CCLXXXIXe nuit

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CCLXXXIXe nuit Sire, à ces offres du kalife, qu’Abou Hassan ne prenait toujours pour un marchand : « Mon bon seigneur, reprit Abou Hassan, je suis très persuadé que ce n’est point par compliment que vous me faites des avances si généreuses. Mais, foi d’honnête homme, je puis vous assurer que je n’ai ni chagrin, ni affaires, ni désir, et que je ne demande rien à personne. Je n’ai pas la moindre ambition, comme je vous l’ai déjà dit, et je suis très content de mon sort. Ainsi, je n’ai qu’à vous remercier, non seulement de vos offres si obligeantes, mais même de la complaisance que vous avez eue de me faire l’honneur de venir prendre un méchant repas chez moi. Je vous dirai, néanmoins, poursuivit Abou Hassan, qu’une seule chose me fait de la peine, sans pourtant qu’elle aille jusqu’à trouble

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