va avoir Un bébé.
Je pleurais sans faire exprès. Mon Dieu je m'y attendais pas.
- tu es enceinte et tu pleures.
- ce sont des larmes de joies babacar. Je ne suis pas une femme vide comme le disait ta mère.
- ne te rappelle pas de ça.
Je ne pouvais pas ne pas penser à ce que sa mère me disait et voilà Dieu me donnait l'opportunité d'avoir un enfant. Peut-être que j'aurai enfin le respect.
- arrête de pleurer ma chérie tu risque d'avoir mal à la tête.
Je serrais babacar dans mes bras comme si je le retenais pour qu'il ne parte pas. Dieu sait bien faire les choses.
- babacar tu as consommé ton mariage?
Il me regardait sans rien dire. J'avais juste besoin de savoir.
- Omri?
- non. Tu n'as même pas remarqué que j'ai passé la nuit auprès de toi ?
- tu veux juste des problèmes avec ta mère.
- elle m'a déjà engueulé à l'aube quand je revenais de la mosquée. Youma je ne peux pas la toucher, je ne sais pas feindre des sentiments que je n'ai pas.
- écoute moi tu as appris le coran et tu connais tes devoirs envers ton épouse. Tu la déjà épousais y'a pas de retour possible. Je sais que tu es capable de gérer deux épouses. Tu es responsable. Même si tu l'aimes pas tu as des devoirs envers elle comme tu les as envers moi. Je te soutiendrai toujours qu'importe tes choix tout ce que je veux c'est que tu n'oublie pas que nous aussi on est ta famille. Moi et cet enfant qui sommeille en moi.
- oublier? Tu es folle ma chérie.
- toute ma famille est folle. Tu as parlé a mon père de ton mariage ?
- je le lui avais dit après les menaces de ma mère. Il m'a conseillé de faire ce que ma mère m'impose.
Toujours impartial mon Père. À ce moment mon téléphone sonna. Je me suis dirigé vers le lit où je l'avais jeté en apprenant la nouvelle. C'était ma mere.
- allô. Youma Rayhan vient d'accoucher on est à la clinique de Mme Diagne.
Alhamdoulilah. Avec mes problèmes je l'avais même oublié.
- Rayhan a accouché mon amour je vais y aller.
- on y va ensemble.
Je me suis habillé en vitesse puis on est sorti de la chambre ensemble.
- babacar soh la nala( babacar j'ai besoin de toi).. Dit sa mère.
- attend qu'on revienne.
- je ne peux pas attendre.
J'ai fait signe à babacar de rester. En route je m'arrêtais pas de toucher mon ventre. Au moment où je m'y attendais point. Allah est le détenteur des pouvoirs.
J'ai vite trouvé la chambre qu'on m'avait indiqué. J'ai retrouvé dans la chambre Tidiane Alioune et ma mère. Sans oublier la nouvelle mère et le bébé.
- donne moi le bébé.
- tu salue pas? Questionna Tidiane.
Je ne lui répondis pas et j'ai pris l'enfant des bras de sa mère.
- oh c'est une fille. Elle est mignonne mon Dieu.
Elle était trop claire et trop petite. Je ne pouvais savoir à qui elle ressemblait mais son nez était sans aucun doute celui des barro.
- bientôt je vais tenir mon enfant comme ça.
- quoi ?
Je venais de penser tout haut.
- je suis enceinte.
Là ils ont oublié le bébé à l'instant d'un moment. Ils se sont tous mis à me féliciter. J'étais vraiment aux anges. Je me suis résolu de leur parler du mariage de babacar.
- babacar a pris une seconde épouse.
- QUOI ?
Et j'ai commencé à regretter. Ils étaient en colère.
- laissez-moi vous expliquer.
Ils se sont tu pour me laisser parler. Je leur ai expliqué le fond du problème et j'ai défendu mon mari comme je le pouvais.
- ne le défends pas, me dit Tidiane.
- il n'avait pas le choix
- on a toujours le choix, répondit Alioune, c'est un homme , un chef de famille, il aurait pu dire non à sa mère.
- Alioune c'est sa mère.
- babacar il se moque de qui? Il veut dire que c'est sa mère qui lui dicte ses décisions ?
- hey sa suffit, nous interrompit ma mère, babacar est un homme et il a droit à une autre femme. Moi aussi j'étais deuxième femme quand je me suis mariée avec votre père. Tout ce que vous devez retenir c'est que votre soeur est enceinte et elle a besoin de vous. Pas que vous lui montiez contre son mari.
