CCXLIIe nuit Sire, le remède parut extrêmement dur à Noureddin ; mais qu’eût-il pu faire dans la position où il était ? Il vendit premièrement ses esclaves, bouches alors inutiles qui lui eussent fait une dépense beaucoup au-delà de ce qu’il était en état de supporter. Il vécut quelque temps sur l’argent qu’il en fit, et, lorsqu’il vint à manquer, il fit porter ses meubles à la place publique, ou ils furent vendus beaucoup au-dessous de leur juste valeur quoiqu’il y en eût de très précieux qui avaient coûté des sommes immenses. Cela le fit subsister un long espace de temps ; mais enfin ce secours manqua, et il ne lui restait plus de quoi faire d’autre argent. Il en témoigna l’excès de sa douleur à la Belle Persane. Noureddin ne s’attendait pas à la réponse que lui fit cette sage personne


