Ces détails intéressèrent mes enfants ; et, à leur prière, je dus sur-le-champ faire l’essai de mon invention. Je choisis pour but un tronc de jeune arbre, que j’entourai très-bien avec ma fronde. Fritz s’en servit avec beaucoup d’adresse. Les autres s’exercèrent à leur tour, mais avec moins de succès ; du reste, il n’est pas étonnant que Fritz l’emportât sur eux : il avait quelques années de plus et une intelligence plus développée ; même dans les exercices du corps, l’intelligence est d’un grand secours. Le lendemain, à mon lever, je vis, du haut de notre château aérien, qu’il y avait tempête en mer ; je résolus donc de rester à terre et me mis aux ordres de ma femme pour tout ce qu’elle jugerait bon de commander. Après m’avoir montré une grande quantité de grives et d’ortolans pris aux