Ils ne disaient rien mais y'a qu'à voir comment ils se comportaient pour savoir qu'ils étaient en colère. Babacar a qui j'avais envoyé l'adresse est venu. Les garçons étaient distants avec lui par contre ma mère n'a rien laissé voir.
Vu qu'il était venu en taxi babacar et moi on est rentré ensemble. Il était silencieux comme si quelque chose lui tracassait. J'ai attendu d'être à la maison pour lui demander.
- mon amour qu'y a-t-il ?
- je t'ai entendu tout à l'heure me défendre auprès de ta famille.
- je disais juste la vérité.
- tes frères ont raison. Je suis un homme je devrai pas laisser ma mère faire des choix à ma place.
- s'il te plaît ne prends pas en compte ce qu'ils ont dit. Ça me concerne et j'en fait pas un problème alors ils ne vont pas s'en faire. Et je voudrai te demander une chose.
- dis-moi.
- ma grossesse je ne veux pas que tu en parle à ta famille pour le moment. S'il te plaît.
- je ne comptais même pas leur dire. On a tout notre temps et pour le moment je veux être le seul qui vais profiter de vous deux.
- merci beaucoup mon cœur. Je respecterai les jours où tu ne sera de tour chez elle.
- oh m'en parle pas youma laisse-moi en profiter bb.
- alors profitons en.
On est resté dans la chambre jusqu'à l'heure du repas.
Et comme prévu il a passé la nuit avec sa nouvelle femme. J'ai mis du temps à dormir. J'étais en ligne avec Codou.
J'étais toujours sur ma tapis de prière quand j'entendis des cris de ma belle-mère. Il faisait franchement trop tôt pour crier. J'ai décidé d'aller voir. Et elle tenait un drap taché de sang qu'elle mettait en évidence. Elle était vraiment folle. Comment mettre en évidence comme ça l'intimité des gens ? J'en avais assez vu. Au moment où je me retournais mon regard est tombé sur celui de babacar qui venait de monter l'escalier. Vu son regard il avait tellement honte. Heureusement que je n'avais pas passé ici ma nuit de noce. Je haïssais cette coutume.
- tu t'es trompé de chambre ? Demandis-je à babacar qui venait de débarquer.
- je n'ai plus le droit d'entrer ici ?
- si mais tu devrais pas être ici.
- ma mère a envahi la chambre. Je suis passé avant d'aller à la mosquée tu dormais paisiblement.
- alors je ne rêvais pas. C'est toi qui te doucher?
- oui. J'ai pas de salle de bain dans l'autre chambre.
- hum faut en chercher.
- je rêve ou tu essaye de me virer de ma chambre?
- je ne veux pas de problèmes avec ta mère.
- OK de toute façon j'ai cours.
- hein ? Tu prends pas de congés ?
- non.
Il est finalement retourné dans la chambre de sa deuxième femme. Après il y avait un boucan infernal. Elles criaient, elles chantaient. J'ai préféré rester dans ma chambre. Mais dans cette maison c'était trop demander d'avoir la paix. Ma belle-mère est venu me dire de venir préparer le petit déjeuner.
- va apporter à Ngoné son petit déjeuner... Me dit ma belle-mère.
J'avais le choix? Non. J'ai toqué à la porte et quand elle a répondu suis entré. Elle était entrain de manipuler son téléphone. J'ai posé le plateau et je voulais ressortir quand elle se mit à simuler un appel prétendant qu'il parlait à babacar. C'était bidon car babacar ne répondait jamais au téléphone aux heures de cours.
- ndieunda lél yap gua togual Ngoné soupou( achète de la viande pour cuisiner de la soupe pour Ngoné... Dit ma belle-mère en me donnant l'argent des courses.
- c'est avec l'argent du repas que je vais cuisiner de la soupe pour elle?
- waw.
- excuse-moi mais je ne peux pas dire que je vais acheter du poulet pour le repas et pour le dîner mais aussi cuisiner de la soupe pour elle.
Elle ne répondit même pas. Elle a fait comme si elle ne m'avait pas entendu. Au marché j'ai fait comme je faisais chaque jour. J'ai ajouté de l'argent pour pouvoir avoir le nécessaire. Si je faisais cela c'était uniquement pour babacar. S'il n'acceptait pas mon aide je pourrai l'aider ainsi sans qu'il le sache.
