CCLXXXVIIIe nuit

1550 Mots

CCLXXXVIIIe nuit Sire, comme le kalife avait dans son déguisement un air grave et respectable, Abou Hassan, qui le croyait marchand de Moussoul, se leva de l’endroit où il était assis ; et après l’avoir salué d’un air gracieux et lui avoir baisé la main : « Seigneur, lui dit-il, je vous félicite de votre heureuse arrivée ; je vous supplie de me faire l’honneur de venir souper avec moi, et de passer cette nuit en ma maison, pour tâcher de vous remettre de la fatigue de votre voyage. » Et afin de l’obliger davantage à ne lui pas refuser la grâce qu’il lui demandait, il lui expliqua en peu de mots la coutume qu’il s’était faite de recevoir chez lui chaque jour, autant qu’il lui serait possible, et pour une nuit seulement, le premier étranger qui se présenterait à lui. Le Kalife trouva quelq

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