Quelques jours après, Ernest revint d’une promenade avec quelques fleurs et des feuilles longues, pointues et épineuses, qu’il donna au petit François ; celui-ci, après s’être amusé avec, les jeta de côté ; j’en ramassai par hasard une ou deux, déjà desséchées et flétries, et je m’aperçus avec surprise qu’elles étaient souples comme des rubans. Je fis part immédiatement de cette découverte à notre ménagère, qui déjà se plaignait de n’avoir plus de fil pour raccommoder nos vêtements en lambeaux. Ces feuilles, que je reconnaissais pour une espèce de lin vivace, appelé phormium devaient lui fournir une filasse longue et flexible. Une heure après mon heureuse découverte, Fritz et Ernest, qui m’avaient entendu l’annoncer à leur mère, partirent, l’un sur l’onagre, l’autre sur le buffle ; ils rev