J'aurai voulu faire beaucoup plus mais babacar était trop fier.
J'ai préparé du yassa comme déjeuner et marie m'a aidé. J'étais tellement absorbé par le repas que j'en ai oublié que je devais préparer la soupe pour la nouvelle mariée. Je savais que ma belle-mère allait me faire un scandale. Mais je n'avais vraiment pas envie de cuisiner pour madame.
- où est la soupe youma? Tu l'a apporté?
- j'ai pas cuisiné la soupe. La viande est dans le frigo. Il y'a des pommes de terres dans la cuisine et des carottes.
- yaw boul ma yep. Demal toguou soupe bi ci soube bâ Legui lekoul( te joue pas de moi va préparer la soupe depuis ce matin elle n'a pas mangé)
- d'accord je vais le faire.
J'allais le faire? Mais non c'était juste pour qu'elle partes. Dès qu'elle est partie, je me suis enfermé dans ma chambre. Elle pensait que j'allais vraiment le faire ?
Je ne suis ressorti de ma chambre que vers 17h et ce sont des cris qui m'ont accueillis. C'était limite si elle ne m'avait pas insulté. Elle m'a tout dit sauf ce qu'elle a oublié et je ne pense pas qu'elle aie oublié quelques choses. .
- Yaw Dagua sohor hamgua né ndawou Ngoné diaroul siki saka wayé Yaw sa boss kene guissouko( tu es méchante. Tu sais que la virginité de Ngoné n'est plus sujet de discussion alors que la tienne personne ne l'a vu)...me balance t-elle en pleine figure.
- merci.
C'était tout ce que j'ai pu dire. J'avais décidé de ne pas prendre ses mots en compte.
Quand elle a vu babacar elle avait commencé à changer la donne.
- je savais que tu m'aimais pas. Babacar tu as emmené dans ma maison le diable.
- maman c'est quoi le problème? Demanda babacar.
- ta femme refuse de cuisiner pour Ngoné et elle se permet de mal me parler. Elle ne me considère pas.
- arrête toi aussi tout ceci parce-qu'elle a refusé de cuisiner.
- babacar c'est fini elle t'a détourné.
La dame elle c'est mise à pleurer de chaudes larmes. Mon Dieu comment une personne peut-être si fausse? Pourtant Noguaye était là mais elle ne disait rien. J'étais sidéré.
J'ai dû me retirer pour ne plus l'entendre. Babacar ne méritait pas vraiment une mère pareille.
(...)
- youma je risque d'y aller et te laisser je dois être là-bas avant 09h.
- j'ai presque fini.
- tu me dis ça depuis une demi-heure.
On devait aller au baptême de Rayhan et il n'arrêtait pas de me hâter.
- suis prête on y va.
Il passa un moment à me regarder de haut en bas.
- tu n'avais pas dit que tu devais être là-bas avant 9h? On y va.
- heu tu es superbe.
- merci.
Il passa dire à sa mère qu'on allait chez moi. C'était mieux car depuis l'incident de la soupe j'ai commencé à avoir peur d'elle. Elle mentait avec aplomb sans scrupules. Elle n'arrêtait pas de m'étonner et de me surprendre. Ngoné profitait de son nouveau statut et était même devenu la belle-fille parfaite. Toujours avec la belle-mère entrain de faire des messes basses.
Chez mon père il y avait plusieurs hommes. Babacar s'est installé avec eux et je suis montée rejoindre ma mère car on m'attendait pour raser le bébé. Après l'avoir rasée je l'ai donnée à mon père.
- l'enfant portera le nom de youma Aissata barro...déclara mon père.
- quoi? Elle s'appelle comme moi ? Alioune...
Je ne pouvais plus me retenir de pleurer. Il venait de donner mon nom à sa première fille. Je ne pouvais juste pas le croire. Mon père m'a donné le bébé et je tremblais de tout mon corps. Babacar a pris mon homonyme et Alioune m'a pris dans ses bras.
- tu es la meilleure sœur au monde youma, me chuchota Alioune, je t'aime énormément. J'ai donné ton nom à ma fille car je veux qu'elle te ressemble qu'elle soit aussi, pieuse, gentille, humble que toi..
- arrête tu vas me faire pleurer Alioune.
- mais non je le pense vraiment.
Je ne pouvais plus me retenir. Ce que Alioune a fait m'avait vraiment touché. Ma mère a fini par m'emmener dans sa chambre.
