LE PORTIQUE DES MÉMOIRESJOSÉ LENZINI C’était un jour d’été. En compagnie de quelques amis, il s’était rendu à l’invitation d’une riche famille désireuse de connaître celui que tous considéraient comme le plus grand des poètes et des visionnaires du pays. Alors qu’ils étaient au terme de leur déplacement, il ressentit un profond malaise comme il lui arrivait d’en avoir fréquemment. C’était comme une prémonition. Pire encore: la perception diffuse de la mort. Son équipage s’était un peu cabré devant le grand portail qui fermait un mur d’enceinte inexpugnable. Fallait-il y voir un signe? Il en était convaincu et, tellement perturbé, il faillit perdre l’équilibre et s’affaler de tout son long quand il mit pied à terre. Je savais que j’éprouverais cette même sensation en revenant ici. Révére


