CCLXXVe nuit

2368 Mots

CCLXXVe nuit Sire, le lendemain, Haroun Alraschild donna ordre au grand vizir de faire publier par toutes les villes de ses états qu’il pardonnait à Ganem, fils d’Abou Aibou ; mais cette publication fut inutile : car il se passa un temps considérable sans qu’on entendît parler de ce jeune marchand. Tourmente crut que sans doute il n’avait pu survivre à la douleur de l’avoir perdue. Une affreuse inquiétude s’empara de son esprit ; mais comme l’espérance est la dernière chose qui abandonne les amants, elle supplia le kalife de lui permettre de faire elle-même la recherche de Ganem ; ce qui lui ayant été accordé, elle prit une bourse de mille pièces d’or qu’elle tira de sa cassette, et sortit un matin du palais montée sur une mule des écuries du kalife, très richement enharnachée. Deux eunuq

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