- moi même il m'a surpris, me dit ma mère, il y'a quelque chose qui vous lie et j'espère que ça ne va jamais se briser.
- tu te rends compte maman il pouvait l'appeler comme toi ou ma tante ou même grand-mère mais moi.
- tu n'es pas n'importe qui , Tu es sa soeur. Et arrête de pleurer regarde ton visage. Viens je vais essuyer ces larmes.
Elle prit un mouchoir et la passa sur mon visage.
- et ta grossesse tout va bien ?
- oui oui.
- j'aimerai que ce soit Mme Diagne qui te suis.
- d'accord maman. J'arrive toujours pas à y croire avec la surprise d'alioune.
- tu aura beaucoup de boulots. L'enfant de Alioune et Rayhan ne sera pas facile à gérer. J'ai une chose pour toi. Un travail.
- travail ?
- oui comme traductrice et interprète pour une entreprise.
- mais maman tu sais que je n'ai rien pour prouver que j'ai fait des études.
- ton père a appelé en Turquie il a réussit à avoir une recommandation verbale du directeur de ton ancien école. Bien-sûr c'est pas tout à fait gagné donc tu sera juste à l'essai durant un mois si ton travail est bien fait on te paie et vous signez le contrat.
- c'est vrai ?
- mais oui et parfois tu pourra travaille chez toi. Tu sera juste un agent de liaison entre eux et des investisseurs. J'espère que ton arabe est toujours bon.
- oui. Mais il faut que j'en parle à mon mari.
- bien-sûr
Après cela j'ai pris mon père à l'écart pour lui remercier.
- entre père et fille le mot merci n'a pas sa place. Je ne fais que mon devoir. Et toi tu vas bien et ta grossesse?
- maman t'a dis ?
- quoi ?
- que je suis enceinte ?
- prends soin de toi et des bébés. Tout ira bien.
- les bébés ?
Il souria et changea de sujet. Il venait de dire " des bébés ". Je ne comprenais pas ce qu'il voulait me dire.
J'ai pu voir toute la famille. Cela faisait longtemps qu'on était pas tous au même endroit.
Une fois à la maison j'ai parlé à babacar du travail que ma mère m'avait proposé et il n'avait pas trouvé d'inconvénients. Et vu que Mme Ngoné a commencé à cuisiner ça devrait pas être un problème. Mais fallait quand-même que je lui en parle. Alors après le dîner je me suis fais invité dans sa chambre.
- maman j'ai un travail. Je voulais te le dire avant de commencer.
- Yaw loy doyé liguey? sa dieucoeur diokhoula lep Li gua sohla( que vas tu faire avec un travail ? Ton mari ne te donne pas tout ce que tu veux.)
- je travail pour moi maman et ce n'est pas une question de besoins.
- so liguéyi wé kou lay togual agne?( si tu travailles qui va cuisiner le repas quand ce sera ton tour?).
- Ngoné est là et Soukeyna aussi moi je vais cuisiner les week-ends.
- youma tes deux jours de cuisine tu vas t'en occuper et c'est tout.
- OK je vais trouver une bonne et elle va cuisiner pour moi et s'occuper des jours où c'est à moi de faire le ménage.
- si tu trouve une bonne elle pourra faire tout le travail.
Je ne l'ai même pas répondu. Je n'avais plus rien à dire de toute façon. Je ne vais plus me fatiguer à essayer de me convaincre qu'elle était une bonne personne.
Le lendemain j'ai appelé la fille qui s'occupait de mon linge et elle m'a mis en liaison avec une fille qui n'habitait pas loin. On s'est vu et elle a accepté de travailler pour moi. J'ai été claire elle devait cuisiner deux fois par semaines et le ménage aussi deux fois par semaine.
(...)
Maman m'a obtenu un rendez-vous avec docteur Diagne et a 10h babacar m'a retrouvé là-bas.
Elle nous a tout de suite reçu et après les questions elle m'a installé sur le lit.
Babacar était tout le temps entrain de me sourire et il me tenait la main.
- je vois deux êtres qui bougent en vous... Me dit-elle.
- comment?
- vous attendez des jumeaux. Regardez.
Elle a dit jumeaux? Elle a tourné l'écran et oui c'était vrai. Je vais avoir des jumeaux comme ma mère.
Décidément Dieu me réserve beaucoup de surprise dans ce ménage.