CCLVIe nuit « Il n’est pas à propos, reprit le roi Saleh, que le roi, mon neveu, ait si tôt connaissance de ce que j’ai à vous dire. L’amour, comme vous le savez, se prend quelquefois par l’oreille, et il n’est pas nécessaire qu’il aime de cette manière celle que j’ai à vous nommer. En effet, je vois de grandes difficultés à surmonter, non pas du côté de la princesse, comme je l’espère, mais du côté du roi, son père. Je n’ai qu’à vous nommer la princesse Giauhare et le roi de Samandal. » « Que dites-vous, mon frère ? repartit la reine Gulnare ; la princesse Giauhare n’est-elle pas encore mariée ? Je me souviens de l’avoir vue peu de temps avant que je me séparasse d’avec vous ; elle avait environ dix-huit mois, et dès lors elle était d’une beauté surprenante ; il faut qu’elle soit aujour


