CHAPITRE XVoyage au navire. — La machine infernale. — Nous parvenons enfin à nous rendre maîtres de la pinasse. — Le jardin potager planté à mon insu par ma femme et le petit François. — Nous célébrons le troisième dimanche depuis notre naufrage. — Je fais à mes enfants une fronde comme celle dont se servent les Patagons. — L’outarde. — Le crabe et les noix de coco. — L’yguane ou iguana. — Les goyaves. J’étais décidé à retourner au navire ; je voulais emmener avec moi toute ma famille, car le concours de nos forces était nécessaire pour enlever la pinasse. Il me fut impossible de décider ma femme à venir en mer ; je la laissai donc avec le petit François, et je partis en compagnie de mes trois autres fils, après avoir promis de revenir le soir même ; nous emportions une provision de pomme


